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Chroniques Comics

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Akiléos, l’interview !

Posted on 17 juin 20179 juin 2017 by FabB

Chroniques Comics : Bonjour, pouvez-vous vous présenter ?

Akiléos : Bonjour, je m’appelle Emmanuel Bouteille et je suis le co-fondateur des éditions Akileos

CC : Comment sont nées les Éditions Akileos ? Et comment s’est formée l’équipe ?

Akiléos : Le projet est né d’une rencontre avec mon associé Richard Saint-Martin il y a maintenant 20 ans, en stage chez un jeune éditeur à l’époque (indice : son logo est rouge comme nous mais c’est un triangle) Après des parcours communs et séparés en librairie (physiques ou en ligne) et chez des éditeurs, nous nous sommes lancés dans l’aventure en janvier 2003. Nous sommes accompagnés depuis 5 ans de Diane Roy qui nous aide dans la partie éditoriale et de Matthieu Riou depuis quelques mois pour la partie communication.

CC : Une question que je me pose depuis un petit moment : que représente votre logo ? Un rapport avec l’Égypte ? Une fausse idée de ma part sans doute ^^

Akiléos : C’est antique, mais grec : c’est un casque hoplite stylisé en rapport à notre nom (Achille en grec)

CC : Qu’elle est la ligne éditoriale chez Akileos ? On voit des comics, de la BD plus traditionnelle, en passant par des titres jeunesse, du manga ou du franco-belge. S’agit-il d’une volonté du marché ? Ou juste un plaisir d’éditeurs ?

Akiléos : C’est une volonté de diversité tout autant qu’un choix inconscient d’éditeur. Nous ne concevons notre métier qu’en gardant la liberté de publier les titres les plus divers possibles. Être « condamné » à rester dans un genre diminuerait grandement le plaisir d’éditer.

CC : Qu’elle est votre plus belle découverte dans vos titres ? Comment s’est-elle déroulée ?

Akiléos : Difficile à dire. Chaque projet a su nous séduire par différents aspects. On dirait un discours d’homme politique, je sais… Difficile de ne pas tomber dans le travers de se féliciter de ceux qui ont le mieux marché. Je vais aller à rebrousse-poil et vous citer de belles découvertes qui n’ont pas eu le succès mérité. En création française, je trouve que les ouvrages de Loïc Godart (Bang ! en 2 volumes et L’Oiseau chante comme le lui permet son bec) sont superbes. La série Strangehaven, de Gary Spencer Millidge est atypique et hypnotisante (elle devrait connaître une conclusion très bientôt. Dans les deux cas, ce sont deux rencontres particulièrement enrichissantes avec Loïc et Gary que je suis très fier d’avoir publiés.

CC : On se rend compte, comparé aux grosses écuries, que Akileos nous offre de belles éditions, des intégrales en noir et blanc comme récemment Herakles, des titres accessibles et pourtant, dans de beaux formats comme Giant Days. Quelle est votre politique là-dessus ? La qualité avant la quantité ?

Akiléos : L’attention porté à l’objet que représente le livre nous a toujours guidés. On apprend tous les jours à faire mieux. Je suis rarement pleinement satisfait, comme les auteurs, mais j’essaie, avec l’équipe et nos imprimeurs, de faire le meilleur travail possible.

CC : Est-ce une position volontaire par rapport à la concurrence ?

Akiléos : La concurrence joue forcément un rôle, particulièrement en France, pays amoureux des livres. Mais égoïstement, je crois que comme beaucoup de mes camarades éditeurs, j’aime les livres et j’essaie de le leur rendre en offrant aux lecteurs des objets qui me séduiraient moi-même en tant que lecteur.

CC : D’ailleurs en parlant concurrence ! Quelles sont les ambitions d’Akileos ?

Akiléos : L’ambition est de s’installer dans la durée (nous fêtons nos 15 ans en janvier prochain) et de continuer à faire grandir de nouveaux auteurs français et étrangers, de faire découvrir de nouvelles pépites de la BD étrangère.

CC : On voit une grosse diversité dans vos collections. Comment gérez-vous ça ? Avez-vous des spécialistes par genre ? Où c’est au coup de cœur que vous allez chercher des séries ?

Akiléos : Historiquement, je suis plutôt le spécialiste de la BD étrangère et Richard, celui de la création française. En réalité, nos expériences se nourrissent mutuellement depuis des années. Diane et Matthieu apportent également leur regard plus neuf aux « vieux » que nous sommes.

CC : D’ailleurs comment se déroule un choix type de série ?

