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Batman – White Knight

Posted on 1 novembre 201727 octobre 2017 by GL

Bonjour et bienvenue à tous dans les Dossiers de GL ! Aujourd’hui, review VO ! Et pas n’importe laquelle : Batman White Knight chapitre 1 !

Pour ceux qui seraient passé à côté de l’information, le dessinateur Sean Gordon Murphy a décidé de revisiter le mythe de Batman et du Joker en écrivant une histoire en huit parties, où leurs rôles sont inversés. Bon, après la lecture du premier chapitre, il s’avère que c’est bien plus compliqué que ça, mais le gros du pitch est là.

Tout commence lorsque le Joker — qui se fait à présent appeler « Monsieur Napier » — arrive à Arkham, pour rencontrer un Batman menaçant et enchaîné dans l’asile, afin de lui demander son aide. Puis, flash-back : un an plus tôt. Et là, je bloque un peu. Je n’arrive pas trop à savoir si c’est une bonne chose ou une mauvaise chose, mais cette courte intro de trois pages laisse entendre que l’histoire sera coupée en deux parties : une où l’on voit la chute du Chevalier Noir (Wayne) et la montée du Chevalier Blanc (Napier) ; et une deuxième où l’on verra la suite de cette introduction, dans laquelle Batman aidera l’ex-Joker.

Dans la suite du chapitre (que je ne vous spoilerai qu’à moitié), on voit dans un premier temps, une course-poursuite entre Batman et le Joker. Batman — muet comme une carpe malgré les conseils de Batgirl — fonce à travers la ville, en faisant n’importe quoi, afin d’arrêter le Clown. Alors que ce dernier finit par se rendre, il propose de prouver sa bonne foi en présentant des pilules censées le guérir de sa folie. Mais Batman, dans un accès de fureur, le force à avaler toutes les pilules d’un coup, et l’empêche de respirer jusqu’à l’évanouissement. Personne parmi Batgirl, Nightwing, Gordon, Bullock ou tous les membres du GCPD présents sur la scène ne l’en empêchent. Mais dans l’ombre, quelqu’un filme la scène.

Arrêtons-nous là pour l’instant. Cette scène est assez gênante. Et c’est une bonne chose, puisque c’est sans aucun doute le but même de celle-ci. Mais il s’avère que je n’étais pas bien en lisant cette partie du chapitre. Des scènes où Batman tabasse le Joker de manière, il y en a eu (ne serait-ce que dans l’excellent Silence de Loeb et Lee, illustré ici). Mais jamais de manière à me faire ressentir une gêne. Là, Batman est bien trop violent, et ce, sans grande raison. Et c’est troublant de voir Batman devenir complètement fou.

Bref, après ça, on nous explique les raisons de la folie passagère de Bruce Wayne, mais on nous montre surtout le changement politique qui tourne autour Batman : la presse et la population commencent à questionner les agissements de Batman, et la responsabilité du GCPD face à ça. Les avis sont mitigés mais quelque chose risque de faire basculer les soutiens du GCPD : le Joker est guéri, et il compte porter plainte contre Batman et le GCPD. Lorsque Leslie Thompkins apprend au Maire et à Gordon que les pilules l’ont guéri de sa folie et l’ont rendu très intelligent, le commissaire décide d’avoir une conversation avec « Napier ». Cependant, le dialogue tourne vite à l’avantage de l’ancien Joker, qui ordonne au GCPD d’arrêter Batman ; sans quoi il portera plainte contre eux pour plusieurs crimes, dont complicité de meurtre. Pour rembourser sa dette envers Gotham, Napier décide de devenir le Chevalier Blanc de Gotham.

L’histoire est jusque-là très intéressante, mais le plus marquant, c’est toute la trame de fond politique que met en avant Sean Gordon Murphy, avec une attaque directe contre les violences policières, mais aussi contre les Social Justice Warriors, comme Batman. Pour rappel, les Social Justice Warriors sont des individus se battant pour des causes progressistes (dans le cas du Chevalier Noir, il s’agirait de la justice pour tous, tout simplement), mais dans un but totalement personnel et égoïste ; défendant alors ladite cause uniquement pour leur propre intérêt et leur gloire personnelle. Et même si ça a déjà été introduit plusieurs fois depuis sa création, je trouve très passionnant l’idée de présenter Batman comme un personnage ne cherchant la justice que pour sa gloire et son bien-être. Et c’est d’autant plus remarquable que toute la polémique commence lorsqu’il s’en prend au Joker. Comprenez bien, en règle générale, lorsque le Joker est arrêté, tout le monde en veut à Batman de ne l’avoir qu’arrêté; car il va de nouveau s’évader et recommencer à tuer des gens, etc… Mais là, les habitants de Gotham (pas tous, mais beaucoup) prennent position contre la Police et Batman, en faveur du Joker. À force de montrer trop de violence sans raison, on en viendrait presque à ne plus voir d’un bon œil la « justice », même lors de l’arrestation des pires ordures possibles ; le trop grand nombre de bavures finissant par faire douter l’opinion publique même lorsque l’action semble justifiée (bien que l’arrestation du Joker semble plus que justifiée, on finit tout de même par se questionner).

