Infinite Loop a été l’une des premières chroniques que nous vous avons présentée. Après un passage chez IDW et son arrivée chez Glénat Comics, il était temps de se pencher sur le Tome 2.

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A la fin du Tome 1, Ano disparaissait de la réalité alors que Terry était rejointe par une multitude de sosies multidimensionnels. Pour vous résumer ce nouveau Tome, je vous dirai simplement que nous suivons la quête de Terry pour retrouver l’amour de sa vie et ré-étalonner ce faisant la réalité. En chemin, elle devra remettre en question son passé, son histoire, son éducation. C’est un voyage temporel à travers l’histoire de Teddy, mais à travers l’Histoire également.

Mais ce Tome 2 est avant tout, pour moi, une claque visuelle impressionnante! Le dessin d’Elsa Charretier m’a explosé au visage dans une succession de pages hyper innovantes dans leur découpage. La gestion des cases, leur profondeur et leur perspective, la qualité du dessin, en somme, est à mille lieues du premier opus, beaucoup plus classique dans sa présentation. Les capacités d’Elsa ont atteint des sommets et c’est un pur bonheur d’apprécier les graphismes, notamment dans les passages les plus “science-fiction”.

 

Et le scénario n’est pas en reste. Si j’avais trouvé le message de tolérance du Tome 1 un poil trop appuyé au détriment de l’histoire, Pierrick Colinet a, lui aussi, atteint un équilibre frisant la perfection. Tout le volume nous parle de Liberté. Avec un grand “L”. Pas uniquement la liberté et la fierté de son orientation sexuelle, mais également la Liberté qui guide le peuple vers la tolérance et l’acceptation de la différence, quelle qu’elle soit. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que ce Tome est sous-titré “La lutte”. Tout au long de son voyage, Teddy devra se battre, au propre comme au figuré, pour imposer son amour. L’unité 70 symbolisant l’intolérance et l’immobilisme de la société et Andromeda le refus de la catégorisation des gens. L’appel à la tolérance des auteurs relaie celui de grands êtres humains (quel que soit leur sexe) apparaissant également en tant que personnages et vecteurs de grandes idées.

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En définitive, Pierrick Colinet et Elsa Charretier nous offrent, non pas un pamphlet, mais un message d’amour et d’espoir pour l’ensemble de la société humaine. Je fais ici mon mea culpa car, malgré toute l’estime que je porte aux auteurs la sympathie que j’éprouve pour eux, j’avais été légèrement déçu par le Tome 1. Les défauts, toutefois mineurs, du premier Tome sont oubliés et l’histoire se lit dans son ensemble. C’est presque à en regretter que The Infinite Loop n’ait pas été publié en format intégrale pour en apprécier toutes les nuances.

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Catégories : Reviews VF

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