Absolute Green lantern – Tome 1
Comme je vous disais il y a peu, l’univers Absolute me séduit de plus en plus, c’est donc pour ça que l’arrivée d’un Absolute Green Lantern a attisé ma curiosité.
Je ne suis pas le plus grand fan de Green Lantern, cependant, j’ai plutôt aimé les propositions récentes du Black Label, que ce soit Green Lantern : Année Un ou Far Sector. Tous deux m’ont laissé une proposition totalement différente de ce que je connaissais, et j’ai l’espoir avec Absolute d’y retrouver le même type de proposition.
Aux commandes de cette nouvelle série, Al Ewing accompagné de Jahnoy Lindsay. Tous deux vont tenter d’apporter au lore des Green Lantern leur itération. Tout comme les premiers tomes des séries Absolute précédentes, il y a ici une mise en place plutôt typique du style d’Al Ewing : ça prend le temps, au travers d’avancées dans le récit et de retours en arrière, de nous mettre en place le contexte, les événements et les personnages. Ici, pas de demi-mesure, les gros noms de l’univers sont présents dès le départ, de Hal Jordan à Guy Gardner en passant par John Stewart. On est en terrain connu mais, à ma grande surprise et pour mon plus grand plaisir, Jo Mullein est également présente. Si cela ne vous dit rien, je vous renvoie vers Far Sector dont je vous parlais plus haut.
Le fait est que Absolute marie le tout avec un certain brio. À Evergreen, l’arrivée d’un monolithe extraterrestre bouscule tout, et imaginez donc lorsque Abin Sur fait son apparition. Entre peur, colère, désespoir, curiosité et courage, chaque sentiment est présent et va devenir, à mon avis, essentiel à la suite de l’histoire. Abin Sur est là pour « juger » les Terriens et chacune de ses actions aura des conséquences sur l’avenir du corps des Green Lantern qui, dans ce tome Absolute, ne s’arrête pas juste aux Lanternes Vertes. On y découvre un début de mythologie sur l’ensemble des corps pour une menace dissimulée en arrière-plan. C’est plutôt efficace en termes de scénario et, même si quelques latences (ou « allers-retours ») font parfois perdre le fil de la lecture, les scènes de lore viennent très vite nous raccrocher au récit.
Côté dessin, c’est Jahnoy Lindsay. Ce n’est pas la patte graphique que je préfère, mais c’est plutôt harmonieux et certains effets fonctionnent plutôt bien. Je pense que lorsqu’il y aura un peu plus de cosmique — du moins je l’espère — son style trouvera un écho totalement différent car, au vu des quelques pages que l’on a, on voit vraiment une appétence pour cet environnement !
Absolute Green Lantern est une série plutôt curieuse. Je n’imagine pas trop mal la suite des événements, ce qui pourtant titille ma curiosité sur la manière dont la construction va se faire.
Un peu comme pour Absolute Superman, il va me falloir un second tome pour me faire une idée définitive, mais pour les amateurs de cosmique, il y a de belles promesses.
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