C’est le vendredi matin, sous la grisaille parisienne, que je me suis pointé à la Comic Con Paris, les yeux collés et attendant de boire mon [déjà] quatrième café de la journée. Prévoyant, j’avais mon programme de la journée à la main, et mon sac à dos dans lequel se trouvaient quelques trésors à faire dédicacer.

À l’heure H, soit 9h30, j’ai investi les lieux d’un pas lourd et rapide, sachant déjà où me diriger grâce aux astuces et au repérage d’un confrère [allez voir son blog, MaCoBé]. Mon objectif de la journée était simple : Erik Larsen, l’invité d’honneur de la convention. Après être allé reniflé sa table sur l’artist alley encore vide et avoir marqué mon territoire, je me suis rendu au stand des Humanoïdes Associés pour ma première dédicace de la journée par Niko Henrichon, dessinateur de Méta-Barons T3, et Jerry Frissen, le scénariste. Pendant qu’il dessinait, les libraires du stand me proposaient de m’inscrire à la dédicace de Valentin Sécher, dessinateur des Tomes 1 et 2, prévue pour l’après-midi même. Vu qu’il était sur ma liste, je ne me suis pas fait prier !

Mon [nouveau] livre d’or, agrémenté de son premier dessin, sous le bras, je montais quatre à quatre les marches menant à l’artist alley, située sur la passerelle, pour prendre la file afin de rencontrer Erik Larsen. Là, que des têtes connues : de vrais fans de comics. On papote un peu et je me dis que, vu le peu de monde, j’ai le temps de passer serrer la louche à Joe Benitez sur le stand Comixology France. Aussitôt dit, je redescend les marches d’un pas vif pour aller saluer l’équipe du stand et le dessinateur de Lady Mechanika. Quelques mondanités plus tard, je m’en retourne voir mon but du jour.

Circulant facilement en cette heure presque matinale, j’arrive à la table d’Erik Larsen en même temps que lui. Le temps de faire quelques photos, et c’est déjà mon tour. Beuuuuhhhhh, je bave et je bafouille. Le Monsieur est super sympa et me met à l’aise de suite. Petit dialogue sympathique avec le papa du Dragon à qui j’explique que je suis fan, que je le suis depuis des années et qu’il est vraiment dommage qu’on ne trouve plus de publication des aventures de son héros en Français. Et du coup je lui prends un headsketch [de Savage Dragon, père, évidemment] pas prévu au programme. Ça y est, je commence déjà à déconner avec mon budget ! Mais vu le résultat, je n’ai aucun regret !

Je laisse ma place à un nouveau fan et me ballade pépère dans l’artist alley quasi vide, me dirigeant vers LE vendeur de comics du salon. Un petit coucou à Chad Hardin et Tony Moore au passage [le rapport qualité-prix ne m’intéressant pas], et je m’arrête devant la table de Marcus To. Les planches originales exposées sont tout bonnement une tuerie-de-dingue-qui-t’explose-la-rétine ! Du coup, quand il m’explique que sa série Joyride, chez Boom, est l’équivalent de Star Trek avec des ados, je lui prends l’intégrale des quatre numéros déjà parus. “Pas de monnaie, Marcus ? Pas de souci, fais-moi, un petit dessin et on est quittes.” Et il l’a fait ! Un gars vraiment en or.

J’ai un peu de temps devant moi, alors je flâne entre les stands de produits dérivés, je passe chez Panini où j’ai loupé le premier tirage au sort de la journée, je vais voir l’expo Delcourt, je prends mes tickets de dédicace chez Glénat après avoir acheté l’intégrale des nouveaux Flesh & Bones. J’ai bien un petit creux, mais il y a vraiment trop de monde. Pas grave, je mange et je bois rien qu’en étant là.

Petit retour à l’artist alley où je fais un petit signe de loin à Cécile Morvan, très occupée. Mon regard est attiré par un Ganesha spécial super-héros sur le stand de Lionel Calmejane. Je feuillette, je discute, et je repars avec le magazine et un super dessin en couleurs.

Je retraverse la salle pour retourner chez Glénat histoire de ne pas faire la queue trop longtemps pour ma dédicace suivante. Je suis juste derrière une dame ayant à peu près mon âge qui me confie sa stupéfaction à pouvoir se faire dédicacer tout un tas de B.D/Comics sans avoir à attendre trop longtemps. Et je dois avouer qu’elle a sacrément raison.

