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Ghost of Yōtei

Posted on 28 octobre 202528 octobre 2025 by FabB

Ghost of Yōtei – Une histoire d’héritage

Difficile d’être le second, d’autant plus lorsqu’on parle de jeu vidéo. Tout va vite, et si les nouveautés ne sont pas là, on classe trop rapidement une suite ou un second volet de jeu “1.5”. Pourtant, parfois — notamment avec Ghost of Yōtei  — ce n’est ni un 2, ni une suite directe, et absolument pas un 1.5.

Ghost of Yōtei est, à ce que son histoire nous propose, un héritage. L’héritage du savoir-faire acquis sur Ghost of Tsushima, le tout assimilé, adapté et remodelé pour en garder les forces tout en améliorant les faiblesses. Mais loin de se contenter de cela, Ghost of Yōtei nous invite à quelque chose de nouveau, quelque chose qui nous prend et nous offre une évasion unique en son genre.

Ghost of Yōtei se trouve à une jonction particulière du médium. À mes yeux, on flirte réellement avec la cinématographie, au sens propre du terme : plans larges, musique d’ambiance, panoramas et mise en scène artistique, que ce soit dans les combats ou les cinématiques. Tous les codes sont présents, et j’ai souvent eu cette réflexion : “On dirait un Tarantino ! Oh, et là, on se croirait dans un western.”

Tous les codes du genre sont proposés et adaptés à cet univers de Japon fantasmé. C’est donc Atsu, notre héroïne, que l’on va suivre pendant notre aventure. Atsu a vécu le pire : elle a tout perdu — père, mère, frère… et la vie. Du moins, c’est ce que Saito, seigneur autoproclamé d’Ezo, pense. Très vite, manette en main, on apprend que Saito a créé un groupe de soldats d’élite, les Six de Yōtei, qui font régner la terreur et sont la cause des malheurs d’Atsu. Vous l’avez compris, Ghost of Yōtei est une histoire de vengeance. C’est donc à vous de mener cette quête à bien.

Si le pitch de l’histoire est classique, il a le mérite d’être efficace. Si vous vous en tenez à l’histoire principale, une quarantaine d’heures vous mènera à sa conclusion… sauf que vous n’irez jamais au bout en 40 h. Pourquoi ?
À cause de la proposition du studio Sucker Punch dans son ensemble. Ce jeu est organique, vivant, et vous invite de manière parfaitement naturelle à explorer, découvrir, vous promener — d’un bain chaud à un sanctuaire perché sur une falaise, en passant par un pilier du défunt où vous trouverez un sabre.

La formule de Ghost of Tsushima reste sensiblement la même, sauf qu’on la ressent moins, car le monde vit : on croise des gens, commerçants, ronin, amis. On s’arrête, on parle, on mange, on joue de la musique — et ici, la musique a une importance capitale. Elle fait partie de cet héritage, que ce soit celui d’Atsu ou de la vision occidentale du Japon.

Ce que Sucker Punch a fait en reprenant ce qui a fonctionné dans Tsushima est malin : le studio y a ajouté de la vie et de nouvelles petites choses, comme le lien avec les loups, en filiation directe avec l’histoire. C’est d’ailleurs ce qui fait tout le sel des activités annexes de Ghost of Yōtei.

On ajoute à cela les primes, et on se retrouve avec une pléthore de quêtes annexes qui, si elles peuvent sembler redondantes, apportent selon moi une consistance à cet univers — un peu à la The Witcher ou Red Dead. Certaines quêtes sont au long cours, et on retrouve les personnages dans les différentes régions du jeu, toutes magnifiques, avec leurs biomes, animations et environnements uniques.

Découvrir est le cœur même du jeu : les couleurs sont incroyables, l’ambiance tout autant.

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Riche de son univers et de son aventure, le jeu reprend les codes de Ghost of Tsushima mais apporte une fraîcheur nouvelle. Les passages rigides du premier opus sont ici mieux maîtrisés, les armes évoluent, et le fait d’avoir un sensei pour apprendre le b.a.-ba d’une arme est bien plus organique qu’un simple pavé de texte.

Autre point fort : il n’y a aucune indication intrusive — tout passe par le système du vent pour vous guider. Votre œil devient votre seul repère. De la brise de feuilles jaunes près d’un sanctuaire à l’érable rouge proche d’un bain chaud, ou encore au hurlement d’un loup annonçant une tanière, tout est fait pour vous inviter à la curiosité.

