Angel Tome 1 : Le Sanctuaire des Hérétiques – Première Partie

Brrrrr. Voici venir une B.D de peur. Angel Tome 1 : Le Sanctuaire des Hérétiques – Première Partie, a tout du titre d’horreur. Et pourtant, il n’en est rien. Allez, on vérifie de quoi il retourne.

 

Direction les Carpates en compagnie d’Angel, journaliste de son état, qui cherche un petit coin tranquille pour finir de travailler sur son prochain sujet : la corruption dans les pays de l’Est. Bien installé dans la petite auberge du petit village de Bräncvastel, il apprend à connaître les habitants, parmi lesquels la famille Popescu, qui semble tenir tous les commerces névralgiques.

Au-dessus du village trône le château, en cours de réfection depuis des années, dont les hautes tours lugubres sont, soi-disant, hantées par le fantôme d’un chevalier. Sentant la bonne histoire, Angel va lancer des investigations.

 

Le prolifique Christophe Bec aurait pu nous servir une histoire de vampires, fantômes et consorts. À la place, ce Tome 1 est traité à la façon d’une enquête policière se rapprochant beaucoup plus d’Agatha Christie que de Bram Stocker. Angel se lie avec les habitants, tourne, vire, récupère de tout petits indices au passage et est même le témoin de l’apparition du fantôme. Le personnage se prend au jeu [de piste] intelligent que lui propose Bec.

Malgré quelques longueurs nécessaires à l’ambiance et la mise en place des personnages et de l’histoire, le volume se lit bien et n’a que peu de points négatifs dans la construction du scénario, telle la famille Popescu, omniprésente, ou l’arrivée du policier en renfort. Tout Holmes a besoin de son Watson, à qui expliquer ce qu’il se passe. Néanmoins, c’est plutôt bien foutu et intéressant.

Les dessins de Claudio Montalbano, s’ils ne sont pas saisissants en ce qui concerne les personnages, la faute à un encrage hachuré et peu flatteur, nous offrent pourtant de superbes fresques, lorsqu’il s’agit de mettre en images les paysages d’Europe Centrale. Ses dessins ont de la profondeur et donnent une vraie impression d’immersion dans la nature.

La beauté des pages est également à mettre au crédit de Facio, le coloriste, qui utilise une palette rattrapant certaines faiblesses du dessin et permettant de quasiment sentir l’air humide des Carpates.

Objectivement, ce Tome 1 est assez prenant, même s’il est un peu long à se mettre en place. Le dessin est dans la norme de ce qu’on peut attendre (si on se réfère à une ambiance globale) avec une mention pour la colorisation.

Subjectivement, et malgré les qualités du Tome et ses petits défauts pas trop gênants à la lecture, je n’ai pas accroché. Je n’ai pas réussi à me plonger dans l’histoire. Ce sera donc à toi, lecteur de te faire ta propre opinion, car ce volume ne sera pas noté.

 


 

 

 

 

 

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