Batman & Robin – Année Un
Des Année Un, des origin stories, le début du commencement… cette partie de la chronologie encore peu exploitée : celle située entre deux moments-clés où Batman est rejoint par Robin. Ici, on nous explique le pourquoi et surtout le comment de cette association légendaire.
Il y en a eu, il y en aura toujours… Mais cette fois, on me l’a vendu avec Chris Samnee au dessin ! Suis-je faible ? Influençable ? Un pigeon ?
TOTALEMENT.
Et avec ce joli dos toilé et le soin apporté à l’édition, j’ai succombé !
Je vous vois venir : ça ne réinvente pas la roue. On sait déjà comment Dick Grayson a rejoint Batman. Rien ne change fondamentalement. On l’a vu dans les comics et dans les films. Mais ici, plus que le “pourquoi”, on découvre le comment : comment Batman et Robin ont créé leur alchimie, et surtout, comment Dick et Bruce ont noué leur lien.
Car évidemment, les deux hommes et les deux héros ne sont que les deux faces d’une même pièce. L’harmonie de ces deux faces est l’élément-clé de leur symbiose.
C’est ce qui nous est raconté dans ce premier tome de Batman et Robin : Année Un.
Et quoi de mieux pour créer un lien qu’une bonne grosse galère ?
Notre duo dynamique doit faire face à un nouveau criminel, le Général, bien décidé à mettre la main sur Gotham par tous les moyens. Batman et Robin enquêtent donc ensemble et apprennent à travailler l’un avec l’autre.
Rien de simple évidemment : chacun a son caractère, sa méthode, et ça provoque forcément des étincelles. La plupart viennent de Dick, jeune, fougueux, n’hésitant pas à remettre en question les connaissances et la façon de faire de Batman.
De cette friction naît un contrepoint lumineux : là où Batman garde son côté sombre et vengeur, Robin apporte, malgré sa propre tragédie, ce qui manquait à Bruce : une once d’humanité.
On le voit notamment lors des soirées mondaines, où Bruce et Batman sont deux personnalités distinctes, alors que Dick, lui, reste lui-même en toutes circonstances — ce qui a le don de provoquer quelques cheveux blancs à Bruce et Alfred. On a presque un choc générationnel : les papys font de la résistance, mais retrouvent une nouvelle jeunesse.
C’est grâce au talent de Mark Waid, qui illustre avec brio cette relation et mélange action, enquête et développement psychologique des personnages. On retrouve les grands classiques de la Bat-Family, modernisés juste ce qu’il faut, sans tomber dans le contemporain forcé qui pourrait tout gâcher.
Ce tome 1 se lit vite, mais bien. Pas parce qu’il n’y a rien à lire, mais parce qu’on se laisse embarquer dans un récit dynamique, rythmé, riche en rebondissements et en antagonistes charismatiques.
L’ambiance polar années 50, le style de Chris Samnee, ses lignes claires et ses tons lumineux donnent une nostalgie qui garde malgré tout un côté moderne.
À la lecture, on retrouve un petit goût de Darwyn Cooke ou même de Bruce Timm. En tant qu’amateur de la série animée, j’y ai pris énormément de plaisir.
J’ai hâte de découvrir la suite, qui pourrait bien donner au titre une place dans les recommandations pour comprendre la création du duo.
Je ne manquerai pas de faire un retour à la sortie du tome 2.
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