Deadpool – La Collection qui Tue (tomes 22 et 23)

Bonjour et bienvenue à tous ! Cette semaine, on repart voir la collection Hachette Deadpool – La Collection qui Tue, avec le onzième envoi contenant les tomes 22 et 23 de la collection !

Comme d’habitude, commençons dans l’ordre avec le premier ouvrage. Celui-ci, intitulé Les Origines, comprend la première mini-série de Deadpool : The Circle Chase, ainsi qu’un petit chapitre de Silver Sable & The Wild Pack, inédit en France, dans lequel le mercenaire vient affronter la symkarienne, mais aussi Daredevil !

À la suite de ses nombreuses apparitions notamment dans la série X-Force, le cocréateur du Mercenaire Disert, Fabian Nicieza se voit confier la possibilité d’écrire une mini-série véritablement centrée sur lui : en faire un protagoniste et pas juste un simple faire-valoir.

Au dessin, après le départ de l’autre cocréateur, Rob Liefeld, de la Maison des Idées, c’est le jeune Joe Madureira qui le remplace et qui fait un très bon travail (même s’il n’est pas encore au mieux de sa forme).

L’intrigue est simple : à la suite de la mort de Tolliver, l’ancien patron de Deadpool, la quasi-totalité des mercenaires du monde vont tenter de retrouver la seule chose qu’il lègue dans son testament, l’arme la plus puissante qui soit !

Notre protagoniste va alors se retrouver face à tout un tas d’ennemis tels que l’Arme-X, le Fléau, Black Tom Cassidy, Copycat, Slayback, mais aussi des personnages bien connus, comme l’Élite Exécutive (un groupe formé pour l’occasion et qu’on ne reverra plus jamais après). La mini-série marque aussi la première apparition du célèbre acolyte de Deadpool : Jack Hammer, alias la Fouine.

C’est un bon récit, bien ficelé et allant droit au but. Nicieza ne perd pas de temps et nous présente autant d’action que d’humour et de rebondissements. Le titre se lit bien et reste l’un des rares récits que j’apprécie vraiment dans les premières années du mercenaire (le reste étant souvent assez confus et/ou pompeux). Quant au cours récit tiré de Silver Sable & The Wild Pack, il reste assez intéressant, de par son humour et son final surprenant. Cela dit, certains passages sont sortis du reste de la série et semblent assez confus (d’autant plus qu’on ne connaît pas vraiment les personnages du Wild Pack, la série étant restée inédite en France).

 

Le second volume de cet envoi, Tout se paie, contenant la suite de la série de Joe Kelly, qu’on avait quittée lors du huitième envoi avec le tome Bonnes Évolutions  dans lequel Deadpool finissait mal en point (laissé pour mort dans un tas de neige après avoir enfermé ses deux seuls amis dans une salle de torture et s’être fait jeter par la seule femme qu’il aime).

Vous savez déjà ce que je pense de cette première série régulière de Deadpool si vous avez déjà lu mes précédentes reviews : je n’aime pas vraiment cette série que je trouve confuse, ainsi que trop longue et trop lente pour ce qu’elle raconte réellement ; et ce, même si les idées de base sont parfois plutôt intéressantes. Ce tome ne déroge malheureusement pas à la règle, et toute la première partie est assez ennuyante, malgré une petite rencontre sympathique avec Bullseye, ou encore un chapitre centré sur la Fouine et Blind Al (tous deux « coincés » dans la Loge, la salle de torture de Deadpool), ainsi qu’une montée en puissance de l’adversaire final du tome, Ajax, tout au long de l’ouvrage.

Tout le passage avec Dixon et Landau, Luckman & Lake est assez vainement long pour simplement mettre en place un récit futur ; ce qui est le véritable défaut de cette série : beaucoup trop parler sans trop de raisons pour au final, ne pas raconter grand-chose ou simplement mettre en place pendant bien trop longtemps une histoire à venir, semblant tellement lointaine qu’on peine à comprendre le réel intérêt de ces passages.

Cependant, je dois avouer que ce tome-ci est un peu meilleur que les autres, et ce, pour deux raisons. Tout d’abord, Deadpool évolue réellement dans ce récit ; il se rend compte de ses erreurs et cherche à les réparer du mieux possible. Ensuite, pour la présence dans cet ouvrage du chapitre Deadpool & Death Annual de 1998, qui met en scène un flashback du passé de Wade Wilson au sein de l’Arme X. Ce récit nous montre la triste et horrible expérience qu’a vécue Deadpool et ce qui a fait de lui le « monstre » qu’il est aujourd’hui, ainsi que sa rencontre avec la Mort, avec Killebrew ou encore avec Ajax.

Ce qui nous mène ensuite à l’affrontement final qui va opposer le protagoniste de la série et l’ennemi que l’auteur a fait grandir peu à peu dans tout le tome ; un combat qui marquera aussi un dilemme complexe pour Deadpool qui cherche à devenir quelqu’un de bien et à ne plus tuer, mais qui va devoir aller jusqu’au bout s’il ne veut pas mourir.

Cet ouvrage est donc le moins ennuyant de la série de Joe Kelly, car même si le début est tout de même assez long, la fin rattrape un peu ce tome. Cependant, je reste assez peu fan de Deadpool (vol. 2) qui est à mes yeux la moins bonne de toutes les séries que j’ai pu lire sur le Mercenaire Disert.

En somme, vous l’aurez compris, c’est un assez bon envoi, malgré ce à quoi on peut s’attendre. Moi qui n’aime pas les débuts de Deadpool, ces deux tomes restent assez intéressant, notamment pour la part de vérité qu’ils nous apportent sur le passé du mercenaire, ainsi que pour la manière dont les auteurs tentent de nous dépeindre Wade comme un protagoniste tentant d’agir héroïquement, pour changer !

Sur ce, à la semaine prochaine pour une nouvelle review !

 


HISTOIRE
75%
DESSIN
70%
COLORISATION
75%
CARACTÉRISATION
75%
AMBIANCE GLOBALE
70%

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