Akiléos : Simplement, l’un de nous accroche à un projet et le soumet à l’équipe. La règle est qu’il doit plaire à tout le monde pour se lancer. Récemment, j’ai lu Giant Days en VO et je l’ai fait lire à Richard et Diane en leur suggérant vivement d’être d’accord avec moi sous peine de châtiments corporels… En réalité, ils ont tout autant aimé la série que moi et nous avons donc fait une proposition à l’éditeur US. Pour les projets de création, Richard nous soumet les meilleurs projets qu’il reçoit et nous choisissons ensemble.

CC : On voit avec les récentes sorties, dont Dr Who, Weird Detective, Super Deltas et évidemment le superbe Giant Days, que vous êtes très actifs en ce moment. Va-t-on avoir droit à de nouveaux titres très bientôt ?

Akiléos : Début juin, nous sortons en effet Super Delta Squad, le premier tome de la nouvelle série de l’extrabouriffant Édouard Cour, Weird Detective de Fred Van Lente et Guiu Villanova, Russian Olive to Red King de Stuart & Kathryn Immonen et bien sûr le premier tome de Giant Days de John Allison.

À la rentrée, nous proposerons 3 superbes intégrales couleur reprenant les 6 tomes d’une de nos séries phares, Courtney Crumrin. Il y aura également la suite et la fin de Versipelle, d’Isabelle Bauthian et Anne-Catherine Ott , le Beffroi (The Spire) de Spurrier et Stokely, le tome 2 de Giant Days, Renato Jones tome 1 de Kaare Kyle Andrews et bien sûr le Roy des Ribauds tome 3 de Ronan Toulhoat et Vincent Brugeas.

CC : Pour vous quels sont les titres à ne rater sous aucun prétexte ?

Akiléos : Tous ? Difficile de faire un choix et puis, nous ne publions pas 300 titres par an…

Pour les amateurs de comics la grande nouvelle pour nous, c’est l’acquisition des droits de Renato Jones. Je suis un très grand admirateur de Kaare depuis longtemps et cette série me tient particulièrement à cœur. C’est le grand titre de l’année en comics avec Giant Days. Le Roy des Ribauds reste notre locomotive grâce aux talents conjugués de Ronan et Vincent. Les planches que nous avons reçues sont tout simplement époustouflantes.

Mais j’ai l’impression de manquer de respect aux autres en ne les citant pas. Je dis souvent que les lecteurs ne sont pas tenus d’aimer tout ce qu’on fait mais j’ai la faiblesse de penser que chacun trouvera forcément un titre auquel il accrochera dans notre production. J’encourage donc les lecteurs de Chroniques Comics à jeter un œil à tous ces titres. Je suis certain qu’ils trouveront leur bonheur !

Merci à vous et à très bientôt.

 

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📝 : Comics, BD, Manga sur Chroniques Comics
🎙️ :
⚡️: Un avis sur tout et surtout un avis.

3/85 : Mars 1993 Goku arrive au pied de la Montagn 3/85 : Mars 1993
Goku arrive au pied de la Montagne de Feu du féroce Gyumao ! Il va devoir éteindre l’incendie ! Mais comme d’habitude, Tortue Géniale a fait n’importe quoi avec ses objets légendaires… Il va donc devoir l’éteindre lui-même ! C’est dans ce tome que, tout comme Goku, nous lecteurs découvrons le Kamehameha !

#dragonball #kiosque #dbz #sangoku
2/85 : Février 1993 Goku et Bulma continuent leur 2/85 : Février 1993
Goku et Bulma continuent leur périple, et ce tome va les mener à la rencontre d’Oolong, Plume, Yamcha, mais aussi du gardien de la Montagne de Feu, le féroce Gyumao !

Goku fera également la connaissance de Chichi !

Pensées pour Akira Toriyama, qui nous a quittés un 1er mars. Et à bientôt pour le tome 3, puisque je l’ai annoncé ! Mais en vrai, qui lit encore les descriptions…

#dragonball #kiosque #dbz #sangoku
Février 1993, je découvrais pour la première fois Février 1993, je découvrais pour la première fois Dragon Ball au format manga. Loin des tomes de la Perfect Edition que l’on connaît aujourd’hui, et pour les plus anciens, avant même la version pastel.
J’avais droit, toutes les deux semaines, à mon demi-tome disponible chez le marchand de journaux ou au tabac-presse.

Un format plus court, facile à emporter partout, mais pas exempt de défauts : sens de lecture inversé pour le transformer en format classique de BD, traduction plus que douteuse… Il n’en reste pas moins que, à mes yeux, ce sont les plus belles couvertures jamais proposées pour cette œuvre.