À la table, je retrouve l’équipe créative de The Wicked + The Divine, croisée quelques jours plus tôt et qui me reconnaît. Du coup, nouvelle discussion sur leur séjour à Paris et sur le rhume de Kieron Gillen qui va mieux. On dirait une réunion entre vieux potes !

Après leur départ arrive Kyle Higgins, auteur de Hadrian’s Wall. Même si je n’attends pas pour lui, il entame néanmoins la conversation avec moi sur plein de sujets divers, son tour d’Europe et même des pans de sa vie privée. Du coup, à l’arrivée de Jean-Jacques Dzialowski pour la dédicace de Voyage au bout de la peur, la conversation continue à trois sur l’état actuel du médium et des personnalités à fréquenter, ou pas, dans le milieu. Du coup, le petit dessin prend [énormément] de temps et ça trépigne un peu derrière moi… Pardon, pardon.

Je quitte ces deux artistes pour me rendre à ma dédicace de Valentin Sécher pour les deux premiers tomes de Meta-Baron. Juste le temps de saluer rapidement Thierry Mornet et Jean-Yves Mitton au passage ! Pas de souci, le dessinateur est en retard. Par contre, une fois arrivé au stand, il a fait un véritable show pour tous les conventionnistes ? Festivaliers ? Comment on peut nous appeler d’ailleurs ? Bref, ça a été musique, déconnade et super dessins à la clef !

J’ai un peu de temps devant moi, alors je re-flâne, je cherche Gates of Gotham chez les libraires présents, en V.O ou V.F, je ne suis pas sectaire. Vu que je n’ai pas acheté son comic, je voudrais bien avoir quand même un petit souvenir de Higgins. Las ! Aucune trace du bouquin. Du coup, je me prends le numéro un de Strangers in Paradise que je fais signer à un Terry Moore super sympa et souriant. Et là encore, je passe tout de suite et on échange quelques mots.

Nouveau petit tour dans la Grande Halle et je retourne, une fois de plus, chez Glenat où Alberto Jimenez Alburquerque et Joe Benitez terminent leur séance. Arrivent alors Bernard Khattou et Alexis Sentenac pour leurs nouveaux titres dans la collection Flesh & Bones, encore une fois, qui me font chacun un superbe dessin et, eux aussi, s’avèrent vraiment abordables et proches de leurs fans. En plus je ressemble à un pote de Sentenac et lui, il ressemble à un pote à moi. La prochaine fois ça se terminera devant un verre !

La journée commence à être bien avancée et l’heure de fermeture approche. Dernier petit tour pour aller tailler le bout de gras avec Julien Hugonnard-Bert fraîchement arrivé puis nouveau passage sur le stand Panini où ce sont de vrais libraires qui conseillent les clients [petite dédicace en forme d’excuse, le personnel de Pulp’s saura de quoi je parle]. Et je retrouve même Diary of A Phoenix !

Pour finir, je me rends sur le stand Delcourt où je tente le tout pour le tout avec une dédicace de Bruno Bessadi de dernière minute. Très sympa également, Bruno dédicace mon Bad Ass en dépassant allègrement l’heure de fermeture. Sous le regard noir des agents de sécurité, je quitte finalement la Grande Halle de La Villette après une journée bien remplie.

Comme vous avez pu le lire, ma journée a été vraiment complète et je reviens avec un beau paquet de dédicaces et d’artistes rencontrés. Alors, effectivement, je ne me suis concentré que sur l’aspect “comics” de la convention et j’ai to-ta-le-ment mis de côté tout ce qui concerne les mass-médias, ciné, télé et goodies. Mais au final, j’ai fait ce qui m’intéressait, j’ai vu les artistes que je voulais voir et j’ai même pu avoir des contacts vraiment privilégiés et sympathiques avec eux. Le tout sans être bousculé ni faire trop de queue.

Alors oui, j’aurais aimé voir d’autres artistes ou faire signer l’intégralité de ma collection par tous ceux présents, ou encore trouver de petits trésors. Mais sur un seul jour, le bilan est 100 % gagnant.

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