Cette semaine, on vous parle de Renato Jones de chez Akileos Editions !

Écrit et illustré par Kaare Kyle Andrews, c’est un comics qu’on peut qualifier « d’adulte », car oui, on y retrouve de la violence, du sang, du sexe et pas à petite dose !

Le pitch est simple : les Un% possède plus de la moitié de la richesse mondiale. Ils ont écrasé des économies, acheté des gouvernements et ont accumulé plus de pouvoir que n’importe quel autre groupe dans l’histoire. Et ils n’en ont toujours pas assez.

Avec ce genre de pouvoir, comment peut-on les faire payer? Et surtout, QUI leur fera payer?

C’est là que Renato Jones entre dans le jeu !

Le tout sous la main de Kaare Kyle Andrews, qui nous offre ici le premier tome d’un thriller sur fond de vengeance.

Renato Jones : Les Un% nous présente un monde pas vraiment différent du nôtre. Les riches sont corrompus, abusifs, et contrôlent à peu près tout et, bien évidement, ils sont intouchables. Renato Jones est un peu le mec qu’on aimerait tous voir, bien que ce ne soit pas moralement correct. Pourtant, qui ne rêve pas de botter le C** de ce genre de personne !

Je peux vous dire qu’il est difficile de lire “Renato Jones” sans faire de lien direct avec notre société actuelle, et je trouve que c’est parfaitement mis en place dans cette lecture. Andrews n’approche pas cela comme une satire, mais plutôt comme un trop-plein de colère et un appel prudent à l’action et à la sensibilisation. La violence brutale est bien présentée, certes d’une manière bizarre, mais le message que j’ai perçu est plutôt positif. En effet, les choses ne peuvent changer que si nous faisons quelque chose et nous ne pouvons pas continuer à normaliser les choses que font les gens dans ce livre. C’est un peu un comics « engagé », mais subtilement écrit !

Graphiquement, le ton colle parfaitement à ce que l’histoire doit faire passer et on retrouve un peu des airs de Frank Miller. Alors attention, pas le Miller de 2018, mais plutôt celui de “Sin City”. Son approche est brute, graveleuse et puissante. “Renato Jones” n’essaye pas d’être joli. Renato Jones est efficace ! Les antagonistes des Un% sont dessinés aussi laids que possible, en parfait accord avec ce qu’ils représentent : la décadence. Le Freelancer, lui, a un design simple, mais ultra efficace. On le voit, on le sait, c’est fini ! Le rendu de l’action dans ce livre est incroyablement dynamique. C’est encore, à mon sens, très Miller-esque et surtout brutal. Un point positif aussi sur la mise en couleurs qui sublime le tout ! La mise en pages, le jeu des couleurs et très certainement de nombreuses expérimentations, nous offrent une lecture très agréable et très dynamique. Cette sensation est renforcée par des encrages et des ombrages lourds. Le tout est parfaitement maîtrisé !

Une mention spéciale pour les pages de pub glissées dans le tome, franchement, à ma première rencontre, je me suis demandé si ce n’était pas une erreur. C’est surprenant et pourtant tellement fun !

Cette lecture est une vraie bonne surprise, j’ai dévoré le titre, et je ne vous cache pas ma déception lors de la dernière page. Non pas que le titre m’ait déplu, mais parce qu’il va falloir attendre la suite et ça c’est dur !

Si vous ne connaissiez pas ce titre, foncez c’est un véritable plaisir !

Pardon, que me dit-on ? On a un truc pour vous ?

Eh, oui ! En partenariat avec Akileos Editions, on vous propose de gagner 3 Tome 1 de Renato Jones ! Pour ce faire, rien de plus simple : Liker la page Facebook de Akileos et de Chroniques Comics, laisser un commentaire sur le post du concours. Tirage au sort dans une semaine !

Ferez-vous vous parti des Un% ???

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