Après un Tome 27 m’ayant chuchoté des mots doux à l’oreille, il était impensable de ne pas continuer sur ma lancée. C’est donc le cœur plein d’espoir et prêt à en découdre avec une horde de zombies que je me suis lancé dans le Tome 28 : Vainqueurs.

Vous avez lu le Tome 27 ? Vous vous rappelez où on en était ? Si oui, continuez de lire, si non, rendez-vous au paragraphe suivant [en mode Jeu dont vous êtes le Héros].

La horde, que dis-je, le tsunami de zombies, s’apprête à déferler sur Alexandria. Rick va donc rester pour défendre la ville, tandis qu’Andréa prendra la tête des équipes chargées de dévier la vague de zombies. Chacun de son côté aura ses propres épreuves à affronter. Si pour Andréa faire mumuse avec les zombies est son lot quotidien, Rick devra, lui, gérer Negan en plus des morts-vivants.

Si je relis ma chronique précédente, je réalise qu’entre les deux Tomes l’écriture de Robert Kirkman reste égale à elle-même. Les péripéties s’enchaînent sans temps mort, ou presque, se focalisant quasi-exclusivement sur les deux groupes suscités. Pour exemple, les habitants de la Colline et le groupe de Carl ne sont que peu évoqués. Là où le bât blesse c’est que, finalement, on retrouve les travers qui m’avaient lassé dans les volumes précédents, c’est-à-dire une certaine prédictibilité des événements. Le schéma des aventures des héros est toujours le même :

on se construit un village en débarrassant les lieux des morts-vivants

on s’installe

on se prend la tête avec un groupe de survivants voisins

on subit une attaque des zombies et/ou des dits voisins

un personnage principal meurt

Oups ! Spoiler !? Naaaan, n’allez pas me dire que vous ne connaissez pas maintenant LA règle de Walking Dead qui veut qu’il ne faut jamais s’attacher à un personnage.

Malgré tout, l’histoire se lit bien, Negan est un enfoiré au grand cœur formaté pour plaire au plus grand nombre et les personnages sont attachants. Mais… rien de neuf sous le soleil.

Et au dessin, c’est un peu la même chose aussi. Charlie Adlard assure dans la description de cette Terre dévastée par les hordes de morts-vivants. Ses personnages sont touchants et son storytelling est parfait. Il est indissociable de Walking Dead, et je ne suis pas sûr qu’un autre dessinateur arriverait à restituer la même ambiance. D’un point de vue purement graphique, il n’y a pas de lassitude qui s’installe, justement grâce à ces qualités.

Au bout de 28 Tomes et avec quasiment la même équipe créative tout du long, cette série s’est imposée comme un genre graphique à elle seule, un mètre-étalon du comic de zombie. L’histoire avance mais pourrait laisser de marbre, voire lasser, le lecteur moyen. Néanmoins, elle ravira, ou attristera, les aficionados de The Walking Dead.


1 commentaire

Cara · 5 janvier 2018 à 18 h 43 min

Merci pour cet article! J’ai lu le tome 28 et j’ai à peu près le même sentiment, mis à part qu’en tant que fan je ne suis nullement lassée^^
Et la fin… Pfffff quelqu’un sait quand le tome 29 sortira???

Bisous à l’équipe!

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