Dans la droite lignée des récits que nous propose Urban tout les mois, Poison Ivy : Cycle Of Life And Death reste pourtant bien à part. En plus d’être une mini série complète en six numéros, sa publication a été menée au cours de la période DC YOU, soit juste avant le Rebirth que l’on suit désormais chaque mois.

Honnêtement,  le récit pourrait se trouver n’importe où dans la continuité que ça n’y changerait rien. Si bon nombre de personnages connus y font leur apparition, à aucun moment il n’est fait mention des événements survenus dans leurs séries respectives.

Grosso modo, donc, c’est une aventure sans chamboulements et sans impact à l’échelle de l’univers DC. L’intérêt est ici de suivre, sur une courte période, le quotidien d’une Ivy menant une vie humaine.

L’histoire est loin d’être désagréable, mais elle ne révolutionne rien. Le scénario reste, somme toute, classique et les dessins, bien que sympathiques, ne sortent pas du lot.

De plus, si les deux premiers numéros m’ont semblé longs dans leur mise en place, le reste de la série se déroule bien trop vite, alors que le ton d’une série ongoing se faisait initialement sentir dans le développement de l’histoire.

Rien de bien grave, donc, mais la série aurait sans doute mérité deux ou trois numéros supplémentaires pour développer certains personnages très intéressants, mais faisant leur apparition à la moitié de la série !

La conclusion de la série semble, à mon goût, trop précipitée et il apparaît clairement que l’histoire n’est pas terminée, une suite pouvant être envisagée. Concrètement, ce dernier épisode est construit comme un numéro de fin d’arc et non comme une fin de série.

Finalement, donc, il n’y a pas grand chose à dire de plus. Je ne conseillerais vivement la série qu’aux fans de Poison Ivy, mais je ne la déconseillerais pas spécialement aux autres non plus. Le magazine reste un bon divertissement, mais laisse un goût d’inachevé.

À noter que ,en bonus, nous avons le droit à une petite histoire scénarisée par Neil Gaiman et dessinée par Mark Buckingham, et ça, ça ne se refuse pas !


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