Au même rythme que lors de sa publication initiale, je vous partagerai chaque dimanche sur deux la couverture d’un tome.

Aujourd’hui, c’est le tome 1, dans lequel on fait la connaissance de Goku, de son histoire, mais aussi de Bulma, Tortue Géniale, et du début de ce qui deviendra l’une des plus grandes aventures de tous les temps.

#dragonball #kiosque #dbz #sangoku
Voilà bien longtemps que je n’avais rien posté ici Voilà bien longtemps que je n’avais rien posté ici, on va essayer d’être plus assidus et de proposer d’autres formats en plus du blog.

Pour relancer ici le Train de la Hype !
On va parler Train ! Avec Train de nuit dans la Voie lactée.

Première sortie du nouvel éditeur Morgen, si vous souhaitez savoir qui ils sont il y a déjà un million d’articles disponibles et qui font ça bien mieux que ce que je ne le ferai.

Ici on va se concentrer sur cette BD, du moins, cette œuvre. Si au premier regard ce titre a l’air poétique et tout doux, il n’en est rien, son cœur de sujet est lui bien plus sombre. Train de nuit va nous parler de Giovanni, un enfant pas vraiment populaire à l’école se faisant particulièrement prendre à partie, ce garçon subit plus qu’il ne vit, mais, à ses côtés, Campanella, son seul et unique ami lui fait garder le cap et lui apporte cette once de lumière.

Il faut dire que Giovanni, en plus des brimades, s’occupe de sa mère gravement malade, et doit malheureusement composer avec un père absent. Pas la Vie de rêve. Jusqu’au jour où, il s’assoupit dans l’herbe et part en voyage dans un train du cosmos ! Il embarque en compagnie de son ami Campanella, mais ce voyage ne sera pas ce qu’il y paraît, la douceur des couleurs et la poésie des mots ne sont ni plus ni moins qu’un doux enrobage pour traiter du deuil.

#chroniquescomics #bd #morgen #traindenuitdanslavoielactée 

La suite en commentaire ⬇️⬇️⬇️⬇️
Déjà 21 tomes pour cette série absolument sous-cot Déjà 21 tomes pour cette série absolument sous-cotée ! Avec son nouvel arc pleinement intégré au lore d’Astro Boy, Atom: The Beginning continue son bonhomme de chemin.

Plutôt axé sur l’action, ce tome met en avant Tobio et Ponta, qui poursuivent leur enquête à la suite des événements du tome précédent; notamment la tentative d’assassinat. Ils vont découvrir une secte, des robots, des alliés, de nouveaux ennemis, également d’ancien visage connus mais surtout un nouveau pas en direction d’Astro.

L’intrigue principale déroule bien, et l’auteur a le bon goût de ne pas s’éparpiller : l’intérêt grandit à chaque chapitre, et c’est toujours aussi bon. 

Le principal défaut de la série reste son manque de visibilité et ses délais de parution, mais sachant que nous sommes quasiment au même niveau que la publication japonaise, il est difficile de râler là-dessus !

#manga #atomthebeginning #chroniquescomics #astroboy #kana
Plongé dans le XIe siècle, ODR nous bouscule avec Plongé dans le XIe siècle, ODR nous bouscule avec son univers. Ultra réaliste, très dur, voire même brutal ! Rien n’est gratuit pour personne sauf si tu choisis le « bon » côté. Avec son atmosphère particulière, on sent particulièrement tous les us et coutumes de l’époque. Particulièrement bien retranscrites de par son récit, les auteurs réussissent à rendre palpable leur propos. C’est sobre mais efficace, à la limite du titre muet, tout passe par de la narration graphique et c’est extrêmement fluide, il y a évidemment quelques dialogues mais ni trop ni pas assez. C’est un juste équilibre parfaitement maîtrisé.

La palette de personnages est riche et intéressante, on apprend à les découvrir de manière organique avec des scènes quotidiennes ou juste des interactions entre eux. Évidemment, tout ça fonctionne parfaitement grâce à des dessins qui sont sincèrement incroyables.

Vrai coup de cœur de ce ODR, qui malgré un gros pavé, se laisse dévorer. Ma plus grosse crainte, c’est qu’au prochain tome ce soit la fin ! Et il va falloir la savourer, si c’est du même niveau que ce tome 1, c’est une série qui méritera une belle place dans ma bib.

