House of Slaughter – Tome 1

House of Slaughter

Les fans de Something is Killing the Children seront ravis de la sortie du Tome Un de House of Slaughter : La marque du Boucher. Pour ma part [et honte à moi] je n’ai toujours pas lu la série mère, pourtant excellemment chroniquée sur notre blog. J’ai donc abordé ce volume avec un œil neuf.

La maison du Massacre forme des chasseurs de monstres dès leur enfance. Il y a d’un côté les masques noirs et de l’autre les masques blancs, familles antagonistes cherchant sans cesse à se surpasser l’une-l’autre. Aaron est l’un des rares masques noirs, servant de soufre-douleur aux masques blancs. Un jour, sa tutrice lui impose de partager sa chambre avec Jace, transfuge et dernier survivant de la maison Boucher. Un masque blanc. Au-delà de l’hérésie de mélanger les masques noirs et blancs, les deux adolescents vont apprendre à s’apprécier.

James Tynion IV et Tate Brombal partent sur le plus classique de tous les plus classiques des pitchs : les maisons rivales, les deux rivaux qui commencent à s’apprécier, etc. Ça ratisse large, de Harry Potter à Roméo et Juliette. Car oui, je spoile à mort : les ados vont tomber amoureux l’un de l’autre, sauf que l’un écoutera ses sentiments et l’autre la raison. Ou du moins ce qu’il justifie comme tel. Dans le développement des personnages, c’est quand même un peu poussif et l’utilisation de narration parallèle passé/présent au cours du récit ne sauve pas la tambouille. C’est pas une torture à lire, mais je ne trouve pas que ça révolutionne le genre. Même les monstres que combattent les chasseurs font pâle figure face à ce que peuvent nous proposer certaines productions.

Au dessin, Chris Shehan assure le job avec des couleurs de Miquel Muerto. Shehan use et abuse des doubles-pages en lecture linéaire. Effectivement, pour expliquer les choses, en termes de mise en page, c’est ce qu’il y a de mieux. Sauf que là, il y en a à foison et on se dit que c’est le seul moyen qu’a trouvé le dessinateur pour nous faire ingurgiter l’histoire. Carton rouge, pour le coup, car ça plombe le récit. Ce qui est assez dommage, Shehan ayant un trait ma foi assez agréable, avec une bonne maîtrise des perspectives et des cadrages. Un récit dans un monde urbain ouvert lui serait très certainement adapté. Si les couleurs de Muerto sur les personnages sont correctes, attention à la rétine sur les fonds de cases vierges, ou sur les séquences avec des monstres. Ça pique les yeux, les couleurs étant trop criardes, atténuant de ce fait l’aspect horrifique.

Au final, pour le nouveau lecteur, ce volume se lit sans trop de mal mais sans jamais le faire vibrer. Histoire et dessins sont trop consensuels pour pouvoir inscrire cette série dans un quelconque palmarès. À voir ce qu’en pensent les fidèles de la série mère.


  • Titre : House of Slaughter Tome 1 : La marque du Boucher
  • Genre : Contrebande
  • Editeur : Urban Comics
  • Langue : Français
  • ISBN-13:9791026826194
  • Prix : 10€

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