Il y a pléthore de super-héros aux couleurs de la bannière étoilée, dans le monde des comics. Si Captain America est certainement le plus célèbres d’entre eux, il ne faut pas laisser de côté les plus modestes, du style de Fighting American, Superpatriot et consorts.

Mount Olympus Comics nous propose une nouvelle itération du genre avec son héroïne : Patriotika. Aventure commencée sur Kickstarter, les deux premiers numéros sont disponibles chez Original Comics, dans l’attente du numéro trois, déjà financé par le même biais.

Patriotika, en fait, ce n’est rien d’autre qu’une jeune étudiante un peu gauche, Erin. Il se trouve qu’Athéna, descendante de la Déesse du même nom, s’est liée à Erin car une force mystérieuse, responsable du déclin des anciens Dieux, sape ses forces. Dans le premier numéro, Erin tente de faire bonne figure avec sa nouvelle colocataire corporelle et revêt un costume aux couleurs du drapeau U.S afin de bien montrer à des soldats qu’elle est là pour les sauver. Dans le second numéro, elle affronte justement quelques anciens Dieux qui se ferait bien un petit en-cas de blonde aux gros seins.

Vous vous en doutez, le scénario n’est pas le point fort du titre. Dans le style, blonde à gros seins, on a droit à un ersatz de Power Girl, l’excuse du patriotisme en plus. Enfin, patriotisme… C’est sûr que faire intervenir la mythologie Grecque pour représenter le “pays de la liberté”, ça a déjà été utilisé avec succès. Mais la sauce ne prend pas à tous les coups! Le scénario de Ron Z aurait pu prendre s’il s’était attardé beaucoup plus sur la relation entre Erin et Athéna, un peu à la manière de Starlin sur Captain Marvel. Malheureusement, cette fusion entre les deux personnages n’est que survolée, Erin acceptant d’emblée les faits et ne se posant pas plus de questions que ça sur le pourquoi du comment… Et je ne parle pas des personnages secondaires, ses amis, pour qui ça relève du domaine du normal!

Autre point faible, il n’y a pas de vraie origin story. Tout est bouclé en 12 pages, l’apprentissage de l’utilisation des pouvoirs se faisant hyper rapidement et les histoires secondaires étant à peine effleurées sur ces deux numéros.

Si vous n’avez regardé que les images et que vous commencez la lecture à cette ligne, c’est que : vous avez compris comment je structure mes articles et vous avez compris le point fort du titre. Oui, j’avoue, les graphismes sont attrayants. Que ce soit Antipus sur le premier numéro ou Alé Garza sur le second, c’est tout aussi beau à regarder. L’héroïne est belle est bien dessinée, dans un style purement comics, faisant la part belle aux poses mettant en valeur la musculature de l’héroïne. Pour le reste, Antipus a un trait légèrement plus fin que Garza, sauf au niveau du regard. La mise en pages et la présentation des planches se font, là encore, de façon comics “classique”, sans folie particulière.

Il est dommage que le scénario de cette série ne soit que secondaire pour laisser libre cours aux capacités de dessinateurs des artistes. Si ça vaut le coup pour se payer un artbook ne vous attendez pas à l’histoire de l’année. Dommage, ça aurait pu être intéressant en termes de dualité du personnage principal si cela avait viré à la schizophrénie.


  • Titre : Patriotika
  • Album: 24 pages
  • Editeur : Mount Olympus Comics (août 2017) 
  • Collection : Original Comics Import
  • Langue : Anglais
  • ISBN:
  • Prix : 5,99€

    
HISTOIRE
55%
   
DESSIN
90%
    
COLORISATION
85%
    
CARACTÉRISATION
50%
    
AMBIANCE GLOBALE
60%

Catégories : Reviews VO

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