#manga #review #chroniquescomics #instamanga #odr #kana
Difficile de passer à côté du potentiel lien entre Difficile de passer à côté du potentiel lien entre le canard le plus riche du monde et les bitcoincoins !

Forcément, la filiation semble naturelle, et la proposition d’une BD traitant le sujet dans l’univers de nos amis à plumes avait de quoi promettre monts et merveilles !

Le duo Jul et Kéramidas nous signe donc une nouvelle aventure de Picsou, toujours en quête de rester le canard le plus riche du monde.
Sauf que cette fois, il s’est fait doubler ! Par un inconnu sorti de nulle part, richissime grâce à la technologie 2.0 des internettes : les fameux bitcoincoins.

Ni une ni deux, notre canard préféré se lance à corps perdu dans cette nouvelle ruée vers l’or numérique, bien décidé à ne pas se faire plumer !

Si le pitch prête à sourire, il aborde plutôt bien les dérives que peuvent engendrer les cryptomonnaies. Cependant, n’attendez pas une grande réflexion sur le sujet (ni sur d’autres, d’ailleurs).

Jul glisse ici et là quelques références à la pop culture et à certains personnages des GAFAM réel, mais sans jamais trop creuser. Alors oui, ça reste un titre Picsou, mais quand même : tout va très vite ! De la mise en place de la situation aux Rapetou hackers de génie, en passant par les neveux influenceurs de l’extrême.
Je suis resté sur ma faim, car j’espérais quelque chose d’un peu plus fin.

Côté dessin, c’est Kéramidas. Soyons honnêtes : ce n’est pas mon Picsou préféré, mais ça passe. Par contre, je ne sais pas ce que Riri, Fifi et Loulou lui ont fait, mais visiblement il y a délit de faciès ! Les pauvres !

Picsou et les Bitcoincoins nous offre une aventure classique, bien dosée en modernité, mais il manque à mon goût ce petit « truc » qui fait la différence. Peut-être que quelques pages de plus auraient permis d’éviter certains raccourcis un peu frustrants.
Il n’en reste pas moins que l’effort sur le prix et la fabrication du livre en font un bel objet, agréable à lire.

Par contre, la sur-cover « collector »… c’est NON. Ça s’abîme, ça s’arrache, et surtout : ça ne sert à rien.
Écoutez Picsou : un sou est un sou !

#Picsou #Bitcoincoins #BD #Glenat
Je me suis toujours refusé à lire Akira, pour la s Je me suis toujours refusé à lire Akira, pour la simple et bonne raison que le film d’animation est un véritable point d’ancrage dans ma perception du médium manga au sens large. Dans ma vie, il y a eu un avant et un après Akira.

La qualité du film, de son animation, de sa mise en scène, de sa tension, et plus largement de sa réalisation, reste encore aujourd’hui, 37 ans après, un bijou. Intemporel, tant sur le plan technique que dans ses thématiques.

Mais bon, vous le savez : parfois, même les cons changent d’avis !
Je me suis donc senti pris d’une pulsion de découverte du manga Akira. J’ai le coffret depuis des années, mais c’était enfin le moment.

Je ne vais pas vous faire l’affront de vous dire de quoi parle Akira. Il faut le voir, le lire, le découvrir. Le VIVRE.

Six tomes incroyables de bout en bout, accompagnés d’un petit artbook qui vient conclure cette expérience.

Allez-y !

#akira #manga #glenat #otomo #chroniquescomics
La sortie d’un tome de Slam Dunk, c’est toujours, La sortie d’un tome de Slam Dunk, c’est toujours, comme le dit si bien @librairiebd16, le petit bonbon qui fait plaisir !

Avec ce tome 11, la règle ne change pas : Slam Dunk trouve son rythme et bascule pleinement dans le basket.

Inoue affine sa plume, Sakuragi son jeu… Rukawa, lui, non, lui tssss !
On apprend à connaître les forces et les faiblesses de chaque joueur, et leurs adversaires apportent également dureté et défis, que ce soit dans le jeu ou mentalement.

Je profite de cette réédition au format Deluxe, avec papier glacé et compagnie, pour faire ma relecture — et je ne boude pas mon plaisir.

C’est aussi, à chaque tome, l’occasion de penser à la chance que j’ai eue de voir mon petit essai sur l’univers de Slam Dunk prendre vie grâce au soutien de tous les contributeurs ! Cela donne à cette relecture un sentiment particulièrement agréable.

Encore merci à toutes et à tous ! 🏀🏀

#slamdunk #kana #inoue #basket #NBA #SAKURAGI #onoubliepaslaregledubasketbrzscasserpasdepanier
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