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Tout d’abord, si vous vous posez la question, je ne vais pas parler de Solo en sa qualité de film, vous pouvez trouver cela ailleurs.

Je vais aborder Solo dans ce qu’il a su me faire ressentir, au-delà de sa nature de film de divertissement grand public à but lucratif.

En effet, comme beaucoup de franchises, Star Wars existe avant tout pour engendrer de l’argent et dans les faits, la raison d’être de Solo n’est en rien différente. Pourtant, derrière tous ces grands mots, le film a su me toucher dans ce qu’il propose en terme de contenu.

Pour être parfaitement honnête, l’état d’esprit dans lequel je me trouvais pendant le visionnage y est sans doute pour beaucoup et de fil en aiguille, beaucoup de liens se sont faits dans ma psyché. Bien plus qu’un film et à titre purement personnel, je me suis retrouvé avec un fragment de vie qui me parlait énormément et qui a su se greffer à mon propre vécu.

 

Plus que jamais, j’ai compris Han Solo. Plus que jamais, je l’ai aimé, alors même que je n’avais jamais pu avoir d’empathie pour lui hormis dans « Le Réveil De La Force ».

Cette quête de l’amour, souvent banale et énormément utilisée dans les œuvres de fictions, a pourtant su jouer une mélodie parfaite qui résonnait dans mon cœur.

Avec plus d’une semaine passée depuis le visionnage, je n’arrive pas à oublier ce film, tout comme je n’arrive pas à oublier ma propre vie.

Dans sa manière de raconter l’amour au travers des yeux de Han et Qi’ra, j’y ai retrouvé une nouvelle variante capable de correspondre à un nouveau type de spectateur.

Les notions de temps qui passe, d’intemporalité et de persévérance, mais aussi d’échec, de trahison et de nostalgie, sont autant de sentiments dans lesquels je peux me retrouver.

Trop souvent, l’amour est représenté lors d’instants fugaces, embelli et montré sur des périodes de découverte du couple. De ce fait, voir les séquelles de l’amour sur le long terme, avec ses blessures et ses espoirs, permet d’appréhender bien plus la psychologie des personnages, de s’identifier même, par le biais de nos expériences, ce qui permet de s’attacher réellement à eux.

Au-delà de l’amour dans son état le plus pur, Solo est aussi une histoire de contrebandier et la notion de trahison plane ainsi en permanence autour des personnages.

La trahison, si elle colle naturellement à l’idée que l’on se fait de la contrebande, nous est forcément connue aussi dans la vie privée.

Très vite, donc, je me suis retrouvé avec un condensé d’émotions bien trop puissantes qui me parlaient et c’est ce qui m’a fait croire en ce que je voyais.

 

Dans son ensemble, donc, le film n’est pas parfait. Certains éléments peuvent chagriner et faire tiquer un fan de Star Wars.

L’image donne parfois une sensation de flou désagréable, par exemple, mais pourtant, je n’ai pu m’empêcher de sourire de la première à la dernière minute de film et ce malgré l’appréhension initiale que j’avais, comme le savent ceux ayant lu mon avis sur « Star Wars – Les Derniers Jedi ».

Solo est beau dans ce qu’il raconte et je suis d’autant plus attristé de l’accueil qui lui est réservé. Ce n’est pourtant pas étonnant quand on se souvient du manque flagrant de promotion pour le film et des propos soi-disant tenus par Disney, qui annonçait bien longtemps avant la sortie en salle l’échec commercial et le jeu d’acteur apparemment médiocre d’Alden Ehrenreich, l’interprète de Han Solo.

Selon moi, il n’en est rien et c’est bien dommage de souffrir autant des déclarations de son propre créateur.

 

Au final donc, ma relation avec Star Wars est comme celle que l’on pourrait avoir avec son/sa partenaire. J’ai eu une grosse dispute lors de l’épisode VIII. Je pensais que c’était fini, que rien ne pourrait nous réconcilier. Heureusement, le temps a passé et timidement, Solo est arrivé, comme une réconciliation et nous voilà repartis comme au premier jour, ou, du moins on fait comme si, en espérant très fort que cette fois-ci, rien ne pourra nous séparer.

 

Maki

 


  • Titre : Solo – A Star Wars Story
  • Réalisateur : Ron Howard
  • Production : Lucasfilm / Walt Disney Pictures
  • Genre : Science-Fiction
  • Durée : 2h15
  • Date de sortie en France : 23 Mai 2018
  • Distribution : Alden Ehrenreich, Emilia Clarke, Donald Glover, Woody Harrelson
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