Je n’ai pas l’habitude d’écrire une critique, de donner mon avis. Mais là, je ne peux pas faire autrement. Hier, j’ai lu « Prisonner and paper plane » après une énième demande de Maki. Alors, profitant de mes vacances et du beau temps je me suis posée au pied d’un sapin pour lire. J’ai dévoré les trois tomes de cette mini série de Nekoromin@ShujinP et dessiné par Akamura Saki. Ce manga est adaptée d’une série de light novel du même auteur qui est elle-même adaptée des chansons « Prisoner / Paperplane » des vocaloïd Kagamine Len et Rin. Pour être franche, dès le départ, je savais que je regretterais de lire cela. Pourquoi ? Parce que je suis bien trop sensible et que je m’accroche bien trop aux personnages.

Je pense qu’un petit résumé s’impose : le prisonnier matricule 420, dans un camp qui ressemble fortement aux camps de concentration, a perdu tout espoir de vivre. Même si c’est un bon prisonnier, ce n’est qu’un enfant chétif, il fait tout pour ne pas se faire remarquer, pour survivre un minimum. Les conditions de vie sont horribles, un « vrai » repas tous les trois jours et de la soupe pour survivre. La mort plane sur toutes les têtes du début à la fin. Un jour, alors qu’il est près du grillage, il rencontre une jeune fille. Leur conversation est silencieuse, mais la fille est tellement jolie qu’elle redonne l’envie à notre jeune 420 de vivre…

Cette histoire est horrible, magnifique, mais horrible. Je suis sortie de ma lecture avec mille et une questions. Je suis sortie frustrée de ma lecture, mais en y repensant… c’est un peu comme quand je suis allée visiter le musée Anne Frank, ou lorsque j’ai rencontré un résistant qui a été déporté.

Je suis redevenue la lycéenne que j’étais à l’époque, pleine de questions, d’incompréhensions sur le pourquoi du comment… Il s’avère que le parallèle avec les camps de concentration est très présent dans mon esprit.

D’ailleurs, si on lit le résumé anglais du light novel, l’histoire semble se passer réellement dans un camp de concentration nazi qui pour moi est dans un camp d’extermination. Dans le manga, ce n’est pas clairement évoqué et pourtant, j’ai tout de suite fait le parallèle.

Ce n’est pas un conte de fées, dès les premières pages, on sait que le contenu de ce manga va être difficile, 420 annonçant sa mort dès les premières bulles. Pourtant tout au long de ces trois tomes, on oscille au même titre que le personnage principal entre espoir et désillusion.

Quand j’y pense, je suis heureuse de ne pas être née à une époque comme celle de la Seconde Guerre mondiale, qui sait qu’elle aurait été ma vie ? La vôtre ? Oui, il y a encore des horreurs de nos jours et les gens semblent avoir oublié le passé. Il ne faut pas reproduire ces erreurs et, parfois, lire des fictions comme Prisoner and paper plane permettent de se rappeler le passé tout en appréhendant l’avenir.

Malheureusement ce manga n’est plus édité par les éditions Komikku, mais il est possible de se procurer les trois tomes en lot sur certains sites, car le tome trois se vent vraiment cher à l’unité. Alors, suivez mon conseil, quand vous le pourrez lisez ces mangas,ou sinon allez écouter les chansons « Prisonner » et « Paperplane » sur youtube pour avoir l’histoire avec des sous titres en anglais.

C’est tout pour moi, merci d’avoir donné sa chance à mon avis et peu être à une prochaine fois !

Neli


  • Titre : Prisonner and paper plane
  • Broché: 192 pages
  • Editeur : Komikku éditions (26 février 2015)
  • Collection : Prisoner and paper plane
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2372870017
  • ISBN-13: 978-2372870016

    
HISTOIRE
95%
   
DESSIN
90%
    
CARACTÉRISATION
100%
    
AMBIANCE GLOBALE
95%

Catégories : Reviews Mangas

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