L’escalade aussi a été assouplie : sans atteindre le niveau de Breath of the Wild, elle est désormais intégrée intelligemment. Pas de marques jaunes artificielles — ici, on grimpe sur des rebords de falaise couverts de fientes d’oiseaux. C’est détail, mais génialement pensé.

Bref, Ghost of Yōtei, c’est une aventure touchante. Bien que le scénario soit classique, il n’en est pas moins intéressant et riche dans la construction des personnages. Il développe leurs relations, souvent touchantes, et l’évolution de chacun apporte un réel attachement.

Les révélations liées à la thématique de l’héritage marquent profondément : ce qu’Atsu a vécu, ce qu’elle vivra, et les personnages qu’elle rencontrera la feront évoluer. Mais jusqu’à quel point ?
Pourrait-elle abandonner sa quête de vengeance ? À vous de le découvrir.

Quoi qu’il en soit, Ghost of Yōtei est le genre de jeu obsessionnel. Pas un jour depuis que je l’ai lancé sans avoir envie d’explorer Yōtei— et c’est rare. Ceux qui connaissent mon amour pour Horizon le savent : je mets Ghost of Yōtei au même niveau.

Sur le plan artistique, c’est un chef-d’œuvre : graphismes somptueux, paysages sublimes, rivières, ciels mouvants. Et que dire des déplacements à cheval ! Le côté cinéma prend tout son sens. Ajoutez à cela le mode Watanabe et ses musiques lo-fi, et vous ne décrocherez plus.

Quelques options permettent d’ajouter un peu d’hémoglobine ou de boue, mais ce n’est pas essentiel. En revanche, le mode Kurosawa est de retour, et c’est incroyable. Difficile de choisir entre couleur et noir et blanc — l’ambiance change totalement et offre presque une nouvelle aventure.
C’est du grand cinéma.

Enfin, vous l’aurez compris : Ghost of Yōtei, sorti en octobre 2025, fait une entrée fracassante dans mes jeux favoris sur PlayStation. C’est du lourd, et à l’heure où j’écris ces lignes, il ne me reste plus qu’à terminer la dernière mission… chose que je ne ferai pas tout de suite, car j’ai encore tant à découvrir, et je ne suis pas prêt à lui dire au revoir.

 


  • Titre : Ghost of  Yōtei
  • Plateforme : Playstation 5
  • Éditeur ‏ : Team Ninja
  • Langue ‏ : ‎ Français (multi)

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Category: Jeux Vidéo

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3/85 : Mars 1993 Goku arrive au pied de la Montagn 3/85 : Mars 1993
Goku arrive au pied de la Montagne de Feu du féroce Gyumao ! Il va devoir éteindre l’incendie ! Mais comme d’habitude, Tortue Géniale a fait n’importe quoi avec ses objets légendaires… Il va donc devoir l’éteindre lui-même ! C’est dans ce tome que, tout comme Goku, nous lecteurs découvrons le Kamehameha !

#dragonball #kiosque #dbz #sangoku
2/85 : Février 1993 Goku et Bulma continuent leur 2/85 : Février 1993
Goku et Bulma continuent leur périple, et ce tome va les mener à la rencontre d’Oolong, Plume, Yamcha, mais aussi du gardien de la Montagne de Feu, le féroce Gyumao !

Goku fera également la connaissance de Chichi !

Pensées pour Akira Toriyama, qui nous a quittés un 1er mars. Et à bientôt pour le tome 3, puisque je l’ai annoncé ! Mais en vrai, qui lit encore les descriptions…

#dragonball #kiosque #dbz #sangoku
Février 1993, je découvrais pour la première fois Février 1993, je découvrais pour la première fois Dragon Ball au format manga. Loin des tomes de la Perfect Edition que l’on connaît aujourd’hui, et pour les plus anciens, avant même la version pastel.
J’avais droit, toutes les deux semaines, à mon demi-tome disponible chez le marchand de journaux ou au tabac-presse.

Un format plus court, facile à emporter partout, mais pas exempt de défauts : sens de lecture inversé pour le transformer en format classique de BD, traduction plus que douteuse… Il n’en reste pas moins que, à mes yeux, ce sont les plus belles couvertures jamais proposées pour cette œuvre.

Au même rythme que lors de sa publication initiale, je vous partagerai chaque dimanche sur deux la couverture d’un tome.

