C’est dans la collection “Légendes”, chez Delcourt, qu’est publié Star Wars – Dark Times – Tome 1. Eh oui, l’univers de la Guerre des Étoiles propose encore et toujours des séries s’intercalant entre les épisodes cinématographiques.

Juste après la Guerre des Clones, Dark Vador est encore l’apprenti de l’Empereur. À peine remis de sa transformation en cyborg, il n’est pas encore l’homme à poigne que l’on aime détester. Et c’est pour ça que l’Empereur ne lui révèle pas tous les secrets de ses actions militaires, et leurs suites. Alors que Vader apprend à devenir un dictateur, la guerre qui faisait rage sur Néo Plymto s’est achevée avec la défaite des Nosauriens et de leur général, le Jedi Dass Jennir. Ayant échappé à l’ordre 66, visant l’extermination de tous les Jedi, il réchappe également à cette guerre en compagnie de Bomo, un Nosaurien. C’est pour retrouver la femme et la fille de ce dernier qu’ils montent à bord de l’Uhumele et s’allient avec son Capitaine. Il ne leur reste plus maintenant qu’à réussir à décoller de Néo Plymto…

Pur produit Star Wars que ce volume, contenant tout ce qu’on peut attendre : des batailles sur des planètes lointaines, un Jedi solitaire associé à des contrebandiers, Vador et des Sormtroopers, des conflits moraux… Un vrai condensé. Mais plus que l’action, ce sont les dilemmes moraux des personnages qui sont intéressants. En cela, Welles Hartley et Mick Harrison nous livrent un scénario plutôt bien fichu et se focalisant sur deux personnages.

Vador [ou Vader, au choix, tout dépend de votre âge et de ce que vous avez déjà lu/vu sur la saga], d’abord. Protégé de Palpatine, ou plutôt Dark Sidious, dans un rôle d’apprenti méchant. Les auteurs arrivent à le rendre beaucoup plus humain que ce à quoi on s’est habitué dans les films. Ils démontrent bien que ses choix d’avenir ne correspondent pas forcément à ses désirs passés. Le mal qu’il incarne n’est pas absolu et il laisse un espoir pour une future rédemption du personnage (cf Le Retour du Jedi).

Dass Jennir, ensuite. Ayant échappé à la purge des Jedi, il se doit de se tenir volontairement éloigné de certains des préceptes propres à l’enseignement qu’il a reçu. De ce fait, sa propre probité morale, sa vision du bien et du mal, évolue. Certains moyens, même mauvais, peuvent être donc utilisés pour un plus grand bien, ou un objectif plus “noble”. On retrouve en cela les propres choix qu’a fait Anakin et qui l’ont conduit vers le côté obscur.

Cette série est mise en images par Douglas Wheatley, qui a su capturer l’essence même de ce qu’on peut vouloir voir dans un comics Star Wars. Les effets de profondeur dans certaines de ses cases, et pas seulement dans les planches se passant dans l’espace, est saisissant. Un vrai cinémascope. Il nous livre pour le reste un travail de très bonne facture, malgré parfois quelques différences dans les traits des visages, notamment pour Jennir. Son Vador, plus fin, moins imposant qu’à l’accoutumée, est vraiment convaincant, son air “frêle” le rapprochant de la version cinéma de l’épisode III et accentuant son côté novice.

Belle série que ce Dark Times, sachant jongler avec les codes de l’univers Star Wars, et même un monument comme Vador, avec brio. Même si six Tomes sont disponibles chez l’éditeur, il peut se lire par lui-même. À vous de voir ensuite si vous voulez continuer l’aventure.

Catégories : Reviews VF

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