Prometheus Fire and Stone – Tome 1

Prometheus Fire and Stone – Tome 1

Qu’il est loin le film Prometheus qui promettait de donner des explications sur l’origine des Aliens. Pour être honnête, je ne m’en souviens même pas [alors que les 3 premiers films de la saga restent gravés dans ma mémoire]. Du coup, c’est avec un regard neuf que j’ai ouvert les pages de Prometheus : Fire and Stone Tome 1. Je me suis dit que je n’allais rien comprendre… Même pas!

Comme souvent dans un comic Alien, tout commence par un vaisseau qui doit aller en récupérer un autre. Là, c’est le Hélios et son équipage qui se rendent sur la lune LV-223. On a dans cet équipage tous les clichés du genre : la capitaine qui a un secret, l’officier de sécurité fou de la gâchette, l’exobiologiste avide d’expérimentation, le synthétique sans personnalité et tout un tas de membres d’équipage sacrifiables qui vont se faire bouffer par les Aliens. Tout ce petit monde débarque sur LV-223 et, en lieu et place d’un caillou désert, se retrouve dans une forêt luxuriante [bien qu’extra-terrestre] peuplée de petits singes aux grandes dents. Mais ce que n’a pas avoué la capitaine à son équipage, c’est qu’ils recherchent les Ingénieurs, ces extra-terrestres à l’origine de la vie. Pour ce faire, ils suivent les traces de Peter Weyland et tombent sur le Prometheus.

Paul Tobin ne se démarque pas des autres séries Alien pour son introduction. Comme je vous le disais précédemment, il suit un schéma classique aux productions liées à cet univers. On peut d’ailleurs regretter ce manichéisme dans la composition des protagonistes, mais également dans leur caractérisation. Dans la même veine, ses Aliens pullulent comme des fourmis et se jettent sur tout ce qui bouge, mais ça, c’est dans leur nature.

C’est dans certains des détails de la caractérisation des personnages où on retrouve un peu d’originalité [spoil]notamment le responsable de la sécurité qui s’enfuit la queue entre les jambes en abandonnant ceux qu’ils devait protéger, puis en butant les autres[fin du spoil]. Dans la même veine, ce qu’il fait du synthétique de la mission tranche avec ce qu’on a pu voir auparavant.

Pour finir, Tobin a utilisé certains des éléments du film pour y appuyer son scénario [oui, je me suis quand même renseigné un peu avant d’écrire cette chronique, voyons]. On se retrouve donc avec une histoire de S.F semi-horrifique qui cadre bien avec l’esprit de la licence.

Les dessins de Juan E.Ferreyra permettent une immersion assez rapide du lecteur. Son trait est soigné et utilise une colorisation entre la couleur directe et l’infographie qui rend plutôt bien, surtout lors des séquences sur LV-223. Pour le reste, la mise en page est assez sobre mais évite d’avoir un récit trop saccadé, particulièrement lorsque l’action s’emballe avec les attaques d’Aliens.

Encore une bonne pioche pour une série estampillée “Alien”, qui arrive à me faire passer outre le film et semble partie pour un bon mélange entre l’action et les révélations. Pour ne rien gâcher, la couverture du second Tome, en fin de volume, me fait saliver d’avance.


 

HISTOIRE
80%
DESSIN
80%
COLORISATION
75%
CARACTÉRISATION
75%
AMBIANCE GLOBALE
80%

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