Le Dévoreur de Souvenirs – Tome 1 et 2

        Le Dévoreur de Souvenirs – Tome 1 et 2

Bonjour et bienvenue à tous ! Aujourd’hui, nous allons parler d’une courte série en deux tomes parue chez Delcourt / Tonkam le 26 août dernier : Le Dévoreur de Souvenirs. Fait assez intéressant, l’éditeur a eu l’intelligence de sortir les deux tomes d’un coup, permettant ainsi de lire toute l’histoire d’une seule traite. Il s’agit originellement d’un roman de Kyoya Origami qui est ici adapté en manga, et qui a par ailleurs aussi eu le droit à une adaptation en film au Japon.

L’histoire suit un jeune étudiant japonais, Ryôichi, qui, dans ses recherches pour son mémoire, va étudier les comportements sociologiques liés aux légendes urbaines afin de découvrir comment elles apparaissent et comment elles se propagent. Il va particulièrement s’intéresser au mystérieux monstre qu’est le Kiokuya, un être qui semble dévorer les souvenirs des gens qui souhaiteraient oublier certaines choses. Un être que l’étudiant semble avoir déjà rencontré petit, avec son amie d’enfance, Maki. Petit à petit, il va se lier à certaines personnes qui souhaiteraient rencontrer le Kiokuya jusqu’au jour où, ces dernières vont tour à tour oublier certaines choses, notamment leurs rencontres avec Ryôichi. Pensant au départ qu’il s’agit d’une simple coïncidence, il va cependant changer d’avis le jour où lui-même va oublier des souvenirs. Se sentant observé par le Kiokuya, Ryôichi va commencer à enquêter sur cette étrange créature qui ne semble plus du tout n’être qu’une simple légende. L’étudiant va alors rencontrer plusieurs individus qui ont eu affaire au Kiokuya, et en écoutant les différentes expériences qu’ils ont vécues, Ryôichi va tout faire pour démasquer le « dévoreur de souvenirs ».

         Les dessins de Nachiyo Murayama qui s’occupe de l’adaptation sont vraiment très bons et très détaillés. L’auteur va même en profiter pour proposer une mise en page assez intéressante et novatrice, jouant avec les souvenirs disparus en effaçant certaines parties des planches ou en travaillant sur des jeux d’ombres pour garder le mystère autour du Kiokuya. On peut d’ailleurs en voir un exemple sur les deux très belles couvertures que nous propose Delcourt / Tonkam qui présente un effet de relief brillant, où certaines zones sont « effacées ».

         L’histoire originale de Kyoya Origami est légèrement modifiée pour convenir au manga ; cela dit, l’intrigue reste très bien ficelée et nous tient en haleine jusqu’à son dénouement. Le seul défaut que je pourrais y trouver vient de sa densité : le manga semblant vouloir nous donner beaucoup d’informations en très peu de chapitres, certains passages sont assez chargés. Ce souci vient d’ailleurs probablement du fait qu’il s’agisse d’une adaptation de roman et que le mangaka tente de faire rentrer beaucoup d’explications et de péripéties — qui sont sûrement bien plus détaillées et explorées dans l’œuvre originale — dans un format bien plus court. Néanmoins, le récit reste tout de même très agréable à lire et on se laisse porter par les recherches de Ryôichi en tentant de découvrir à ses côtés le fin mot de toute cette histoire pleine de rebondissements.

         En somme, c’est une très bonne découverte. Cette série terminée en deux tomes propose une histoire plutôt originale et superbement illustrée, assez courte pour être lue et relue avec plaisir quand le cœur nous en dit. Je vous recommande donc vivement de mettre la main dessus pour vous faire votre propre avis, et je pense sincèrement que vous passerez un excellent moment, surtout si vous appréciez les mystères et/ou le surnaturel.

Sur ce, à la semaine prochaine pour une nouvelle review !


 


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