J’ai une relation compliquée avec Walking Dead. Tout autant avec le comic qu’avec la série télé, d’ailleurs. Si j’ai dévoré les vingt premiers Tomes [plus ou moins] et les quatre premières saisons… Je me suis lassé. Au point de ne plus m’intéresser du tout à l’histoire. Pour dire, lorsque les réseaux sociaux se sont emballés sur Negan et Lucille, je ne savais même pas qui c’était! Du coup, j’appréhendais la lecture de ce Tome 27 : Les Chuchoteurs.

Autant le dire tout de suite, l’arrivée triomphale de Negan à Alexandria m’a laissé froid. Si ce n’est le petit éclat sadique dans l’œil que Charlie Adlard a réussi à lui insuffler. Du coup, je comprends qu’on puisse s’intéresser au personnage. Et ce n’est pas fini : les Chuchoteurs menacent de venir s’en prendre aux différends groupes s’étant installés dans les environs. Il faut dire que ce fumier de Negan a décapité leur Alpha! Rick Grimes, dans son rôle de patriarche, devra organiser le front de résistance aux Chuchoteurs, en sollicitant l’aide de ses alliés.

Autant le dire tout de suite : le retour à l’univers Walking Dead s’est fait avec une facilité déconcertante. Tout comme la lecture. Mis à part quelques subtilités, de nouveaux personnages apparus et d’anciens qui ne sont plus là, pas grand-chose n’a changé. Robert Kirkman est égal à lui-même et le pire ne provient pas des zombies, mais bien des êtres humains. Les personnages sont, eux aussi, fidèles à ce qu’ils étaient et on voit bien que, dans la construction du groupe de personnages, chacun a sa place et une mission bien définie. En cela, Kirkman est intelligent en recyclant ses propres recettes et ne conservant que les personnages “ ultra-principaux ”. Un peu comme Les Feux de l’Amour, quoi. Mais avec des zombies!

Les dessins de Charlie Adlard sont fidèles aux Tomes précédents. Simples et efficaces, j’ai plus prêté attention au storytelling, du coup. Et, là encore, je comprends pourquoi replonger a été si facile. Le Monsieur est très, très doué. L’alternance des plans, des cases, n’est pas fait au hasard et insuffle un véritable mouvement aux dessins. Si on rajoute à ça quelques splash pages hyper détaillées on se retrouve avec un parfait exemple de ce qu’il faut faire en bande-dessinée. Et le noir et blanc ne gâche rien, renforçant même l’immersion. On a envie de lui dire merci.

Les Chuchoteurs est un Tome de Walking Dead dans la lignée des précédents. Même si on a l’impression qu’on va lire une histoire hyper convenue et somme toute “ classique ”, on se retrouve happé malgré soi par le talent des auteurs. Bon, ben j’ai des Tomes à rattraper moi, maintenant…


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