Aujourd’hui, c’est le tome 1, dans lequel on fait la connaissance de Goku, de son histoire, mais aussi de Bulma, Tortue Géniale, et du début de ce qui deviendra l’une des plus grandes aventures de tous les temps.

#dragonball #kiosque #dbz #sangoku
Voilà bien longtemps que je n’avais rien posté ici Voilà bien longtemps que je n’avais rien posté ici, on va essayer d’être plus assidus et de proposer d’autres formats en plus du blog.

Pour relancer ici le Train de la Hype !
On va parler Train ! Avec Train de nuit dans la Voie lactée.

Première sortie du nouvel éditeur Morgen, si vous souhaitez savoir qui ils sont il y a déjà un million d’articles disponibles et qui font ça bien mieux que ce que je ne le ferai.

Ici on va se concentrer sur cette BD, du moins, cette œuvre. Si au premier regard ce titre a l’air poétique et tout doux, il n’en est rien, son cœur de sujet est lui bien plus sombre. Train de nuit va nous parler de Giovanni, un enfant pas vraiment populaire à l’école se faisant particulièrement prendre à partie, ce garçon subit plus qu’il ne vit, mais, à ses côtés, Campanella, son seul et unique ami lui fait garder le cap et lui apporte cette once de lumière.

Il faut dire que Giovanni, en plus des brimades, s’occupe de sa mère gravement malade, et doit malheureusement composer avec un père absent. Pas la Vie de rêve. Jusqu’au jour où, il s’assoupit dans l’herbe et part en voyage dans un train du cosmos ! Il embarque en compagnie de son ami Campanella, mais ce voyage ne sera pas ce qu’il y paraît, la douceur des couleurs et la poésie des mots ne sont ni plus ni moins qu’un doux enrobage pour traiter du deuil.

#chroniquescomics #bd #morgen #traindenuitdanslavoielactée 

La suite en commentaire ⬇️⬇️⬇️⬇️
Déjà 21 tomes pour cette série absolument sous-cot Déjà 21 tomes pour cette série absolument sous-cotée ! Avec son nouvel arc pleinement intégré au lore d’Astro Boy, Atom: The Beginning continue son bonhomme de chemin.

Plutôt axé sur l’action, ce tome met en avant Tobio et Ponta, qui poursuivent leur enquête à la suite des événements du tome précédent; notamment la tentative d’assassinat. Ils vont découvrir une secte, des robots, des alliés, de nouveaux ennemis, également d’ancien visage connus mais surtout un nouveau pas en direction d’Astro.

L’intrigue principale déroule bien, et l’auteur a le bon goût de ne pas s’éparpiller : l’intérêt grandit à chaque chapitre, et c’est toujours aussi bon. 

Le principal défaut de la série reste son manque de visibilité et ses délais de parution, mais sachant que nous sommes quasiment au même niveau que la publication japonaise, il est difficile de râler là-dessus !

#manga #atomthebeginning #chroniquescomics #astroboy #kana
Plongé dans le XIe siècle, ODR nous bouscule avec Plongé dans le XIe siècle, ODR nous bouscule avec son univers. Ultra réaliste, très dur, voire même brutal ! Rien n’est gratuit pour personne sauf si tu choisis le « bon » côté. Avec son atmosphère particulière, on sent particulièrement tous les us et coutumes de l’époque. Particulièrement bien retranscrites de par son récit, les auteurs réussissent à rendre palpable leur propos. C’est sobre mais efficace, à la limite du titre muet, tout passe par de la narration graphique et c’est extrêmement fluide, il y a évidemment quelques dialogues mais ni trop ni pas assez. C’est un juste équilibre parfaitement maîtrisé.

La palette de personnages est riche et intéressante, on apprend à les découvrir de manière organique avec des scènes quotidiennes ou juste des interactions entre eux. Évidemment, tout ça fonctionne parfaitement grâce à des dessins qui sont sincèrement incroyables.

Vrai coup de cœur de ce ODR, qui malgré un gros pavé, se laisse dévorer. Ma plus grosse crainte, c’est qu’au prochain tome ce soit la fin ! Et il va falloir la savourer, si c’est du même niveau que ce tome 1, c’est une série qui méritera une belle place dans ma bib.

#manga #review #chroniquescomics #instamanga #odr #kana
Difficile de passer à côté du potentiel lien entre Difficile de passer à côté du potentiel lien entre le canard le plus riche du monde et les bitcoincoins !

