powers-poster-picSi la série Powers, le comic, avait été une claque pour moi, je dois avouer que le visionnage de la saison un de son adaptation télévisée avait été une souffrance : histoire molle du genou et jeu d’acteur minimaliste y étaient pour beaucoup. Pourquoi vous parler de la saison 2 dans ce cas ? On y vient.

Powers, c’est l’histoire d’une division du la police de Los Angeles chargée de gérer toutes les interventions liées aux « powers », c’est à dire les êtres nantis de super-pouvoirs. Parmi l’élite de cette division se trouve Christian Walker, ex-super-héros connu sous le nom de Diamond et ayant perdu ses pouvoirs. Son appartenance à cette « caste » lui permet régulièrement d’utiliser ses contacts pour résoudre les affaires auxquelles il doit faire face.

powers-saison-2Dans la saison un, nous suivions Walker et Pilgrim (Susan Heyward), sa co-équipière, dans leur chasse d’un power nommé Johnny Royalle, sorte de Némésis de Diamond. Mais l’intrigue secondaire concernait également Wolfe, ancien mentor de Diamond/Walker et responsable de la perte de ses pouvoirs et une aspirante « power », Calista (Olesya Rulin).

Pour résumer mon avis sur cette saison : soporifique.

Néanmoins, ça peut aider d’avoir suivi la saison un pour regarder la deux [ben oui, ça semble logique], mais franchement, le résumé que vous venez de lire et les quelques images du début de l’épisode 2X01 suffisent [pratique].

powers-cancelledLa saison deux commence par cette question : Qui a tué Rétro Girl ? Et ça tombe bien, parce que c’est également le titre du premier arc du comic, celui qui m’avait accroché. Rétro Girl était la super-héroïne par excellence : forte, capable de voler, dotée d’un grand cœur, etc, etc. Superman au féminin, quoi ! [Oui, pas Supergirl car elle est un peu plus bad-ass et elle a sa propre série]. Le truc, c’est que Rétro Girl est la nana de Walker. Du coup, c’est une enquête vraiment personnelle qu’il va mener.

Je vais vous passer les rebondissements, meurtres de powers, folie et trahison pour ne pas vous spoiler la saison entière. Car Powers saison 2, c’est avant tout une, voire plusieurs enquêtes. Les protagonistes sont à la recherche de l’assassin ultime, celui capable de tuer l’une des powers les plus puissantes au monde. Et ce n’est pas de la tarte pour toute la division, surtout lorsque le gouvernement, F.B.I en tête, se mêle à la partie.

powerss2headerCette saison deux prend le contre-pied de la première, elle a appris de ses erreurs dirais-je. Plus de tempo ramollo, mais des épisodes intéressants, intrigants, dont on a envie de connaître la suite. Du générique de début, à la scène post-générique de fin, tout est fait pour tenir le téléspectateur en haleine et… ça marche !

Alors oui, Walker a toujours l’air d’être à deux de tension et Sharlto Copley joue toujours presque aussi mal. Mais il arrive néanmoins à nous dépeindre un personnage crédible, un loser à la recherche de ses talents passés. Et même si la fin de la saison est convenue, ça donne envie de connaître la suite.

screen-shot-2016-07-12-at-10-23-49-pm-1024x570Les autres acteurs sont du même niveau, mais, là encore, ça passe. Mieux que la première saison. Je pense qu’il s’agit d’une alchimie qui s’est créée entre les acteurs et les scénaristes. Le rythme est plus fluide, l’histoire prenante, la réalisation moyenne mais adaptée au format. Une véritable prouesse d’incompréhension que cette saison deux. Elle a tout pour que je la déteste, mais je l’ai vraiment aimée.

Pour ceux qui comme moi souhaitaient regarder la suite des aventures de l’unité powers, le couperet est tombé : la série n’est pas renouvelée. Il n’y a donc que dix petits épisodes par saison à regarder. Si je vous conseille vraiment la saison deux, ça ne sera peut-être pas un si gros calvaire que ça de regarder la saison un ?