Young Justice – Tome 1

Young Justice – Tome 1

C’est moi, ou il souffle un petit vent de revival, en ce moment? Voir revenir Superboy, Impulse, Wonder Girl et (Red) Robin au sein de l’équipe Young Justice, ça rappelle les bons vieux jours pré-Rebirth. Avec ce Tome 1, Prisonniers de Gemworld, ça semble bien parti.

Jinny Hex arrive en ville, à Metropolis, plus précisément. Et forcément, tout part en quenouille! Des super-êtres venus d’une autre dimension débarquent pour se frotter à Superman. Pas de chance, il se trouve qu’Impulse, Robin, Wonder Girl et Teen Lantern sont dans le coin. Eh oui, si Superman n’est pas là, les jeunes héros sont bien présents.

Ils bottent donc le cul aux envahisseurs, mais se retrouvent projetés dans leur monde : Gemworld. Alors qu’ils sont séparés, Impulse tombe nez à nez avec Connor Kent, Superboy! Il ne reste plus qu’à la Young Justice reformée de se réunir pour pouvoir sortir de là.

Le scénario de ce volume s’écoule telle une source claire en pleine montagne. J’en deviens poète. Il faut dire que c’est Michael Brian Bendis qui pilote, et il a soigné ce retour de l’équipe aux petits oignons. De la présentation des nouveaux membres au retour des anciens, tout passe comme une fleur. Bon, regrouper tout le monde à Metropolis est une sacrée coïncidence, mais on ne lui en tiendra pas rigueur.

Il est à noter qu’il faut s’attacher aux détails de l’histoire, avec quelques clins d’œil à des personnages Marvel, comme “Doc Sam–” ou “Alpha–“qui, sans jamais être cités sont évidents. C’est con, mais j’ai adoré! Tout comme les références au pré-Rebirth et à toutes les crises traversées par l’univers DC. Bendis n’efface rien, au contraire, il s’en sert pour faire avancer son histoire. Certaines questions sont sans réponses (pourquoi certains personnages se rappellent de cette époque? Et d’où est-ce qu’ils sortent?), mais nul doute que la réponse viendra.

Les dessins sont réalisés alternativement par John Timms et Patrick Gleason. Si Gleason assure les premiers numéros en dépeignant surtout Gemworld de façon convaincante, Timms ne démérite pas sur la suite. Avec un trait un peu plus cartoony à tendance manga, c’est sur les personnages qu’il se distingue, les rendant un poil plus jeunes (enfantins?) que son prédécesseur.

Au niveau mise en page, tous les deux assurent des épisodes dynamiques avec un laaaaarge usage des double-pages. Et en numérique, ça gâche toujours un peu le plaisir [du moins sur tablette, sauf si on possède un iPad 36 pouces]. Là encore, c’est beau, c’est frais et plein de pep’s.

Ce nouveau titre de la ligne Wonder Comics est une sacrée réussite. Même s’il est prévu pour s’adresser à un lectorat relativement jeune, les vieux briscards comme moi y retrouvent le plaisir de retrouver les personnages qu’ils ont apprécié auparavant. Un vrai bain de jouvence.



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