Bonjour et bienvenue à tous ! Cette semaine, une review VO avec un comic un peu particulier, puisqu’il s’agit d’un crossover entre deux franchises : Star Trek vs. Transformers !

         Dans ces comics, parus chez IDW Publishing entre septembre 2018 et janvier 2019, nous faisons un bon dans le passé pour y retrouver les personnages de la série animée Transformers de 1984, ainsi que les personnages de la série animée Star Trek de 1973 !

         Dans ce récit en cinq chapitres, les deux séries animées se déroulent dans le même univers, mais à des époques différentes. Ainsi, après la fin de la série Transformers de 1984, les Autobots ont continué à rester caché parmi les véhicules humains, jusqu’à ce que ces derniers n’entament la Troisième Guerre mondiale en 2026 (comme c’est le cas dans l’univers de Star Trek). À ce moment, les Autobots ont fui dans l’espace à la recherche d’Energon (leur carburant), dans un gigantesque Cybertronien (un Titan) dénommé Fortress Maximus ! Errant dans l’espace pendant plusieurs décennies, ils ont fini par trouver une planète pleine d’Energon ; mais c’est à ce moment-là que les Decepticons (eux-même dans un Titan du nom de Trypticon) les ont attaqués. L’histoire s’est alors répétée : les Autobots et les Decepticons se sont écrasés sur la planète et sont restés inconscients pendant plusieurs siècles, jusqu’à ce qu’une équipe de mineurs Andoriens et Vulcains n’activent les systèmes de Fortress Maximus. Ce dernier répara les Decepticons, puis les Autobots ; au moment où l’Enterprise du Capitaine Kirk venait secourir les mineurs attaqués par les Cybertroniens de Megatron.

         L’histoire de ce comic se déroule donc sur la planète Cygnus Sept, une mine de dilithium proche de la frontière Klingonne. Sur sa route vers la planète, l’Enterprise a mis à mal un vaisseau Klingon, dirigé par le Commander Kuri. Et tandis que l’équipage de James T. Kirk fait la rencontre des Autobots sur la planète, le croiseur de Kuri s’écrase sur Trypticon, en orbite au-dessus de la planète. Ainsi, après plusieurs explications de chaque côté, les Autobots et l’équipage de l’Enterprise vont s’allier, de la même manière que les Decepticons et les Klingons, sur Trypticon. Après quoi, la guerre est déclarée entre les deux factions ! Bien entendu, connaissant la nature traîtresse des Decepticons et le comportement fier des Klingons, rien ne va se passer comme prévu !

         Le scénario, écrit par John Barber et Mike Johnson est vraiment sympathique et se lit très simplement, sans être pour autant très recherché. Le point que je trouve le plus intéressant est d’avoir réussi à mettre les deux franchises dans le même univers, sans avoir besoin de recourir à un voyage inter-dimensionnel ou à un « portail spatio-temporel ». Le fait de faire coexister les deux séries dans un seul univers, mais à des époques différentes, rend le récit plus cohérent et moins complexe ; ne faisant alors pas perdre un ou deux chapitres à expliquer comment on en est arrivés là. Malheureusement, l’intrigue n’est pas sans défaut. Je trouve personnellement que l’histoire prend beaucoup trop de temps à se mettre en place, pour au final être accélérée dans le dernier chapitre. En effet, les quatre premiers chapitres servent de mise en place, mais au lieu d’avoir un gros combat final dans l’ultime chapitre, à la dernière minute, un personnage vient changer toute la donne ; forçant donc à remettre en place un nouveau statu quo dans le chapitre cinq avant d’avoir enfin un combat final, qui ne comporte alors qu’un peu moins de dix pages. Et c’est dommage, car on a quatre chapitres qui finissent par devenir désuet, car le chapitre cinq seul suffit à raconter une histoire quasi complète. Après, je pinaille un peu, mais j’ai juste été déçu par cet ultime retournement de situation peut-être un peu trop important.

         Au niveau des dessins, Philip Murphy reprend le style des deux séries animées à la perfection. Ça pourra ne pas forcément plaire à tous, sachant qu’on est loin des graphismes « habituels » d’un comics. Cependant, on retrouve les traits, à la fois des personnages de Star Trek, mais aussi des personnages de Transformers ; chacun dans leur propre style, qui se marient très bien. Bien que l’artiste laisse sa place à Jack Lawrence pour illustrer le chapitre 3, ça ne change vraiment rien, comme les deux essayent de coller au plus près des styles graphiques préexistants ; on lit le tout comme un ensemble sans être gêné par le changement d’artiste. Idem du côté de la couleur, où Priscilla Tramontano s’occupe du premier chapitre, suivit de Leonardo Ito et Josh Burcham, pour le chapitre 2, avant que ce dernier ne s’occupe seul des derniers chapitres. Comme les trois coloristes tentent de retrouver les couleurs vives et des aplats avec très peu de dégradés, on n’est en aucun cas perturbé par le passage de l’un à l’autre.

         Retourner dans les univers des séries animées permet de retrouver des personnages créer spécialement à cette époque, comme notamment la caitienne M’ress et l’edosien Arex ! Qui plus est, la fusion entre les deux séries permet plusieurs créations assez sympathiques que je ne vous spoilerai pas, par courtoisie !


         Bref, un bon petit crossover comme sait le faire IDW ; après les fusions entre Batman et les Tortues Ninja, ou encore Star Trek et Green Lantern ! Le seul bémol est une fin un peu accélérée, et peut-être un style graphique qui ne plaira pas à tous ; mais l’ensemble reste très intéressant et divertissant !

         Sur ce, à la semaine prochaine pour une nouvelle review !


  • Titre : Star Trek vs. Transformers
  • Pages : 120 pages
  • Editeur : IDW Publishing (21 mai 2019)
  • Langue : Anglais 
  • ISBN : 978-1684054367
  • Prix : 17,99$

    
HISTOIRE
80%
   
DESSIN
70%
    
CARACTÉRISATION
90%
    
AMBIANCE GLOBALE
80%