Ouroboros Tome 1 : L’amulette de Saladin

Ouroboros Tome 1 : L’amulette de Saladin

Ouroboros, ça correspond à un serpent qui se mord la queue. Non, pas l’expression ! Le symbolisme du cycle éternel de la nature. Quoi que, quand c’est un chien qui se mord la queue, il passe pour un con. Bref ! Le Tome 1 d’Ouroboros : L’Amulette de Saladin, va nous présenter des êtres mi-dragons aux pouvoirs surnaturels.

La mère de tous les dragons donna naissance à quatre rejetons sur la Terre alors inhabitée, juste après sa création. Au fil de leur apprentissage, entrecoupé de périodes de sommeil, apparurent la végétation, les animaux, puis les hommes. Lorsque leur mère mourut, les dragons combattirent les hommes, toujours plus nombreux et plus vindicatifs. Au point qu’ils finirent par prendre forme humaine et donnèrent naissance à des hybrides mâles, dont peu survivaient. Sauf qu’une fille a survécu et qu’elle peut potentiellement devenir la nouvelle mère d’une génération de dragons. Pour l’aider, elle va avoir besoin d’apprivoiser la puissance de l’amulette de Saladin, que vient de dérober Azram à un mystérieux groupuscule.

Le scénario d’Olivier Pinard fait envie. En mêlant la magie ancestrale à de l’aventure mâtinée de complot et de sauveur du monde, ce Tome 1 était plein de promesses. Malencontreusement, l’histoire, toute linéaire qu’elle soit, ne développe pas assez certains personnages. On aurait aimé en savoir plus sur Azram, mélange de Nathan Drake et du Prince of Persia, le personnage semblant promis à un plus grand rôle dans le reste de la série. L’introduction de Pandore en mère des dragons et leur « éducation », tout comme l’explication de leur passage à travers les âges, prenant en compte tous les mythes qui les entourent, est bien pensée. Il ne reste plus qu’à nous dévoiler ce que sont devenus les dragons dans le Tome 2.

Les dessins sont signés Ceyles, qui officie aussi en tant que co-auteur, un habitué des dragons avec la série Slhoka. Les planches sont convaincantes, surtout, là encore, la première partie nous montrant les dragons arpentant la Terre. Pour le reste, on se situe dans un graphisme assez classique dans le genre fantasy, tirant vers une représentation assez géométrique des décors et des personnages. Le découpage est très orienté action, avec un enchainement de cases de toutes les tailles et la coloration assez ocre/pastel renforce l’ambiance mystérieuse.

Malgré une idée de départ séduisante, ce volume n’a pas réussi à m’accrocher comme je le pensais. Sans être mauvais, il n’arrive pas à titiller assez le lecteur pour qu’on puisse se projeter dans cette histoire.

 

 


  • Titre: Ouroboros Tome 1 : L’amulette de Saladin
  • Volume : 48pages
  • Éditeur : Soleil
  • LangueFrançais
  • ISBN-13 : 978-2302091511
  • Prix : 14.95€

 

 

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