Nosferatu – Tome 1

Nosferatu – Tome 1

Et si on parlait de vampires? De Nosferatu, pour être précis. Pas le film de 1922, ni celui de 1979, mais plutôt de la nouvelle série de Shinjiro. Et, soyons honnête, la vampire en couverture de ce Tome 1 n’a rien à voir avec Klaus Kinski.

La jeune vampire de la couverture se réveille donc en pleine forêt, totalement amnésique. Un jeune garçon qu’elle croise à l’orée du bois lui conseille de ne pas rester dehors et d’aller s’abriter au village proche. Là, elle est attaquée par des êtres humains (ou pas) assoiffés de sang. Alors qu’elle se croit perdue sous les attaques de vampires, elle est secourue par Arnolt, un prêtre chasseur de démons. Le village étant entièrement contaminé, elle va l’aider à décimer les habitants. Sauf que, les habitants sont effectivement possédés, mais ce ne sont pas eux, les vampires. Leur soif de sang est déclenchée par la proximité de Laura (car elle se remémore son nom) et Arnolt qui sont des Nosferatus.

Bon, je spoile un petit peu la fin du premier chapitre, mais vous l’auriez compris par vous-même assez rapidement. Shinjiro prend un peu le contre-pied des histoires de vampires, en inversant la dynamique de la possession vampirique. Ses Nosferatus n’ont pas besoin de sang, par contre, ils déclenchent une réaction chez les humains proches d’eux, les transformant en vampires ne désirant que le sang des Nosferatus. Je vais éviter de trop spoiler, mais je trouve le concept super intéressant. Après, on reste néanmoins dans une histoire de quête assez classique en manga, l’héroïne prenant la route pour se venger d’un individu maléfique. En chemin, elle rencontrera des alliés, blablabla, blablabla. La construction est typique du Seinen, avec ses qualités, mais également certains défauts qui persistent dans le développement narratif.

Paradoxalement, la composition des planches est assez lisible, alternant les phases contemplatives, où l’on suit les personnages et les phases d’action, au découpage plus dynamique. Le dessin du mangaka est assez sombre, avec un encrage très présent. Cela renforce la sensation de lecture “pour public averti”, mais donne également, sur certaines cases, un petit côté B.D européenne.

Le résultat est assez mitigé à la fin de la lecture de ce volume. Si l’auteur est parti d’un pitch intéressant pour ses vampires, le traitement de l’histoire reste néanmoins assez peu poussé dans le côté horreur gothique. On est donc face à un titre qui reste dans la moyenne de ce qui est proposé en lecture orientée adulte en manga et qui, dans ce premier Tome, n’arrive pas à se hisser au-dessus du lot. À voir sur la suite.

 


  • Titre:  Nosferatu Tome 1
  • Broché : 208 pages
  • Editeur : Soleil Manga
  • Collection : Seinen
  • Langue : Français
  • ISBN-13 : 9782302083578
  • Prix : 7.99€

 

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