Survivor’s Club – T1

Survivor’s Club

Attentats, harcèlement scolaire et enquête s’entremêlent dans ce premier Tome de Survivor’s Club. Et on peut dire que la mention “pour public averti” n’est pas là par hasard.

Une classe de collège un jour d’examen. Les élèves parlent avant de s’y mettre, ils plaisantent entre eux. L’épreuve commence et soudain… Une explosion atroce ravage la classe. Les élèves sont déchiquetés. Il n’en reste que des morceaux. Parmi eux sept survivants brisés, corps et âme.

Trois ans plus tard. Alors que des vagues d’attentats commis dans des classes par des élèves brimés se poursuivent, les sept survivants du début se retrouvent. Il leur faut trouver le coupable. Et si ce n’était pas l’élève qui s’est fait exploser, mais bien l’un d’entre eux, qui serait à l’origine de cet attentat…? Et des autres! Car dans le même temps, nous suivons la dérive d’une autre élève, elle-aussi brimée par ses camarades et, une ceinture d’explosifs autour de la taille, bien décidée à se venger.

Wow! J’en ai lu des histoires tordues, cradingues ou explicites. Et laissez-moi vous dire que le premier chapitre de ce manga m’a laissé sur le cul! La violence graphique qui émane des pages du volume lors de l’explosion et de sa suite m’ont donné la chair de poule. C’était hypnotisant dans la froideur de la description. Anajiro m’a embarqué dans son histoire, en plein milieu de cette classe, au cœur de l’explosion. Le dessin, la caractérisation, le découpage, rendent ces pages à part dans tous les mangas que j’ai pu lire.

Pour le reste de la description graphique, son trait est assez torturé, très sombre, loin des rondeurs kawaï d’histoires plus légères. Le dessin n’est pas parfait mais rend bien l’atmosphère de l’histoire. Et pour une fois, les personnages ont les yeux bridés.

L’histoire, d’ailleurs, c’est le super point fort de la série. À se demander si le scénariste, Aoisei, n’a pas vécu ce genre d’événement traumatisant. En partant de “simples” faits de harcèlement scolaire, on en arrive à des attentats à la bombe en série… Si l’histoire commence fort avec les événements du collège Shiroiwa et ses sept survivants, elle évolue vers une enquête malsaine mettant en cause l’un, au moins, de ces survivants. Takumi, à l’origine de la réunion et de l’enquête, apparaît comme un personnage torturé, n’ayant pas surmonté le traumatisme et prêt à tout pour découvrir la vérité.

En parallèle, on suit Serizawa, une élève harcelée qui décide de suivre l’exemple du collège Shiroiwa et qui, vêtue d’un gilet explosif, va se venger. Et là, on ne reste pas dans l’horreur et de la description crue de la violence, mais plutôt dans une forme de sadisme, de colère froide. Serizawa a décidé d’humilier ses tortionnaires avant de s’en débarrasser.

Takumi et Serizawa, on sent que les deux vont aller jusqu’au bout.

Grosse claque manga que Survivor’s Club. La série est en trois Tomes et je dois avouer que je vais avoir du mal à patienter pour lire la suite. Sur une thématique “à la mode”, ou du moins plus visible dernièrement avec des titres comme Bully Wars ou Death Note Short Stories, cette série se démarque vraiment. Je ne peux que la conseiller au lecteur adulte, ou au “grand ado” de par sa construction et sa partie graphique travaillée.


 

 

  • Titre : Survivor’s Club Tome 1
  • Album : 192 pages
  • Éditeur : Delcourt/Tonkam 
  • Langue : Français
  • ISBN-13 : 9782413024026
  • Prix : 7.99€

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