Bonjour et bienvenue à tous ! Cette fois-ci, une petite review de Rocket, paru chez Panini Comics le 13 juin dernier !

        Le comic présente Rocket réalisant un casse pour une vieille connaissance : mais ceci n’est que le début , car tout va très vite s’emballer et Rocket va se retrouver dans une affaire bien plus complexe qu’elle n’y paraît ! Le récit d’Al Ewing est vraiment prenant et très bien ficelé. On suit Rocket qui se perd petit à petit dans les tréfonds de cette entourloupe, et on se perd avec lui. Nous y retrouvons le groupe de mercenaires des Technets auquel Rocket va se frotter : Gatecrasher, China Doll, Synapsis, Nombres, Ferro2 et j’en passe…

         Ce qui est vraiment bien pensé dans ce comic-book, c’est la forme du récit qui oscille entre roman illustré et comic-book. En effet, bien que certaines pages gardent les codes classiques des comics, d’autres présentent des cases illustrées sans texte accompagnées d’un paragraphe de narration à côté, conté par Rocket (sauf pour le chapitre 4, qui sera narré par un autre personnage bien célèbre de Marvel). Je pense que ça pourra en déconcerter plus d’un, de voir des pavés de textes, mais franchement, on s’y fait vite et on y prend goût. Et le style de franc-parler qu’a Rocket y est bien retranscrit et rend la lecture bien plus agréable.

         Les dessins d’Adam Gorham collent vraiment bien au scénario, et donnent un style calé entre l’histoire de casse et la BD comique ; ce qui représente parfaitement le comic-book. Sans être toujours parfaitement dessinées, les illustrations restent très plaisantes à regarder et à lire. Quant aux couleurs de Michael Garland, elles donnent une ambiance vraiment magnifique. Les jeux de lumière sont excellents et rendent certaines scènes très vivantes, tout en apposant un style particulier à certains lieux ; passant de lieux très sombres et glauques à des lieux bien plus animés et lumineux, sans oublier les couleurs du bar dans lequel se retrouve Rocket à la fin du livre, qui rappelle un aspect terne, propre aux films noirs.

         L’une des choses qui m’aura réellement fait rire (et là, je suis obligé de spoiler une scène), c’est la superbe parodie des comics Daredevil quand Rocket se retrouve au tribunal. Il y est défendu par un certain « Froggy Frelson », un Échomélien – une race ressemblant à des lézards sans yeux ayant la faculté de ressentir les battements du cœur des gens. Et Froggy est accompagné par Murd Bruldock, un Échomélien handicapé, qui a des yeux ! « Frappé enfant par de l’originium radioactif, il a perdu ses écho-sens, à jamais », mais grâce à un mystérieux « sens de la vue », il détecte les expressions sur le visage des gens ! Tout l’inverse du héros d’Hell’s Kitchen, donc, mais vraiment bien amené ! Je ne vous gâche pas la fin du « sketch » avec Froggy et Murd (qui est au final ne dure que 3-4 pages), mais franchement, c’est très bon !

         Si je devais, en revanche, donner un défaut à ce livre, c’est qu’une fois encore, on est obligé d’en revenir au Demi-Monde pour raconter une histoire avec Rocket. Et ça me gave un peu, pour être tout à fait honnête. Je ne dis pas que c’est une mauvaise chose à faire, puisque là, clairement, Al Ewing a fait du super boulot et son récit est parfaitement bien géré (j’ai même préféré ce qu’il a fait avec Rocket et son lien au Demi-Monde que ce qu’en avait fait Scotty Young dans une précédente série sur le « raton laveur ») ; cependant, c’est juste dommage de ne pas pouvoir passer outre pour raconter une histoire sur le personnage. Il y aurait tellement à faire avec Rocket, sur sa vie de contrebandier, ou de Gardien de la Galaxie, sans être obligé d’en revenir à ses origines ou à son passé. Et c’est quelque chose qui m’a presque freiné lors de ma lecture. Mais bon, comme je l’ai dit, c’est dommage, mais ça n’empêche pas pour autant le récit d’être excellent.

         Petite parenthèse tout de même sur le choix de la couverture opéré par Panini : pour la faire simple, je ne comprends absolument pas ce qui leur a pris… L’illustration présente sur la couverture se trouve être un dessin de Joe Quesada, qui servait de couverture alternative pour le premier Guardians of the Galaxy (vol. 3) sorti en mai 2013. Pourquoi avoir été chercher celle-là ? Déjà, l’illustration date un peu pour pouvoir pleinement représenter le récit écrit en 2017. Ensuite, le style et la tenue de Rocket, rappelant le volume 2 des Gardiens de la Galaxie (dont on ne parle absolument pas dans ce comic-book), ne sont pas ceux qu’arbore le raton laveur dans le livre (en revanche, on parle beaucoup du Demi-Monde, donc une illustration rappelant cette époque m’aurait paru moins improbable). Et enfin, la couverture du chapitre 2 proposée par Steve Epting est tellement magnifique (C’est celle ci-contre, pour info)… Sans parler de toutes les autres qui ont été créées pour la série (pas moins de 14 au total, dont 5 sont présentées dans la galerie de couvertures, à la fin du livre).

D’ailleurs, autre chose, j’ai cherché et je n’ai vu aucun crédit de l’illustration de Joe Quesada dans le comic-book. Ce qui m’a fait d’autant plus tiquer : quitte à prendre un dessin qui n’a rien à voir, autant le noter quand même. Parce que là, Joe Quesada n’est crédité qu’en tant que rédacteur, alors que ce qu’on voit en premier sur l’ouvrage (l’illustration de couverture) lui appartient. Bref, fin de parenthèse sur cette bizarrerie de Panini Comics.

         Sur ce, à dans deux semaines pour une nouvelle review !


  • Titre : Rocket
  • Album: 136 pages
  • Editeur : Panini Comics (13 juin 2018)
  • Collection : PAN.100 MARVEL
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 280947110X
  • ISBN-13: 978-2809471106
  • Prix : 16€

    
HISTOIRE
90%
   
DESSIN
85%
    
COLORISATION
90%
    
CARACTÉRISATION
90%
    
AMBIANCE GLOBALE
85%

Catégories : Reviews VF

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