On va aujourd’hui parler de White Widow N°1. Et c’est du comic, pas une variété de canna!! [merci Google pour l’info, comme quoi on apprend des choses en se renseignant sur les comics]. Après un passage par la case Kickstarter, la série a droit à un second print. C’est forcément que c’est bien!?

Gabrielle Garcia est une étudiante américaine typique : elle suit ses cours, joue au volley, idolâtre son père et se prend la tête avec sa mère. D’ailleurs, ses parents cumulant à eux deux plus d’une dizaine de doctorats, rien d’étonnant à ce qu’ils s’inquiètent lorsqu’elle fait un malaise. Après une petite piqure, papa s’effondre à ses pieds, s’avérant mortellement touché par une balle. Gabrielle, elle, voit pousser sur sa peau une sorte de costume organique.

Soyons clairs : l’argument de vente du “héros comme nul autre” mis en avant par les scénaristes, Jamie Tyndall et Benny Powell, ne tient pas. On se retrouve face à une jolie anti-venom, ni plus ni moins. Que ce soit dans les postures utilisées dans les dessins d’Iwan Nazif ou l’utilisation de son “costume/symbiote”, on est clairement dans des poses à la Spider-Man, toiles d’araignée et logo sur la poitrine inclus!

Toujours graphiquement, d’ailleurs, je dois avouer que toutes les couvertures, avec des variant à la pelle, sont superbes. Pour l’intérieur, par contre, je serai plus nuancé. Si certaines pages [très peu] sont assurées par Tyndall, principalement des splash d’illustration, les dessins de Nazif ne sont pas du même niveau. On est face à un trait lourd, parfois trop simplifié et à l’encrage appuyé. À certains moments, ça me fait même penser à une adaptation de dessin animé.

Niveau histoire, on est, là encore, dans du simple. Ce premier numéro n’arrive pas à titiller le lecteur, tant les enjeux et révélations sous-jacentes des intrigues secondaires semblent téléphonées. Les caractères secondaires sont à peine effleurés, ce qui n’a rien d’étonnant, vu que le personnage principal est lui-même assez léger niveau caractérisation. Les auteurs ont préféré nous plonger dans l’action dès le début pour rythmer l’histoire, ce qui fonctionne au point de vue narratif, mais au détriment d’un certain équilibre entre personnages et scénario.

Vous l’aurez compris, malgré une couverture attractive, ce comic reste dans le bas du panier de la production. Malgré cela, avec quatre numéros déjà disponibles, il semble que la série ait trouvé son public. Libre à vous de franchir le pas.


  • Titre : White Widow 1 – 2nd print
  • Album: 26 pages
  • Editeur : Abolute Comics Group (24 avril 2019)
  • Collection : Abolute Comics Group (24 avril 2019)
  • Langue : Anglais
  • Prix : 4,99€

    
HISTOIRE
40%
   
DESSIN
65%
    
COLORISATION
75%
    
CARACTÉRISATION
30%
    
AMBIANCE GLOBALE
45%

Catégories : Reviews VO