Si je vous parlais hier de Yoga Hosers, je faisais mon mea culpa en avouant ne pas avoir vu Tusk. Honte à moi ! Du coup, j’ai fait mes devoirs… et Chroniques Comics vous présente : sa première Chronique +

Wallace est podcaster et son grand truc c’est de se foutre de la gueule des autres. Mais sérieusement, et même sérieusement grave ! En plein kiff sur une vidéo YouTube, il décide d’aller interviewer son auteur au Canada. Une fois sur place il apprend que le gamin s’est foutu en l’air car il ne supportait plus que tout le web se paye sa tronche. Afin de rentabiliser son voyage, Wallace décide d’écouter les aventures de Howard Howe, ancien marin tétraplégique qui lui raconte ses aventures.

Et la plus belle de ses aventures, c’est de s’être retrouvé abandonné sur une île avec comme seul compagnon Mr Tusk, un morse qui lui a donné toute son affection. Mais–

[alerte spoil alerte]

–Howard a fini par bouffer son pote le mammifère marin. Depuis, il ne cherche qu’une seule chose : révéler le morse qui est en chaque homme. Et c’est Wally qui va en faire les frais !

Par plusieurs opérations chirurgicales qu’il pratique lui-même, il transforme peu à peu Wallace en morse humain. Voire en morse tout court. Ah ! Et entre-temps on apprend qu’il n’est pas du tout tétraplégique et peut danser la zumba si l’envie lui en prend.

Mais la transformation physique ne fait pas tout et il lui faut maintenant en faire un morse jusqu’au plus profond de son âme.

Précédant Yoga Hosers, ce film est vraiment le plus barré que j’aie vu depuis longtemps. Oui, plus que Y.H qui est déjà complètement dingue ! D’ailleurs, on y retrouve les deux Colleen dans un petit rôle.

Du coup, je retire ce que j’ai dit, et je classe Tusk premier de tous les films de dingue de ces dix dernières années. On se retrouve avec un scénario (de Smith) issu d’un esprit malade qui aurait pu être totalement jouissif si on avait gardé l’esprit fun. Le souci vient du fait que c’est traité à la façon d’un documentaire, ou presque. Du coup, on se retrouve avec un goût bizarre dans la bouche, un peu comme si on avait suçoté un hareng pas frais. Fini l’éclate totale et place au malaise.

En définitive, je n’arrive pas à comprendre le parti qu’a pris Kevin Smith pour ce film, qui ne ressemble à aucune autre de ses pellicules. S’il excelle dans les films loufoques et assure aussi dans les films sérieux, Tusk est vraiment à part. Un OVNi dans sa filmographie.

Catégories : Reviews TV/Ciné

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