Forcément, la filiation semble naturelle, et la proposition d’une BD traitant le sujet dans l’univers de nos amis à plumes avait de quoi promettre monts et merveilles !

Le duo Jul et Kéramidas nous signe donc une nouvelle aventure de Picsou, toujours en quête de rester le canard le plus riche du monde.
Sauf que cette fois, il s’est fait doubler ! Par un inconnu sorti de nulle part, richissime grâce à la technologie 2.0 des internettes : les fameux bitcoincoins.

Ni une ni deux, notre canard préféré se lance à corps perdu dans cette nouvelle ruée vers l’or numérique, bien décidé à ne pas se faire plumer !

Si le pitch prête à sourire, il aborde plutôt bien les dérives que peuvent engendrer les cryptomonnaies. Cependant, n’attendez pas une grande réflexion sur le sujet (ni sur d’autres, d’ailleurs).

Jul glisse ici et là quelques références à la pop culture et à certains personnages des GAFAM réel, mais sans jamais trop creuser. Alors oui, ça reste un titre Picsou, mais quand même : tout va très vite ! De la mise en place de la situation aux Rapetou hackers de génie, en passant par les neveux influenceurs de l’extrême.
Je suis resté sur ma faim, car j’espérais quelque chose d’un peu plus fin.

Côté dessin, c’est Kéramidas. Soyons honnêtes : ce n’est pas mon Picsou préféré, mais ça passe. Par contre, je ne sais pas ce que Riri, Fifi et Loulou lui ont fait, mais visiblement il y a délit de faciès ! Les pauvres !

Picsou et les Bitcoincoins nous offre une aventure classique, bien dosée en modernité, mais il manque à mon goût ce petit « truc » qui fait la différence. Peut-être que quelques pages de plus auraient permis d’éviter certains raccourcis un peu frustrants.
Il n’en reste pas moins que l’effort sur le prix et la fabrication du livre en font un bel objet, agréable à lire.

Par contre, la sur-cover « collector »… c’est NON. Ça s’abîme, ça s’arrache, et surtout : ça ne sert à rien.
Écoutez Picsou : un sou est un sou !

#Picsou #Bitcoincoins #BD #Glenat
Je me suis toujours refusé à lire Akira, pour la s Je me suis toujours refusé à lire Akira, pour la simple et bonne raison que le film d’animation est un véritable point d’ancrage dans ma perception du médium manga au sens large. Dans ma vie, il y a eu un avant et un après Akira.

La qualité du film, de son animation, de sa mise en scène, de sa tension, et plus largement de sa réalisation, reste encore aujourd’hui, 37 ans après, un bijou. Intemporel, tant sur le plan technique que dans ses thématiques.

Mais bon, vous le savez : parfois, même les cons changent d’avis !
Je me suis donc senti pris d’une pulsion de découverte du manga Akira. J’ai le coffret depuis des années, mais c’était enfin le moment.

Je ne vais pas vous faire l’affront de vous dire de quoi parle Akira. Il faut le voir, le lire, le découvrir. Le VIVRE.

Six tomes incroyables de bout en bout, accompagnés d’un petit artbook qui vient conclure cette expérience.

Allez-y !

#akira #manga #glenat #otomo #chroniquescomics
La sortie d’un tome de Slam Dunk, c’est toujours, La sortie d’un tome de Slam Dunk, c’est toujours, comme le dit si bien @librairiebd16, le petit bonbon qui fait plaisir !

Avec ce tome 11, la règle ne change pas : Slam Dunk trouve son rythme et bascule pleinement dans le basket.

Inoue affine sa plume, Sakuragi son jeu… Rukawa, lui, non, lui tssss !
On apprend à connaître les forces et les faiblesses de chaque joueur, et leurs adversaires apportent également dureté et défis, que ce soit dans le jeu ou mentalement.

Je profite de cette réédition au format Deluxe, avec papier glacé et compagnie, pour faire ma relecture — et je ne boude pas mon plaisir.

C’est aussi, à chaque tome, l’occasion de penser à la chance que j’ai eue de voir mon petit essai sur l’univers de Slam Dunk prendre vie grâce au soutien de tous les contributeurs ! Cela donne à cette relecture un sentiment particulièrement agréable.

Encore merci à toutes et à tous ! 🏀🏀

#slamdunk #kana #inoue #basket #NBA #SAKURAGI #onoubliepaslaregledubasketbrzscasserpasdepanier
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