Gros, gros volume que ce Tome 15 de Spawn : Armageddon. Par la taille, d’abord, mais également par le contenu. Si vous nous suivez régulièrement [ce que j’espère] vous avez probablement déjà lu les Chroniques de Spawn Renaissance Tome 1 et Tome 2. Ce Tome 15, lui, se situe avant et fait suite au Tome 14 [oui, bon, c’est logique].

 

Grosso modo, Al Simmons est toujours le Hellspawn, mais a réussi à se défaire de toute influence de Malebolgia. Par contre, il se retrouve face aux jumeaux de Wanda et Terry qui s’avèrent ne pas être réels. Ils sont en fait les personnifications anthropomorphiques de Dieu et Satan, voués à se livrer une guerre éternelle devant se terminer lors de l’Armageddon, l’affrontement final. Et on y est! Anges, démons, Dieu et Diable, vont s’opposer les uns aux autres pour mettre fin à leur querelle éternelle. Spawn va devoir tenter de sauver l’humanité grâce aux pouvoirs divins que lui a conféré la Mère de toutes choses.

 

Bien que toujours supervisé par McFarlane, c’est David Hine qui nous pond cette histoire de combat final entre le bien et le mal. Et il assure! Son scénario, complexe, repart aux origines de la saga, au pacte passé entre Malebolgia et Simmons et ayant conduit celui-ci à devenir Spawn. Il va même au-delà de ce point zéro, explorant les relations de Simmons, l’homme, avec sa femme bien avant qu’il ne soit tué. Et c’est pas du joli. Loin de la figure de héros à laquelle on pouvait s’attendre, Al Simmons entrait directement dans la catégorie « gros fumier ». Et toutes ces actions passées « mauvaises » l’ont inexorablement conduit à son pacte démoniaque. Très fort…

Mais ce n’est pas tout. Hine explore aussi la figure messianique que représente Spawn/Simmons. Mort et ressuscité par deux fois. Le flanc transpercé par une lance. Doté de pouvoirs divins et d’ailes angéliques. Oui, Spawn a eu droit à la rédemption, et les ressemblances avec Jésus sont légion au cours de ce volume.

Pour finir, on a droit à trois histoires mettant en scène des Spawn de différentes époques : le Japon féodal, le Far West et la première guerre mondiale. Loin d’être anecdotiques, ces récits apportent une certaine logique au mythe de Spawn, qu’ils renforcent tout en mettant en évidence le fait que Malebolgia ourdissait un plan depuis longtemps déjà.

 

Au dessin, c’est la farandole des illustrateurs, qui se suivent mais ne se ressemblent pas. Bon, forcément, il y a quatre histoires différentes, se passant à des périodes différentes… L’histoire principale, celle qui nous intéresse le plus, est illustrée par Philip Tan, et je dois dire que c’est vraiment beau à regarder. Il a su suivre les traces de McFarlane et Capullo, tout en gardant sa propre patte graphique. Alors, forcément, il y a du noir et du noir, mais l’encrage très fin lui donne un petit air « années 90 », à la Danny Miki ou Brett Booth. Du coup, on en prend plein les yeux, l’histoire se prêtant en plus à des scènes apocalyptiques.

 

Véritable Bible que ce volume de Spawn, tant par la pagination que par l’histoire qu’il propose, directement inspirée par les écritures. Cette orientation religieuse est visiblement l’une des obsessions du créateur de la série, ce qui peut déplaire, j’en conviens. Néanmoins, j’ai réussi à comprendre tout ce qu’il s’était passé depuis que j’avais laissé la série de côté [époque Semic, c’est pour dire – et hormis Renaissance] tout en me remettant à jour au niveau de l’histoire. Si vous cherchez une lecture épique, ce sera la came parfaite!

Catégories : Reviews VF

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