Sinon, pour ce qui est des dessins, ai-je vraiment besoin de revenir dessus ? Sean Gordon Murphy reste impeccable à ce niveau-là. Comme en témoigne cette chambre parfaite pour tout fan hardcore du Chevalier Noir !

Sur ce, c’est terminé, je vous dis à dans deux semaines pour une nouvelle review ! En espérant que beaucoup d’entre vous ait pu voir Sean Murphy au festival Quai des Bulles de Saint-Malo, le week-end dernier !

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📝 : Comics, BD, Manga sur Chroniques Comics
🎙️ :
⚡️: Un avis sur tout et surtout un avis.

Février 1993, je découvrais pour la première fois Février 1993, je découvrais pour la première fois Dragon Ball au format manga. Loin des tomes de la Perfect Edition que l’on connaît aujourd’hui, et pour les plus anciens, avant même la version pastel.
J’avais droit, toutes les deux semaines, à mon demi-tome disponible chez le marchand de journaux ou au tabac-presse.

Un format plus court, facile à emporter partout, mais pas exempt de défauts : sens de lecture inversé pour le transformer en format classique de BD, traduction plus que douteuse… Il n’en reste pas moins que, à mes yeux, ce sont les plus belles couvertures jamais proposées pour cette œuvre.

Au même rythme que lors de sa publication initiale, je vous partagerai chaque dimanche sur deux la couverture d’un tome.

Aujourd’hui, c’est le tome 1, dans lequel on fait la connaissance de Goku, de son histoire, mais aussi de Bulma, Tortue Géniale, et du début de ce qui deviendra l’une des plus grandes aventures de tous les temps.

#dragonball #kiosque #dbz #sangoku
Voilà bien longtemps que je n’avais rien posté ici Voilà bien longtemps que je n’avais rien posté ici, on va essayer d’être plus assidus et de proposer d’autres formats en plus du blog.

Pour relancer ici le Train de la Hype !
On va parler Train ! Avec Train de nuit dans la Voie lactée.

Première sortie du nouvel éditeur Morgen, si vous souhaitez savoir qui ils sont il y a déjà un million d’articles disponibles et qui font ça bien mieux que ce que je ne le ferai.

Ici on va se concentrer sur cette BD, du moins, cette œuvre. Si au premier regard ce titre a l’air poétique et tout doux, il n’en est rien, son cœur de sujet est lui bien plus sombre. Train de nuit va nous parler de Giovanni, un enfant pas vraiment populaire à l’école se faisant particulièrement prendre à partie, ce garçon subit plus qu’il ne vit, mais, à ses côtés, Campanella, son seul et unique ami lui fait garder le cap et lui apporte cette once de lumière.

Il faut dire que Giovanni, en plus des brimades, s’occupe de sa mère gravement malade, et doit malheureusement composer avec un père absent. Pas la Vie de rêve. Jusqu’au jour où, il s’assoupit dans l’herbe et part en voyage dans un train du cosmos ! Il embarque en compagnie de son ami Campanella, mais ce voyage ne sera pas ce qu’il y paraît, la douceur des couleurs et la poésie des mots ne sont ni plus ni moins qu’un doux enrobage pour traiter du deuil.

#chroniquescomics #bd #morgen #traindenuitdanslavoielactée 

La suite en commentaire ⬇️⬇️⬇️⬇️
Déjà 21 tomes pour cette série absolument sous-cot Déjà 21 tomes pour cette série absolument sous-cotée ! Avec son nouvel arc pleinement intégré au lore d’Astro Boy, Atom: The Beginning continue son bonhomme de chemin.

Plutôt axé sur l’action, ce tome met en avant Tobio et Ponta, qui poursuivent leur enquête à la suite des événements du tome précédent; notamment la tentative d’assassinat. Ils vont découvrir une secte, des robots, des alliés, de nouveaux ennemis, également d’ancien visage connus mais surtout un nouveau pas en direction d’Astro.

