Rooster Fighter – Coq de Baston Tome 1

Rooster Fighter – Coq de Baston Tome 1

Salut ma poulette ! Fier comme un coq, je ne joue plus aujourd’hui en catégorie poussin. Je ne suis pas prêt d’avoir la chair de poule car je me sens comme un coq en pâte. D’ailleurs, sans passer du coq à l’âne, on va aujourd’hui dégoiser sur Rooster Fighter – Coq de Baston Tome 1.

Il faut dire que notre coq est plutôt à l’aise au début du manga, à courir la gueuse emplumée pour calmer ses ardeurs dues au rut. Mais d’un tempérament migrateur, Keiji, notre héros de coq, ne s’attarde pas. Dans son périple, hormis des sales gosses, il va croiser la route de Kijûs, de gigantesques êtres monstrueux  vaguement humanoïdes, semant la désolation sur leur passage. Keiji se met alors en travers de leur chemin et, en digne coq de baston, leur savate la tronche et les finit d’un cocori-KO surpuissant.

Oui, c’est complètement décalé et il faut être un peu fou pour imaginer une histoire de coq allant se frotter à des Kaijus pour sauver la race humaine. Si Shu Sakuratani, le mangaka, est un peu fêlé, alors moi aussi ! Je dois avouer qu’on se laisse prendre aux aventures de ce coq voyageur solitaire qui s’en prend aux monstres. Ken le Survivant au pays des gallinacées, en fait. Qui plus est, le mangaka et moi partageons la même aversion pour les personnages d’enfants au sein du 9ème art [pas taper sur nos têtes] ce qui me fait apprécier encore plus le délire. Comment? Ça se passe bien avec les enfants au final ? Diantre, il n’y aurait donc que moi… !

Plus sérieusement, Keiji a un comportement carrément humanisé, avec des désirs et un but ultime. Si l’auteur nage parfois en plein délire, les recherches de Keiji pour retrouver le Kijû responsable de la destruction de sa basse-cour et de la mort de sa sœur sont un peu hors de propos, mais surtout carrément gonflantes. Ça n’émeut pas le lecteur qui préfèrera les séquences d’action ou d’effronterie bornée du coq. Et appréciera au passage ses déboires sentimentaux.

Au dessin, Sakuratani est dans le standard du manga sur sa mise en pages et ses cases d’interactions entre les personnages. Les combats explosent dans de grandes cases dynamiques tandis que les moments plus calmes ont droit à leur découpage plus standard. Les Kijûs sont, eux, tous différents les uns des autres, dont certains plus ou moins bien réussis. C’est sur la représentation de Keiji qu’on y croit. Un coq avec des abdos et une telle présence à l’image donne réellement l’impression qu’il est de taille contre les monstres géants.

Bon petit premier Tome bien fun pour Rooster Fighter. J’ai un peu peur pour le Tome 2 avec le sidekick qui lui est poussé dans les pattes, mais j’ai quand même envie de lire la suite. Juste pour le délire !


  • Titre: Rooster Fighter – Coq de Baston Tome 1
  • Volume : 200 pages
  • Éditeur : Mangetsu
  • LangueFrançais
  • ISBN-13 :2382811375
  • Prix : 7.90€

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