Deadpool – La Collection qui Tue (tomes 20 et 21)

         Bonjour et bienvenue à tous ! Cette semaine, on repart voir la collection Hachette Deadpool – La Collection qui Tue, avec le dixième envoi contenant les tomes 20 et 21 de la collection !

Comme d’habitude, commençons avec le premier ouvrage. Celui-ci, intitulé Il y a le Diable, le Soleil et la Mer, comprend les chapitres 7 à 12 de Deadpool (vol. 4) ainsi que des extraits du chapitre 8 de A+X.

Le récit se déroule entre les tomes 13 et 3 de la collection, ce qui, à mes yeux est une effroyable erreur (comme je l’ai déjà dit dans ma review du premier envoi et celle du sixième envoi) : pour un nouveau lecteur, presque aucun des rebondissements de ce tome n’aura de réel impact, puisqu’il aura lu la suite au début de la collection.

Je ne comprends toujours pas la logique éditoriale d’avoir publié le tome 3, avant le tome 1 et 2, spoilant ainsi tous les retournements de situations importants des deux premiers opus. Au final, ici, quand on voit Deadpool se faire voler des organes par d’étranges personnages, on sait déjà ce qui va se passer puisqu’on l’a lu dès le premier envoi de la collection, et c’est vraiment dommage…

Enfin bref, ce tome commence par un faux épisode qui aurait soi-disant été écrit dans les années 1970, dans lequel Deadpool va aider un Tony Stark en cure de désintoxication, tout en battant à son propre jeu un démon du nom de Vétis. Malheureusement, Vétis est de retour, et il va tenter de se venger du mercenaire ! Pendant ce temps-là, ce dernier cherche toujours un moyen de faire sortir l’Agent Preston de sa tête, en commençant par lui trouver un corps de remplacement, ce qui n’est pas si facile…

Le scénario de Gerry Duggan et de Brian Posehn est parfaitement bien ficelé et tout est fluide, même quand d’inconcevables rebondissements semblent sortir de nulle part. On sent que les auteurs ont un plan d’ensemble et qu’ils déroulent l’histoire en sachant exactement où cela va les mener, ce qui est vraiment agréable.

À leurs côtés, Scott Koblish, Mike Hawthorne et Val Staples rendent un travail s’accordant avec brio au style des deux auteurs, aussi dynamique et fou que le personnage principal. Par ailleurs, le récit nous fait voir un certain gros casting : Tony Stark, Daredevil, le Spider-Man Supérieur (Doc Ock), Jessica Jones, Mephisto, etc…

Ces six chapitres alors sont suivis par des extraits de A+X 8, dans lequel Deadpool fait équipe avec Hawkeye pour délivrer un restaurateur d’une bande de pirates. Rien de bien fou de ce côté-là, mais ces dix pages ont le mérite d’être assez divertissantes et pleines d’action.

On a donc ici un très bon ouvrage, aussi bien scénaristiquement que visuellement ; accompagné d’un petit récit plutôt sympathique, même s’il n’apporte pas grand-chose. Son seul défaut, pour moi, est sa place dans la collection, comme je l’ai dit en début de chronique, mais cela n’enlève rien à la qualité de la série écrite par Brian Posehn et Gerry Duggan, nous présentant un Mercenaire Disert aussi triste et pathétique que loufoque et hilarant, grâce à l’aperçu intérieur que nous en donne l’Agent Preston ; tout ça dans un récit parfaitement bien rythmé.

Le second volume de cet envoi, Vague de Mutilation, contient la suite de la série Deadpool (vol. 3) de Daniel Way, avec les chapitres 13 à 18. Après les événements ayant eu lieu lors de Secret Invasion puis Dark Reign, Deadpool a fini par dégotter un sacré paquet de pognon. Et comme il s’ennuie un peu, il décide de devenir un pirate (non sans recruter Bob de l’Hydra pour en faire son perroquet personnel) !

Mais après quelques aventures sur les mers, le mercenaire se rend compte qu’il veut vraiment, c’est devenir un véritable héros. Dans ce but précis, il débarque à San Francisco pour rejoindre les X-Men de Cyclope !

Bien entendu, aucun membre de l’équipe n’apprécie cette idée, mais Deadpool est plus malin qu’il ne le pense… Ou bien il pense être plus malin… ? En tout cas, il va mettre une sacrée pagaille dans la ville… D’autant plus que Norman Osborn est lié aux troubles qui se déroulent à San Francisco !

Ici encore, c’est une très bonne série ! Dynamique et complètement dingue, tout en restant cohérente et fluide, Daniel Way sait s’amuser avec le personnage et nous donner une bonne dose d’action et de comédie !

Par ailleurs, j’aime beaucoup le style de Paco Medina, accompagné ici par Juan Vlasco, Marte Gracia et Antonio Fabela. Il a un trait qui convient vraiment bien au style à cheval entre cartoon et action que Way apporte dans son récit. Cela dit, les deux premiers chapitres de ce tome sont illustrés par Shawn Crystal, et même si j’aime un peu moins ses dessins qui sont un peu plus « stylisés », ils n’en restent pas moins très bons et agréables à voir.

Bref, c’est à nouveau un excellent envoi que nous propose Hachette Collection, ici, avec deux superbes séries ! Par ailleurs, je ne sais pas si c’est une simple coïncidence (ou si un obscur responsable éditorial a décidé ça de manière bien consciente), mais les deux tomes de cet envoi sont liés par un fait assez amusant, malgré leur appartenance à deux séries bien distinctes : dans ces deux ouvrages, Deadpool se retrouve coincé dans l’eau à affronter des requins !

Voulu ou non, je trouve la coïncidence aussi amusante qu’intrigante.

Sur ce, à la semaine prochaine pour une nouvelle review !


HISTOIRE
95%
DESSIN
95%
COLORISATION
95%
CARACTÉRISATION
95%
AMBIANCE GLOBALE
95%

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