L’intrigue principale déroule bien, et l’auteur a le bon goût de ne pas s’éparpiller : l’intérêt grandit à chaque chapitre, et c’est toujours aussi bon. 

Le principal défaut de la série reste son manque de visibilité et ses délais de parution, mais sachant que nous sommes quasiment au même niveau que la publication japonaise, il est difficile de râler là-dessus !

#manga #atomthebeginning #chroniquescomics #astroboy #kana
Plongé dans le XIe siècle, ODR nous bouscule avec Plongé dans le XIe siècle, ODR nous bouscule avec son univers. Ultra réaliste, très dur, voire même brutal ! Rien n’est gratuit pour personne sauf si tu choisis le « bon » côté. Avec son atmosphère particulière, on sent particulièrement tous les us et coutumes de l’époque. Particulièrement bien retranscrites de par son récit, les auteurs réussissent à rendre palpable leur propos. C’est sobre mais efficace, à la limite du titre muet, tout passe par de la narration graphique et c’est extrêmement fluide, il y a évidemment quelques dialogues mais ni trop ni pas assez. C’est un juste équilibre parfaitement maîtrisé.

La palette de personnages est riche et intéressante, on apprend à les découvrir de manière organique avec des scènes quotidiennes ou juste des interactions entre eux. Évidemment, tout ça fonctionne parfaitement grâce à des dessins qui sont sincèrement incroyables.

Vrai coup de cœur de ce ODR, qui malgré un gros pavé, se laisse dévorer. Ma plus grosse crainte, c’est qu’au prochain tome ce soit la fin ! Et il va falloir la savourer, si c’est du même niveau que ce tome 1, c’est une série qui méritera une belle place dans ma bib.

#manga #review #chroniquescomics #instamanga #odr #kana
Difficile de passer à côté du potentiel lien entre Difficile de passer à côté du potentiel lien entre le canard le plus riche du monde et les bitcoincoins !

Forcément, la filiation semble naturelle, et la proposition d’une BD traitant le sujet dans l’univers de nos amis à plumes avait de quoi promettre monts et merveilles !

Le duo Jul et Kéramidas nous signe donc une nouvelle aventure de Picsou, toujours en quête de rester le canard le plus riche du monde.
Sauf que cette fois, il s’est fait doubler ! Par un inconnu sorti de nulle part, richissime grâce à la technologie 2.0 des internettes : les fameux bitcoincoins.

Ni une ni deux, notre canard préféré se lance à corps perdu dans cette nouvelle ruée vers l’or numérique, bien décidé à ne pas se faire plumer !

Si le pitch prête à sourire, il aborde plutôt bien les dérives que peuvent engendrer les cryptomonnaies. Cependant, n’attendez pas une grande réflexion sur le sujet (ni sur d’autres, d’ailleurs).

Jul glisse ici et là quelques références à la pop culture et à certains personnages des GAFAM réel, mais sans jamais trop creuser. Alors oui, ça reste un titre Picsou, mais quand même : tout va très vite ! De la mise en place de la situation aux Rapetou hackers de génie, en passant par les neveux influenceurs de l’extrême.
Je suis resté sur ma faim, car j’espérais quelque chose d’un peu plus fin.

Côté dessin, c’est Kéramidas. Soyons honnêtes : ce n’est pas mon Picsou préféré, mais ça passe. Par contre, je ne sais pas ce que Riri, Fifi et Loulou lui ont fait, mais visiblement il y a délit de faciès ! Les pauvres !

Picsou et les Bitcoincoins nous offre une aventure classique, bien dosée en modernité, mais il manque à mon goût ce petit « truc » qui fait la différence. Peut-être que quelques pages de plus auraient permis d’éviter certains raccourcis un peu frustrants.
Il n’en reste pas moins que l’effort sur le prix et la fabrication du livre en font un bel objet, agréable à lire.

Par contre, la sur-cover « collector »… c’est NON. Ça s’abîme, ça s’arrache, et surtout : ça ne sert à rien.
Écoutez Picsou : un sou est un sou !

#Picsou #Bitcoincoins #BD #Glenat
Je me suis toujours refusé à lire Akira, pour la s Je me suis toujours refusé à lire Akira, pour la simple et bonne raison que le film d’animation est un véritable point d’ancrage dans ma perception du médium manga au sens large. Dans ma vie, il y a eu un avant et un après Akira.

