Mobius Tome 1 : Les Fils du Vent

Mobius Tome 1 : Les Fils du Vent

Les immortels sont de retour. Sauf que s’ils sont vraiment immortels, ils ne sont jamais vraiment partis, non? Quoi qu’il en soit, la vie, la mort et tout ce genre de choses, c’est le sujet dont auquel il s’agit dans ce Tome 1 de Mobius : Les fils du vent [et si tu as relevé la référence à Norbert et Kari, je te place en très haute estime].

Le monde est infini. Qui dit une infinité de mondes, dit une infinité de vies. Si la plupart des gens ne se rappellent pas de leur vie antérieure, les Voyageurs, eux, s’en souviennent. Parmi ces Voyageurs, les agents du Mont, sorte de police interdimentionnelle, doivent traquer un autre Voyageur qui a la fâcheuse tendance d’aller tuer d’un monde à l’autre. Pour cela, il leur faudra d’abord retrouver Berg, un ancien agent qui a cru pouvoir démissionner en oubliant qui il est et qui se cache parmi les Gitans, les Fils du Vent.

Jean-Pierre Pécau nous a habitué à des scénarii compliqués, mais là on atteint une hauteur stratosphérique. Honnêtement, j’ai du relire certaines bulles plusieurs fois pour suivre l’histoire et, même là, il y a des trucs qui m’échappent. C’est donc une histoire très complexe qui nous est proposée avec ce premier Tome. Si la caractérisation des personnages semble assez simple, on a l’impression que tout a de l’importance et qu’il ne faut rien louper. Un peu comme Dark. Du coup, la lecture devient un peu fastidieuse et on a du mal à apprécier l’histoire à sa juste valeur.

C’est à cause d’Igor Kordey que mon choix s’est porté sur cette série [bon, j’aime aussi Pécau, mais c’est le dessinateur qui a fait tilt!]. Son trait habituellement très fouillé et hyper complexe est toujours un régal, que ce soit sur des comics ou de la B.D. Sur ce volume, si son sens de la narration est bien là, je dois avouer que je suis plus perplexe concernant son style, à la croisée des chemins, justement. Avec un dessin parfois un peu trop encré, parfois carrément loupé au niveau des personnages, je trouve que, à de rares exceptions près, les planches ne lui rendent pas justice.

Les couleurs d’Anubis contribuent également à cette impression de “raté”, disons-le. Parfois trop sombres, parfois mal étalonnées, avec un peu trop d’aplats et pas assez de texture on a, là aussi, l’impression que de mauvais choix esthétiques ont été faits.

Je suis plutôt bon public et n’aime pas dire de mal des séries que je chronique, mais force est de constater que ce Mobius ne se hisse pas au niveau des attentes que je pouvais en avoir. Si malgré tout tu tentes l’aventure, lecteur, repasse nous voir pour nous donner ton avis.

 

 

 


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