Lorsque Valiant décide de réunir ses héros les plus frappadingues dans la même mini-série, forcément, on s’attend au pire. Ou au meilleur, au choix ! Du coup, Bliss Comics nous propose The Delinquents, en un seul volume réunissant les quatre épisodes [plus le jeu à boire de société].

Armstrong est immortel, on le sait. Ce qu’on ignore, c’est qu’il y a bien longtemps, le roi des vagabonds lui a confié la carte menant au trésor de sa confédération. Oui, les vagabonds sont vachement bien organisés ! Enfin, pas tant que ça, vu que la carte originale a été perdue et tatouée sur le postérieur du roi précédent. Du coup, Armstrong se retrouve en possession d’une carte en peau-du-cul, dont il ne tarde pas à égarer la moitié.

Longtemps, longtemps après [de nos jours, quoi] le dirigeant de la multinationale agricole Mondostano acquiert une moitié de la carte. Il embauche alors Quantum & Woody pour retrouver l’autre partie, mais aussi le trésor caché.

De son côté, Armstrong réalise qu’il n’a pas été du plus grand sérieux et décide également, en compagnie d’Archer, de retrouver la moitié manquante de sa carte. Le deux équipes ne vont pas tarder à se rencontrer.

Pour ce volume, je m’attendais au méga-délire! La rencontre en Armstrong, l’immortel ivrogne et baiseur, et Woody, le parasite faisant la chouille en permanence, promettait d’être épique. Là où je m’attendais à un déluge de gags, genre Very Bad Trip, si vous voyez le tableau, on se retrouve avec un Bud Spencer & Terence Hill. C’est à dire que Quantum influence Armstrong et Woody influence Archer. C’est pour dire! Amstrong, autant dire Bacchus, le Dieu de la picole, influencé par le mec qui met des strings sous sa combi…!

Fred Van Lente et James Asmus ont parfois de bonnes idées, comme la carte tatouée sur les fesses ou les créations de Mondostano, mais on est loin de la grosse poilade que ça aurait pu être. Bienvenue dans un road trip à la gloire du bon vieux temps. Sérieux, on se croirait dans un manuel d’histoire des USA.

Les dessins de Kano sont dans la moyenne, tout du moins au niveau de la partie graphique pure. Pas de quoi s’extasier, mais pas de quoi pleurer non plus. C’est lors du découpage des planches qu’il déborde d’inventivité et où, pour le coup, une certaine influence « beatnik » se fait ressentir. J’en viens à me dire qu’il aurait mieux valu qu’il gère le scénario, tellement certaines de ses compositions sont en adéquation parfaite avec l’attente qu’on pouvait avoir pour ce volume.

On ne juge pas un livre à sa couverture, a t-on l’habitude de dire. Eh bien, c’est un peu le cas de The Delinquents. Le rendez-vous entre les deux duos est plutôt raté, mais vous pouvez retrouver Archer et Armstrong dans leurs nouvelles aventures. Pour Quantum & Woody, plus qu’à attendre que Bliss nous propose en V.F l’excellent Q2.

Cette chronique est garantie 100% sans chèvre. Aucun animal n’a été blessé lors de la rédaction de cet article.


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