Une fois n’est pas coutume, je vais vous parler d’un livre : Train d’Enfer. Eh oui, un vrai livre avec rien que des mots et pas de dessins dedans! « Quoi?! » allez-vous me dire, « qu’est-ce que ça veut dire? On est chez Chroniques Comics, on veut des histoires en images, nous. » On se calme, on se détend, et vous allez voir que le Comics, on y vient.

Abel Jackal est un détective privé un peu particulier. Pas très à cheval sur la loi, le protocole et tous les sacrés trucs que la morale impose, il mène ses enquêtes comme bon lui semble. La seule chose qui compte, c’est le résultat. Et des résultats, il en obtient toujours, peu importe la méthode.

Sa nouvelle enquête le conduit à espionner l’un des employés d’une boîte un peu particulière. Le patron est convaincu que l’un de ses plus proches collaborateurs vend des secrets industriels. À Jackal de prouver qu’il a raison… ou tort!

Si je vous parle aujourd’hui de Train d’Enfer, ce n’est pas un hasard. Allez, je vous laisse deviner… Une histoire de Privé. Bingo! [vous me connaissez bien à force]. L’auteur de ce roman n’est autre que Jérémy Bouquin, le scénariste de Le Privé, le French Comic dont je vous rebats les oreilles dès que j’en ai l’occasion. Suite à ma rencontre avec l’écrivain, c’est même lui qui m’a conseillé ce titre, se rapprochant beaucoup du Comic mis en images par Sebba.

Et c’est vrai. Jackal est le même genre d’ordure que le privé du Comics (auquel il faudrait penser à donner un nom, un jour). Même allure, même style. On dirait deux frères siamois séparés à la naissance. Tous deux ne lâchent rien, flirtent avec l’illégalité et mettent leur boulot au-dessus des autres considérations.

Train d’Enfer se traîne au début, le temps de mettre l’intrigue en place. Puis il accélère, on commence à faire connaissance avec ses voyageurs. L’enquête, le voyage, se poursuit jusqu’à la pointe de vitesse, le point culminant du récit, la où il n’est plus question de faire demi-tour. Bon an mal an, malgré les cahots, on poursuit le voyage, jusqu’à un final, une arrivée en gare, à laquelle je ne m’attendais pas.

Ce livre, c’est aussi une façon très particulière de mettre en scène l’intrigue. Le style de Jérémy Bouquin est haché. Sec. Les phrases sont courtes et percutantes, posant l’action en un minimum de mots, sans fioritures. Au début j’ai trouvé ça gênant, surtout pour la mise en place de l’intrigue et des personnages. Pourtant, lors des scènes d’action, ce style se révèle percutant, permettant de mettre en place un rythme soutenu, laissant le lecteur le souffle coupé.

Si je préfère un style un peu plus littéral dans mes lectures, je dois avouer que, à part au début, le temps de s’y faire, ça ne gêne pas la lecture. Au final, cela permet de se faire une image mentale plus nette des faits, de l’histoire. Je le comparerais d’ailleurs volontiers à un scénario. De là à le voir mis en images…?

Train d’Enfer ne déçoit pas. C’est un polar pur et dur se passant en plus chez nous, vers Tours. Bien ancré dans le réel, il n’en est que plus prenant et il a été difficile pour moi de lâcher la lecture.

Si vous cherchez un bon livre pour les vacances : foncez!


  • Titre : Train d’Enfer
  • Album : 208 pages
  • Editeur : Wartberg (Septembre 2015)
  • Langue : Français
  • ISBN-13: 978-3-8313-2797-3
  • Prix : 10,90€

    
HISTOIRE
85%
    
CARACTÉRISATION
90%
    
AMBIANCE GLOBALE
90%


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