Ce jour-là j’ai Tué

Ce jour-là j’ai Tué

Il y a quelques temps, JRMY et Sebba ont décidé de s’amuser sur les réseaux sociaux en publiant à un rythme (presque) hebdomadaire une planche d’un projet commun. Après avoir suivi cette aventure, Northstar Comics nous propose maintenant d’acquérir le premier numéro de cette aventure intitulée Ce jour-là j’ai Tué.

1er janvier. Après une soirée bien arrosée, un homme croise une belle femme dans la rue. Il la mate, il titube, il voit qu’un autre homme la rejoint. Et cet autre homme commence à la frapper violemment, sans répit. Notre héros (à défaut d’autre terme et parce que nous ne connaissons pas son nom) s’élance au secours de la femme. À son tour, il frappe encore et encore jusqu’à ce que l’homme gisse sans vie sur le trottoir. Et c’est maintenant au tour de la femme blessée d’arrêter le héros de l’histoire. Mais trop tard : ce jour-là, il a tué.

Si vous êtes familiers du blog [et de mes chroniques. Si, si, laissez-moi rêver que j’ai une fan-base], vous connaissez le duo JRMY/Sebba, déjà à l’œuvre sur la série Le Privé. Mais Jérémy, appelons-le par son petit nom, n’écrit pas que des B.D. Il est également un auteur de polars noirs, très noirs, reconnu. Et sur le scénario de ce premier Tome, on sent bien sa patte. Ça va vite, les événements s’enchaînent sans temps mort sur une très courte période de temps. Ses protagonistes n’ont pas le temps de réfléchir, de se poser. Toutes leurs actions sont instinctives, presque animales. Pas de caractérisation poussée pour l’instant, juste des événements qui mettent en place l’histoire et appâtent le lecteur pour lui donner envie de lire la suite. Car oui, l’histoire vous prend aux tripes et se dévore si vite qu’il faut une seconde lecture pour apprécier les dessins de Sebba.

Et niveau dessin, attention, festival. C’est du grand art que nous livre Sebba, dans ce qu’il affectionne le plus : le noir et blanc. Chaque planche a été recouverte par au moins dix litres d’encre de chine. L’ambiance est sombre mais, paradoxalement, parfaitement lisible. Pour pallier au manque de colorisation, il a un peu changé son style, utilisant de nombreux hachurages notamment sur les visages des personnages. Si on pense inévitablement à Franck Miller pour la partie graphique, notamment le blanc éclatant dans cet océan de noir, qui fait très Sin City, je trouve également une inspiration en provenance de ce qu’a fait David Mazzuccelli. Mais en vérité, il nous propose surtout du Sebba, avec ses grandes cases englobant tout le décor et juste un personnage au milieu, ses gros plans ne nécessitant aucun dialogue et surtout son sens de la mise en page super efficace.

Vous allez me dire que je ne suis pas objectif. Et c’est vrai. Je suis fan du duo, mais je vais nuancer mon propos. À la lecture de l’histoire sur les réseaux sociaux, je n’avais pas accroché plus que ça, trouvant l’histoire dure à suivre. En format relié, c’est tout autre chose. On retrouve une ambiance qui tient la route et qui mérite cette publication en album.

Si, grâce à Northstar Comics, nous avons pu lire l’histoire complète en avant-première, je ne peux que vous inciter à aller précommander votre exemplaire sur Ulule car, franchement, c’est encore une fois un comics à ne pas rater.

Vous pouvez retrouver le projet en cliquant sur le lien ci-dessous :

https://fr.ulule.com/ce-jour-la-j-ai-tue-jrmy-sebba/

En sachant que l’album est déjà financé et que les contreparties commencent à 8€ pour l’album au format papier.


 

  • Titre : Ce jour-là j’ai Tué N°1
  • Album : 24 pages
  • Éditeur : Northstar Comics
  • LangueFrançais
  • Prix : 8€

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