Godzilla – Rage Across Time

Godzilla – Rage Across Time

Bonjour et bienvenue à tous ! Aujourd’hui, nous allons revenir sur la sortie de Godzilla – Rage Across Time, paru chez Vestron le 25 juin dernier ! Il s’agit là du premier comic sur Godzilla que propose l’éditeur français (qui devrait nous proposer un second ouvrage en novembre prochain intitulé Godzilla in Hell) !

         Godzilla – Rage Across Time est une mini-série suivant deux intrigues parallèles, l’une bien plus importante que l’autre, ayant pour but d’enchaîner diverses situations mettant en scène des événements historiques revisités avec des kaijus. La première intrigue nous propose ainsi différentes apparitions de Godzilla (mais pas que) à travers le monde et les âges, nous indiquant que certains bouleversements historiques seraient dus au Roi des Monstres, contrairement à ce que l’on pouvait penser. La seconde intrigue, bien moins mise en avant, nous présente deux scientifiques parcourant, à notre époque, les divers vestiges laissés par l’apparition de Godzilla afin de prouver que ce dernier est régulièrement apparu au cours de l’histoire. Le but de ce second court récit parallèle sert principalement à lier les cinq différents chapitres et n’apporte finalement pas grand-chose.

         Cette mini-série est aussi une occasion de faire intervenir tout un tas d’auteurs et d’artistes différents, apportant chacun un style particulier et bien distinct à chaque chapitre. On dénombre ainsi pas moins de huit scénaristes, cinq dessinateurs, un encreur et trois coloristes. Malheureusement, comme souvent avec ce genre d’œuvre collective, on se retrouve avec certaines parties plus intéressantes que d’autres. Au niveau des dessins, chaque partie à un style correspondant à l’intrigue. Ainsi, dans une partie se déroulant dans le Japon féodal, le style des dessins de Matt Frank rappellera l’esthétique des estampes de l’ukiyo-e ; la partie illustrée par Pablo Tunica, se déroulant durant la Deuxième guerre punique et voyant l’affrontement improbable entre l’armée d’Hannibal Barca et Godzilla, est dessinée dans un genre très chimérique, laissant croire que ce qu’on lit relève plus de la légende que de la réalité ; quant à la partie se passant en Angleterre en 1348, les traits d’Hugo Petrus s’avèrent bien plus réalistes et proches d’une BD sur l’ère médiévale.

         Pour ce qui est des intrigues, j’ai une énorme préférence pour la première, qui voit Godzilla affronter Yamata-no-Orochi, Gigan et Megalon lors d’un affrontement entre l’armée mongole de Kubilai Khan et les forces japonaises. Le récit est bien amené et assez intéressant, faisant de Godzilla le défenseur un peu malgré lui du Japon, quand bien même le Roi des Monstres ne cherchait qu’à affronter les autres pour assurer sa supériorité. Les autres récits oscillent entre plutôt bons et assez médiocres (je n’ai principalement pas trop apprécié le récit dans lequel Godzilla affronte les dieux de l’Olympe qui relève presque plus du nanar qu’autre chose).

        

Aussi, il est bon de noter que pour les amateurs du kaiju japonais, cela pourra être assez perturbant de voir Godzilla dans des temps assez reculés, sachant qu’il a souvent été décrit comme un monstre ayant été créé ou réveillé par la présence de radiations relâchées par les hommes lors des essais nucléaires du XXe siècle. Ici, force est de constater que le but de la série est plus d’en faire un monstre presque divin ayant toujours arpenté la Terre, n’apparaissant devant les Hommes qu’à des moments précis (qui ne laisseront que peu de survivants).

         Bref, il s’agit d’une lecture assez intéressante et comportant pas mal de clins d’œil aux nombreux films japonais. Quand bien même il ne s’agit pas de l’œuvre la plus profonde et la plus intéressante sur Godzilla, c’est tout de même une superbe première approche pour commencer les comics Godzilla, autant pour les vrais amateurs du monstre de légende que pour ceux qui ne le connaissent finalement que très peu. J’attends personnellement avec impatience la prochaine sortie de Vestron sur le Roi des Monstres !

 

Sur ce, à la semaine prochaine pour une nouvelle review !

 


 

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