Cult of The Lamb – Woolhaven
Rappelez-vous, il y a quelques années, je vous parlais de Cult of the Lamb, petit jeu indé dont j’ai eu un énorme coup de cœur !
Et bien depuis le 22 janvier dernier, un très gros DLC (mais moins gros que mon amour pour ce jeu) est sorti.
Au programme : des agneaux, des fidèles, des monstres, des sacrifices et l’hiver ! C’est donc après 3 ans de mises à jour gratuites que Cult of the Lamb se voit doté d’un DLC cette fois-ci payant mais bien plus ambitieux ! J’ai nommé Woolhaven.
Plus qu’une simple extension, il s’agit ici d’une toute nouvelle expérience, parfois même à la limite d’une suite tant sur la proposition scénaristique que sur les mécaniques de jeu. Si vous croyez avoir dompté votre troupeau et vous galvaniser de la foi de vos fidèles et martyrisé Martine parce que vraiment c’est l’agneau le plus relou du troupeau, c’est raté !
Winter is Coming !
Et oui, la neige est là et votre petit camp n’y coupera pas ! Tout juste après l’ouverture d’un passage montagneux, on y découvre un village dévasté et une nouvelle divinité : Yngya.
Immédiatement, la déesse va reconnaître l’agneau comme l’un des siens et va devenir le cœur de notre future progression. En twistant un tout petit peu ce qu’on faisait dans Cult of the Lamb, on va devoir partir explorer la montagne et retrouver les âmes égarées pour redonner vie au village.
La puissance, mais à quel prix !
Mais attention ! Car oui, l’hiver est terrible et à chaque fois qu’une étape importante sera franchie, l’hiver sera plus rude ! Donc plus Yngya gagne en puissance, plus l’hiver se renforce également. Une particularité à intégrer aux mécaniques de jeu qui ne vous laissera pas sans serrer les fesses !
Ce changement de jouabilité accompagne un scénario qui est lui aussi twisté ! Notre antagoniste est Marchosias, un loup anti-religion, qui voit la situation comme le retour d’un tyran voulant à nouveau asservir les siens après la chute des entités qu’on a croisées dans Cult of the Lamb. Bien évidemment, tout n’est pas blanc comme neige ou noir comme désespoir, nous allons être confrontés à nos dilemmes moraux et Cult of the Lamb Woolhaven joue avec perfection du 4ème mur. J’ai adoré !
Mais si ce DLC est chouette et redynamise nos parties de jeu, c’est en partie grâce à de nouveaux éléments essentiels à l’hiver, à savoir la gestion du froid et de ses conséquences !
Outre l’ajout de la neige, c’est surtout un cycle de saisons qui fait son apparition, et la neige et le gel deviennent mortels pour nos adeptes. Oh Martine, tu n’as pas de couverture ? Quel dommage…
Cet ajout s’accompagne de la chaudière qui est une sorte de jauge thermique qui s’ajoute à la faim et la foi, comme si c’était déjà pas assez compliqué de gérer les deux premières ! Il faut gérer les ressources de charbon, et pour ce faire explorer les nouvelles zones, qui poussent à l’augmentation de la puissance et celle de l’hiver. Vous la voyez la boucle infernale de l’enfer de l’hiver ???
Qui dit hiver dit survie ! Et oui, il faut manger, et bien évidemment nos petites cultures de nourriture n’aiment pas particulièrement l’hiver. Il va donc falloir ajouter une gestion des stocks drastique si on veut passer l’hiver et si Martine ne va pas mourir de froid et de faim… vraiment ce serait triste pour Martine…
D’ailleurs c’est toujours Martine la plus pénible. Il fait froid oui, c’est l’hiver, et plus il fait froid plus Martine, elle râle ! Pourquoi elle râle ? Parce qu’elle a froid, parce qu’on ne s’est pas occupé des bâtiments et que l’isolation à 1 euro n’a pas été efficace. Alors Martine, elle va aller raconter des bêtises aux autres fidèles et mettre leur foi à rude épreuve !
Franchement Martine, elle passera pas l’hiver !
Parce que oui, pour éviter le froid, le jeu nous propose diverses solutions : l’élevage, pour la laine ou la nourriture pour les plus horribles d’entre nous (alors qu’on peut manger Martine… vraiment). On pourra confectionner des tenues pour nos fidèles, améliorer nos rituels et prendre soin de nos constructions pour que la foi reste inébranlable ! Mais soyez prévenus : le jeu peut être aussi rude que le froid !
Si Cult of the Lamb proposait un monde mignon mais violent, son extension tend à l’horrifique avec une ambiance plus sombre et plus organique avec, pour notre plus grand plaisir, deux nouvelles zones de montagne, avec des sommets enneigés et le cœur de la montagne. Avec ces deux zones s’accompagne un nouveau bestiaire et un univers bien bien sale : entre chair et organes, la pétréfaction est reine…
Mais si au premier abord c’est bien dégueu, cette zone particulière introduit de nouveaux « adeptes », des Purifiés, extrêmement dévoués, mais à la durée de vie ridiculement courte. Il faudra donc savoir les exploiter à leur plein potentiel avant la date d’expiration. Mais un autre chemin s’offre peut-être à vous avec ce nouvel adepte : serez-vous le tyran ou le sauveur ? Je vous laisse à votre conscience.
Pour 17 euros, le DLC Woolhaven apporte son lot de nouveautés. Bien que moins « ouvert » que le jeu de base, il permet de diversifier le plaisir et de revenir dans un univers qui pourrait sur la longueur avoir des redondances. Ici on est dans une structure plus dirigiste et guidée, mais il apporte à mon sens un petit coup de frais généreux en contenu et plutôt addictif mêlant survie, horreur et dilemme éthique (même si en vrai, Martine va y passer !). Ce DLC est un incontournable si comme moi vous avez adoré le jeu de base.

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