vampirellaSi je ne devais choisir qu’une héroïne de comics, ce serait sans nul doute Vampirella. Et ce n’est pas [que] parce qu’elle est court vêtue ! Ce “monstre” chassant les autres monstres a toujours éveillé un intérêt particulier chez moi. Je dois aussi dire que son intégration au sein de l’univers horrifique de chez Harris fait qu’elle tranche avec le reste de la production comics mainstream.

Oh ! Et puis c’est quand même parce qu’elle se ballade en maillot de bain en permanence…

Du coup, je ne pouvais pas passer à côté de l’Anthologie Vampirella Archives Volume 1 chez Delirium. Mettons de suite les choses au point, ce n’est pas une compilation des premières aventures de la vampire sexy. Enfin, si. Mais c’est surtout le recueil des quinze premiers numéros du magazine du même nom, publié à partir de 1969 chez Warren. Du coup, ça fait néanmoins 15 histoires de Vampirella à se mettre sous la dent.

planchea_246315Le volume nous propose les origines de Vampi, originaire de la planète Drakulon où le sang est la vie et est charrié par des rivières courant sur la totalité de la planète. Mais les deux soleils de Drakulon tapent fort et, peu à peu, la sécheresse apparaît, décimant le peuple. Grâce à une navette spatiale s’étant écrasée sur sa planète, Vampirella réussit à s’enfuir en direction de la Terre. Arrivée sur notre belle planète bleue, le sang ne se trouve pas dans les rivières, mais bel et bien dans nos veines ! Du coup, pour survivre, elle va devoir devenir une prédatrice, du moins jusqu’à ce qu’un scientifique lui concocte un sérum lui permettant de se passer de sang humain.

Par la suite, Vampi devient une chasseresse d’un autre style, pourchassant les démons et les adeptes du Dieu Chaos. Cette lutte va devenir le fil rouge de ses aventures, chaque épisode la voyant opposée à un nouveau groupe d’adeptes. En plus de Chaos, Vampi va devoir échapper à Conrad Van Helsing qui, accompagné de son fils Adam, a juré de mettre fin à la menace qu’elle représente. Mais de péripéties en pérégrinations, un doux sentiment va finir par s’installer entre la jolie suceuse de sang et le beau Adam, au grand dam de son père. Un dernier personnage viendra compléter la troupe désormais “classique” entourant Vampirella, à savoir Mordecai Pendragon, prestidigitateur raté et alcoolique.

Les autres histoires proposées dans cette anthologie regroupent des récits fantastiques, à tendance horreur, souvent rehaussés d’une pointe de sexy. De qualité inégale, ils sont toutefois tous de bonne facture et se laissent lire agréablement. C’est également l’occasion de retrouver de grands noms du comic tels que Barry Smith, Neal Adams ou Richard Corben, pour ne citer qu’eux.

gal_vamp_01Cette anthologie, toute en noir et blanc, est agrémentée des couvertures originales des 15 numéros qu’elle contient, dont celle du mythique numéro un par Frank Frazetta.

Plus que le simple fait de montrer une jeune femme en maillot de bain, des meurtres ou des monstres, le magazine Vampirella était un pamphlet pour la libération de la femme et la liberté d’expression. N’oubliez pas que ces histoires ont été publiées à la fin des années 60, début des années 70, période charnière en la matière. De plus, la Comics Code Authority était toute puissante en ce temps là et le magazine était vendu sans son aval, donc destiné à un public adulte. Comme quoi, on n’a pas attendu que Jim Lee dessine Psylocke en ninja-chaudasse pour voir des héroïnes de comics en bikini !

Beau volume que cette anthologie Vampirella, concoctée avec soin par une équipe qui ne peut qu’être passionnée. Si vous souhaitez aller plus loin que le mini-bikini de la demoiselle et vous plonger dans des histoires qui se démarquaient de la production de l’époque, vous ne serez pas déçus.

Catégories : Reviews VF

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