Big Girls

Big Girls

Premier ouvrage de 404 Comics, Big Girls en impose déjà dans le rayonnage. Entre le titre en Pantone 811 (cf la note dans l’ours), le personnage qui prends la quasi totalité de la hauteur de la couverture, et le titre bien gros et visible sur le dos, le titre de Jason Howard ne passera jamais inaperçu en librairie. Il faut dire que l’édition, signée Nicolas Beaujouan, est vraiment très soignée et cherry on the cake, imprimé en France et proposé à 15.90€ pour 6 issues. Rien que là vous devez déjà être chez votre libraire…

Le pitch est relativement simple : un virus transforme les garçons en Jack, créatures difformes et assoifées de sang, tandis que les filles infectées par ce même virus se transforment elles, en Big Girls même si cela semble plus rare. Celles-ci sont utilisées avec leur consentement en tant que rempart contre ces monstres afin de protéger la Réserve, lieu où prospèrent les habitants les plus aisés. Effectivement cela peut paraître assez léger comme base mais la force de Jason Howard est d’embrasser un discours humaniste ET qui ne se veut pas une métaphore du patriarcat.

Emberline, vivait à la ferme, mais en raison de sa condition coûtait cher à son père et celui-ci a décidé de s’en séparer en échange d’argent pour continuer à faire vivre sa famille. Et le récit nous mènera donc autour d’Ember qui est devenue un soldat protégeant la Réserve, malgré elle, et de sa prise de conscience sur sa vie.

Le dessin est ultra dynamique, parfois trop, provoquant un manque de détails et étant un poil brut, et permet de sublimer les parties action du récit mais de pêcher sur les parties plus posées. Mention spéciale à la palette gris, rouge, marron qui pose immédiatement les enjeux. On se retrouve donc sur un bouquin d’action dans un monde dystopique mais qui propose plus que des combats gentils versus méchants. Et c’est justement la partie psychologique qui permets au titre de ne pas être qu’un simple défouloir et qui fait qu’on s’attache aux personnages. Petit bémol même si ce n’est pas un problème intrinsèque au récit, mais on aurait aimé tellement plus ! Plus de combats, plus d’enjeux, plus de pages ! C’est assez frustrant quand la fin, avec un point d’interrogation, arrive. J’espère vraiment qu’une suite est en chantier, parce que ça se lit vraiment d’une traîte, de façon hyper fluide.

Jason Howard assure tout le travail sur l’ouvrage, en dehors du lettrage, et en fait un tour de force. La colo est maîtrisée, le trait est vif, le récit est impactant, les personnages sont bien définis, mais la seule chose qui chagrine c’est que deux issues de plus auraient vraiment aidé à ce premier arc à en imposer un peu plus.

Je résume : des monstres, des femmes, des persos forts, de l’humanisme. J’étais venu que pour de l’action, je suis reparti avec l’envie d’en savoir plus sur Ember.

 

 

Merci à dogwafflex pour son article et son passage sur le blog !

 


  • Titre : Big Girls
  • Éditeur404 Editions 
  • LangueFrançais
  • Relié144 pages
  • ISBN : 979-1032404416
  • Prix : 15.90€

 

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