Après un Tome un flamboyant, un Tome deux dans la démesure, Quantum et Woody nous reviennent pour un Tome 3 mettant un terme à la maxi-série, sans oublier le bonus caprin. Et ce qu’on peut dire, c’est que ça se termine avec cinq numéros complètement barrés!

Et on commence par les origines du Bouc. Comment est-il devenu les troisième membre indispensable de cette fratrie? Et surtout, qu’est-ce que les deux frennemis vont bien pouvoir faire de lui. Dans un pur épisode réalisé sous acides, là où la science rencontre l’éthologie, on en apprend beaucoup!

Le reste de l’histoire voit nos “ héros ” affronter tout d’abord des robots géants, que Woody s’empresse d’emprunter pour aller faire un tour… catastrophique. S’ensuit la réelle Némésis en la personne de Edison Radical Acquisitions (ERA), organisation dirigée par un Thomas Edison monstrueux désireux de dérober les pouvoirs des deux gaffeurs. Gaffeurs, ils le restent encore dans le cadre de leur vie privée et de leurs tentatives désespérées de s’en sortir.

Le scénario de James Asmus est totalement et complètement barré. Rien que l’idée d’utiliser le cerveau de Thomas Edison sur un corps fait de bric et de broc, il faut être malade pour imaginer ça! D’ailleurs, c’est un peu le foutoir pour tout bien comprendre. Mais si l’absurde est le pain quotidien des frères Henderson, c’est dans les situations de tous les jours qu’ils se révèlent vraiment.

Éric, le plus sage, posé et réfléchi des deux s’astreint à une discipline de fer et cherche toujours la façon la plus pragmatique de faire les choses. De plus, il a vraiment le désir de devenir un super-héros pour venir au secours des gens, et pas uniquement de son frère. Frère qui, malgré de nombreuses trahisons, il protège toujours envers et contre tous.

De son côté, Woody est peut-être un peu plus profond que l’amuseur public inconscient auquel il joue. Sa sensibilité transparaît dans sa relation avec soixante-neuf. On découvre alors qu’il est resté l’enfant de quatre ans, abandonné par sa mère et ballotté dans les familles d’accueil. Au final, le seul vrai lien qu’il ait, est avec Éric.

Côté dessin, c’est fluctuant. Tom Fowler et Kano s’en sortent plutôt bien en nous proposant des numéros au trait maîtrisé, bien que parfois caricatural. Ça passe bien, l’énergie est positive et on “ s’éclate ” avec les personnages et l’équipe artistique. C’est sur les deux derniers numéros que ça se gâte. Avec pas moins de trois artistes (Wilfredo Torres, Erica Henderson et Joseph Cooper), ben… C’est le bordel! On perd en dynamique, les dessins sont moches, bref, on retrouve les mêmes défauts que sur le Tome deux. C’est dommage car ça gâche un peu la fin.

Dans la lignée du Tome précédent, tant dans ses défauts que dans son niveau de délire, la fin de Quantum & Woody nous laisse, justement, sur notre faim. On attend The Delinquents, disponible depuis 11 mai derniers, qui verra nos héros faire équipe avec Archer et Armstrong. On peut imaginer le pire!

Catégories : Reviews VF

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