La qualité du film, de son animation, de sa mise en scène, de sa tension, et plus largement de sa réalisation, reste encore aujourd’hui, 37 ans après, un bijou. Intemporel, tant sur le plan technique que dans ses thématiques.

Mais bon, vous le savez : parfois, même les cons changent d’avis !
Je me suis donc senti pris d’une pulsion de découverte du manga Akira. J’ai le coffret depuis des années, mais c’était enfin le moment.

Je ne vais pas vous faire l’affront de vous dire de quoi parle Akira. Il faut le voir, le lire, le découvrir. Le VIVRE.

Six tomes incroyables de bout en bout, accompagnés d’un petit artbook qui vient conclure cette expérience.

Allez-y !

#akira #manga #glenat #otomo #chroniquescomics
La sortie d’un tome de Slam Dunk, c’est toujours, La sortie d’un tome de Slam Dunk, c’est toujours, comme le dit si bien @librairiebd16, le petit bonbon qui fait plaisir !

Avec ce tome 11, la règle ne change pas : Slam Dunk trouve son rythme et bascule pleinement dans le basket.

Inoue affine sa plume, Sakuragi son jeu… Rukawa, lui, non, lui tssss !
On apprend à connaître les forces et les faiblesses de chaque joueur, et leurs adversaires apportent également dureté et défis, que ce soit dans le jeu ou mentalement.

Je profite de cette réédition au format Deluxe, avec papier glacé et compagnie, pour faire ma relecture — et je ne boude pas mon plaisir.

C’est aussi, à chaque tome, l’occasion de penser à la chance que j’ai eue de voir mon petit essai sur l’univers de Slam Dunk prendre vie grâce au soutien de tous les contributeurs ! Cela donne à cette relecture un sentiment particulièrement agréable.

Encore merci à toutes et à tous ! 🏀🏀

#slamdunk #kana #inoue #basket #NBA #SAKURAGI #onoubliepaslaregledubasketbrzscasserpasdepanier
09.13 : Le JRPG Octopath Traveller séduit d’abord 09.13 : Le JRPG Octopath Traveller séduit d’abord par sa proposition singulière : raconter plusieurs histoires en parallèle. Toutes ne se valent pas, mais chacune ouvre une porte vers un univers distinct — celui d’un érudit en quête de savoir, d’une commerçante pirate avide d’aventures, d’une danseuse en quête de liberté ou encore d’un soldat prisonnier de son devoir. Ces récits permettent au joueur de découvrir une mosaïque de destins, et les interactions entre personnages, parfois discrètes mais toujours bienvenues, tissent peu à peu un sentiment d’attachement.

Parmi ces parcours, ce sont les histoires de Tressa et Cyrus qui m’ont le plus marqué, donnant au jeu toute sa saveur. La direction artistique, quant à elle, mérite une mention spéciale : ce pixel-art modernisé en HD-2D est une trouvaille brillante, un mélange de nostalgie et de modernité qui confère au jeu une identité unique et un charme intemporel.

Prochaine étape : plonger dans Octopath Traveler II, Dragon Quest III ou Triangle Strategy. Si vous avez parcouru l’un de ces univers, vos suggestions sont les bienvenues pour m’aider à choisir ma prochaine aventure.
Et si retirer ton masque devant quelqu’un devenait Et si retirer ton masque devant quelqu’un devenait une déclaration d’amour ? 

New Normal, le manga d’Akito Aihara, nous plonge dans un futur proche où la pandémie a laissé des traces profondes : le port du masque est devenu une norme sociale. Dans ce monde, montrer son visage nu, surtout sa bouche, c’est un geste intime, presque une confession.

C’est dans ce décor que Natsuki, fascinée par l’époque d’avant, et Hata, son camarade de classe, se rencontrent. Tout bascule le jour où Hata voit le visage de Natsuki sans masque... une brèche dans les codes établis qui scelle le début d’une relation secrète, fragile et bouleversante.

Entre romance délicate, écho réaliste d’une société post-pandémique et ambiance douce-amère, New Normal joue sur la subtilité : un regard, un geste, un masque qu’on retire... et tout prend un poids émotionnel immense. Loin des clichés, Akito Aihara construit une histoire sensible, aux dessins épurés et expressifs, où la fragilité devient beauté.

Disponible en 7 tomes chez Kana, c’est une romance discrète mais terriblement captivante, qui rappelle que parfois, il suffit d’un simple sourire caché pour tout faire chavirer.

Les tomes précédents sont disponible en chroniques sur le blog.

#newnormal #kana #manga #chroniquescomics #review
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