C’est un oiseau ? C’est un avion ? Non, c’est qu’une blonde en mini-jupe avec une cape… ! Eh bien non, Supergirl, ce n’est pas que ça. Avant que TMC ne commence à la diffuser, petit topo sur la saison 1 [avec du spoil, à vos risques et périls].

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Pas de grands changements par rapport aux comics. Kara Zor-El est envoyée sur Terre au moment de la destruction de la planète Krypton pour veiller sur son jeune cousin, Kal-El. Mais sa navette se perd en chemin, sans qu’elle ne vieillisse. Et lorsqu’elle atterrit, Kal a grandi et est devenu Superman. Kara est alors adoptée par la famille Danvers (Dean Cain et Helen Slater. Énorme : l’acteur de Lois et Clark et l’actrice du film Supergirl !). En compagnie du couple et de leur fille, Alex, elle apprend les us et coutumes de sa nouvelle planète.

C’est quelques années plus tard que l’on retrouve Kara, assistante de Kat Grant (Calista Flockhart, dans un rôle taillé pour elle), magnat des médias et de la communication. Forcée de se dévoiler au monde pour sauver un avion menaçant de s’écraser, elle partage son secret avec ses amis Winn Schott et James Olsen.

En parallèle, elle intègre le Département des Opérations Extra-terrestres (D.O.E) où travaille déjà Alex (Chyler Leigh). Ensemble, et sous la direction de Hank Henshaw* (David Harewood), cette organisation gouvernementale secrète doit sauver la Terre des menaces alien. Au fil des épisodes, ce sont également les menaces méta-humaines et humaines qui se rajouteront à leur domaine de compétences.

* À noter que, contrairement au comics, ce Hank Henshaw n’a rien à voir avec le cyborg Superman.

Rien de particulier sur la structure des vingt épisodes de la saison un. La série adopte une structure classique se résumant par :

– épisode pilote pour présenter les personnages

– un fil rouge, suivant une menace identifiée tout au long de la saison jusqu’à l’épisode final

– un argument romantique entre l’héroïne et l’un des personnages principaux

– un nouvel adversaire à chaque épisode

– un cliffhanger final

Mais l’intérêt ne réside pas uniquement dans les batailles menées par Supergirl. Si, au final, elle s’en sort plutôt pas mal niveau castagne, c’est l’équilibre entre baston et sentiments qui fait que la série passe plutôt bien. Si la vision du premier épisode m’avait fait craindre un « Bridget Jones chez les super-héros », la série évolue sur un terrain moins mièvre [désolé pour les fans de Bridget]. Ne nous voilons pas la face, le public visé est clairement féminin. D’ailleurs, l’argument romantique est vraiment très présent et le scénario est plein de bons sentiments. Ça larmoie également beaucoup.20160112_101624sg3

À côté de ça, Supergirl, tout comme sa sœur Alex, ont un côté badass vraiment prononcé. Faut pas faire chier les sœurs Danvers, sinon elles te pètent la gueule ! Du coup, l’équilibre dont je vous parlais plus haut arrive à toucher tous les publics, et pas uniquement la midinette.

Les sentiments, parlons-en encore, mais pas là où vous les attendez. Supergirl, n’en doutons pas, nous parle avant tout de l’histoire d’une réfugiée, d’une orpheline. Cette situation a profondément marquée Kara. Assez pour hésiter à faire ce qui doit contre sa propre tante, Astra, évadée de la prison de Fort Rozz et déterminée à exterminer toute la population Terrienne. Elle, c’est clairement l’envahisseur alien tel qu’on l’imagine. Mais en brune.

Sa relation avec sa sœur adoptive Alex est très forte, au point d’oublier le « adoptive ». Le lien qui s’est tressé entre elles est tellement fort que, plus d’une fois au cours de la saison, il permet de dénouer des situations… quand il ne les déclenche pas !

Malgré l’amour et l’éducation que lui ont donnés les Danvers, Kara noue deux relations filiales de substitution. Tout d’abord, en tant que Kara, avec Cat Grant qui, d’employeur, évolue de plus en plus au fil des épisodes vers un rôle de mentor, de modèle, pour la petite assistante.

Supergirl elle, mais encore plus Alex, ont cette relation avec Hank Henshaw, le directeur du D.O.E. Et lui-même reporte toutes son affection sur les filles, suite à une promesse faite à Jeremiah Danvers au moment de sa mort. Et aussi pour compenser un peu la perte de ses deux filles à lui dans des circonstances que je spoilerai pas…

SUPERGIRLUne dernière chose que je ne peux pas passer sous silence, c’est l’épisode World’s Finest, qui voit Supergirl en duo avec The Flash ! Et c’est clairement un duo qui fonctionne. Tant dans l’association Flah/Supergirl, que dans la relation entre Kara et Barry. Dans cet épisode ils doivent affronter l’association de Livewire et Silver Banshee. Et même si les méchants sont à chier, voir les deux héros agir de concert semble vraiment naturel. Un vrai pied à regarder !!

Supergirl, en quelques épisodes, a réussi à faire taire tous les a-priori que je pouvais avoir avant visionnage. Au point d’en oublier de vous parler de Superman, parfois mentionné, mais jamais vu dans cette saison. Un comble !

Avec la migration de Supergirl sur CW aux États-Unis, chaîne diffusant déjà Arrow, The Flash et Legends of Tomorrow, nous allons pouvoir profiter d’un véritable univers D.C télévisé. Et en plus, Superman est annoncé aussi. Vivement la saison deux !


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