Ce week-end, j’ai testé le Salon du Livre et de la Presse Jeunesse de Montreuil. On m’avait prévenu, et je le confirme : c’est grand et il y a du monde ! Enfin, c’est surtout des… des… Argh, si, les trucs avec des bras… rose, rose pâle… Ah, des enfants, voilà ! [Florence Foresti Style].

Et c’est pas peu dire ! Une horde de marmots avait envahi les lieux. Et toute blague mise de côté, je dois avouer que j’ai ressenti un petit pincement en réalisant que tous ces enfants étaient venus dans un salon du LIVRE. Des centaines, des milliers de lecteurs potentiels prenant d’assaut les stands des éditeurs sur deux niveaux. Faisant la queue parfois très longtemps pour rencontrer un auteur, pas forcément de B.D en plus, mais aussi de pavés remplis de mots. De quoi mettre une grande claque à tous ceux qui dénigrent la jeunesse actuelle, tiens !

En faisant le tour du salon, j’ai effectivement constaté que les moins de 12 ans étaient le cœur de cible de la manifestation. Les nombreux éditeurs avaient également adapté leur offre à ce public, du manga à la B.D en passant par le roman jeunesse. Au final, en tant qu’adulte, ma visite fut plutôt rapide. Sauf…

Sauf que, sur le stand Original Watts, en plus de proposer de la B.D et du comics adapté à un public plus âgé, se déroulait une séance de dédicace de Jean-Yves Mitton !!! Le Pape du French Comics himself ! Autant vous dire que j’étais comme un gosse à rencontrer, plus longuement cette fois, celui qui a su me faire rêver lorsque j’étais plus jeune. En plus d’être talentueux et vraiment sympathique, c’est une mine d’informations sur le comics et un vrai puits de sagesse. Comme il m’a dit à mon départ « Ne cessez jamais d’être un enfant« . Et les vingt minutes passées à le côtoyer m’ont permis de me retrouver tel que tous les bambins qui m’entouraient. Un pur plaisir.

En parlant de retour en arrière, le stand Pif a, lui aussi, ravivé des souvenirs d’enfance et de gadgets tous plus futiles, et donc indispensables, les uns que les autres. Entre les magazines nouvelle formule et les produits dérivés, on avait le choix. On pouvait même choisir l’Humanité, c’est pour dire.

En baguenaudant au gré des allées, mon regard s’est posé sur Mystery, aux éditions Makaka. La couverture, reprenant l’iconographie de Clark Kent écartant sa chemise pour dévoiler l’insigne de Superman m’a poussé à feuilleter le volume. Du coup, j’ai pas mal discuté avec Ced, créateur de la série, mais également du design des personnages, qui assume complètement ses références comics. D’ailleurs, au cours de la conversation, j’ai pu constater sa connaissance du sujet. Je vous reparlerai plus tard du Tome 1 de Mystery, vu que je me suis fendu de l’achat du volume.

Parmi les stands des « gros » éditeurs, celui de Dupuis était aux couleurs de Spirou, le dernier album, La Lumière de Bornéo, étant mis à l’honneur. Entre Dupuis et Glénat Jeunesse, face à face, c’était d’ailleurs la guerre des dédicaces, chacun ayant invité nombre d’auteurs de renom.

Au rayon dédicaces, ce sont également les auteurs d’Alienor Mandragore qui ont eu un franc succès.

Le S.L.P.J n’est pas un salon comics, et pas vraiment le type de convention à laquelle j’assiste d’habitude. À réserver aux familles, il est néanmoins le point d’entrée parfait pour tous les jeunes lecteurs, mais aussi pour tous ceux qui n’ont jamais cessé d’être un enfant.