Après avoir suivi le retour de Al Simmons dans le Tome 1, puis l’avoir accompagné aux enfers dans le Tome 2, regardons comment s’en sort Spawn avec ce Tome 3 de Renaissance.

Al est de retour de l’enfer, où il a troqué son costume/symbiote avec Satan contre l’âme de Wanda. Eh oui, ce coup-ci Wanda est bel et bien morte et son âme repose au Paradis. Au grand dam de Al, mais surtout de Terry qui retrouve l’ex-mari de sa femme re-re-revenu d’entre les morts et qui lui demande [encore !] de l’aide. Car sans son symbiote, Spawn n’est plus qu’un homme, qui peut être blessé, assommé, transpercé et tailladé. Vivant, quoi ! Pas facile, du coup, de rendre la justice. Heureusement, il va être recruté par Ant dans une chasse au gourou-donneur-de-super-pouvoirs pour rendre la justice. Ce qui ne sera pas du goût de Malcolm Dragon.

Grosse annonce pour ce Tome 3 qui voit le retour des aventures du Savage Dragon publiées en France. Des années qu’on attend ça ! Le seul petit souci étant que les lecteurs francophones n’auront aucune idée du pourquoi Dragon père est en taule, Dragon fils est flic à sa place et en plus père de trois petits monstres [des bébés dragons, quoi. Pas de vrais monstres terrifiants. Quoi, que…].

Ce Tome voit aussi l’introduction de Ant, héroïne fourmiesque, partante pour s’acoquiner avec Dragon, mais surtout avec Spawn, dont elle partage le sens expéditif de la justice. Là encore, les lecteurs Français ne connaîtront pas le passé de cette héroïne, sans pourtant que cela nuise à la progression de l’histoire.

Du coup, ce volume regroupe deux séries et trois héros dont les buts et façons de faire diffèrent tout en étant complémentaires, tant au niveau des caractères que des pouvoirs. On se retrouve un peu devant une Freak Force réinventée qui passe plutôt bien.

Du coté de Spawn [car c’est quand même de sa série qu’on parle], il se trouve qu’il gère plutôt bien son retour à la vie humaine. Terry lui fournit une planque, des armes, du pognon, la totale ! En plus, Al a réussi à garder un ch’tit bout de costume symbiotique qu’il fait repousser tranquillou, un peu comme on élèverait un chiot. Sans la protection que lui offre le symbiote, Spawn ne doit alors plus compter que sur son entraînement militaire et ses armes pour défoncer du méchant. On se retrouve alors avec un Batman hyper violent enclin à utiliser tous les atouts à sa disposition. C’est dommage que le duo McFarlane/Larsen aient fait grandir le symbiote un peu trop vite, même s’il n’est plus hyper puissant comme auparavant. En effet, cette version d’un Spawn affaibli tranche énormément avec l’omnipotence qu’on peut retrouver dans l’autre série dévolue à Spawn chez Delcourt. Du coup, ça propose une autre vision du héros qui aurait pu conduire à des développements scénaristiques intéressants.

Niveau dessin, on est dans la droite ligne du Tome précédent, Erik Larsen proposant une partie graphique sans temps mort. Son Spawn dépourvu de pouvoirs a un petit air baroudeur directement issu des années 90, des poches de partout et armé jusqu’au dents. On croirait un Deadpool ou un Cable de la grande époque Liefeld. Hommage pour les 25 ans d’Image Comics ?

J’ai également aimé sa proposition du trio Spawn/Dragon/Ant, qui offre quelques pages de pur bonheur graphique, même si parfois quelques dessins sont brouillons, limite bâclés. Ça se ressent sur certaines cases où les personnages sont à peine reconnaissables. Par contre, je trouve qu’il excelle dans les scènes intimistes de la famille Dragon. Sa façon de nous présenter les bébés Dragon est excellente et on ressent tout le plaisir qu’il a à s’occuper de sa propre série.

Encore une fois, Spawn Renaissance nous propose un Tome bourré d’action. Les actes de Al Simmons sont, cette fois, contrebalancés par la droiture de Dragon et la régénération du costume amène un changement de direction assez intéressant pour la série.

Catégories : Reviews VF

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