On continue donc notre tour des conventions avec La Paris Comics Expo.

Eh oui !!! C’est fini! Nous espérons que vous avez pu y aller. Si ça n’a pas été le cas, voici nos impressions.

Pour Chroniques Comics, c’était une première : non seulement ce fut notre première PCE [oui, on aime appeler les conventions par leur petit nom], mais en plus nous avons pu arpenter le pavillon du Parc Floral tous les deux. For the very first time, comme dit la chanson. Mais foin de digressions, concentrons-nous sur l’essentiel.

Banner

Avec une édition 2015 annulée, les seuls points de référence étaient la Paris Manga et Sci-Fi Show et la Paris Comic Con. Si vous avez lu mon article, vous savez que la PCC, malgré quelques défauts, ne m’avait pas déplu. Mais là, à l’annonce des invités de la PCE, il y avait vraiment du lourd : Umberto Ramos, Joe Madureira, Paul Renaud, Claire Wendling, Mark Brooks, Arthur Adams, Jeffrey Scott Campbell, j’en passe et des meilleurs ! Un véritable regroupement de VIPs !! Et non, je n’ai pas oublié Bruce Timm, c’était pour vérifier si vous suiviez. Je note cependant un point négatif : c’est la seconde convention que je fais où Laura Braga et Paolo Pantanela sont conviés et ne sont pas présents. Je trouve ça un peu abusé, mais bon, tout le monde n’a pas les mêmes priorités ! (Suite à une petite info il s’avère qu’ils aient eu des soucis de santé, n’ayant pas eu l’info je m’en excuse.)

Et justement, je me suis dit : Ouh, pinaise ! Ça va être la cohue. Eh bien non, ma brave dame. L’organisation a fait un travail de folie et tout était… très organisé. Même pour le repas, même aux heures de pointe, il y avait du choix, plusieurs points restauration et surtout très peu d’attente. Un grand bravo !!! On peut aussi noter que le lieu était particulièrement adapté et permettait à chacun de circuler malgré la foule. Les files d’attente pour les « stars » étaient gérées de main de maître par un staff qui a fourni un boulot d’enfer tout en restant toujours super sympa. Selon les jours et les invités, les files d’attente étaient plus ou moins longues, mais jamais dissipées. D’ailleurs, les artistes eux-mêmes étaient super disponibles et agréables, et chacun avait son petit moment à soi pour discuter avec eux.

Le seul bémol serait la signature payante au-delà de trois, chose qui semble se généraliser chez les artistes comics. Cependant, c’est compréhensible au vu de certains événements. Je parlerai encore une fois des chasseurs qui se sont pointés la veille et qui ont dormi devant le parc floral pour arriver à avoir un petit dessin de Bruce Timm, par exemple, et qui sont repartis avec deux, mais au détriment de la sécurité physique de certains ! La cohue du matin a entraîné de la bousculade et un jeune homme a fait un petit malaise dans la file. Dommage d’avoir attendu et veillé devant le site pour partir et rater la dédicace ; mais bon que voulez-vous, on ne les changera pas ! De ce fait, je pense que les limitations et les tirages au sort sont pour moi un très bon compromis !

Les autres invités de la convention étaient essaimés dans des stands « satellites », et tous étaient vraiment très accessibles aussi, de Dell’Otto à  Guarnido, en passant par Sanjulián [soit dit en passant il s’agit d’un artiste majeur et si vous l’avez manqué : mordez-vous-en les doigts].

Pour ces « grands noms », hormis quelques dessins gratuits raflés par premiers arrivés (voir supra), les commissions étaient vraiment chères. Bon, on n’a rien sans rien.

Les éditeurs avaient également fait venir des auteurs en dédicace, et les deux plus gros stands étaient tenus par Urban Comics avec Paul Dini, Lee Bermejo et Matteo Scalera ; mais également par Glénat qui proposait des séances de dédicaces de Pierrick Colinet, Elsa Charretier, Alberto Albuquerque, Victor Santos et Bernard Khattou. C’était un peu  » Tape à l’œil  » du genre « petite maison dans la PCE » !

L’autre stand qui attirait les visiteurs était celui de Bliss comics où les sorties de ce nouvel éditeur, proposant la gamme Valiant en France, étaient disponibles au prix de lancement de dix €uros. À ce prix-là, aucune raison de s’en priver. Surtout que la qualité est au rendez-vous et que le dessinateur de The Valiant, Paolo Rivera, était sur place.

Ceci sans oublier les stands d’Akileos, de l’Association Phylactères, Bragelonne, Huggin & Munnin, Délirium, Comic Box ou Comicsblog.

Mais clairement, cette PCE a aussi, et surtout, été l’occasion de revoir des artistes français de la sphère French Comics que l’on croise régulièrement et que l’on apprécie tels Frédéric Pham Chuong, Julien Hugonnard-Bert, Teena Stone, Elsa Charretier, Pierrick Colinet, Terry Stillborn, Fabrice Sapolsky, Fanny Lng, Mast. L’occasion aussi de rencontrer des connaissances virtuelles comme Sebba, Laurent Lefeuvre, Cécile Morvan, Doc Gore ; et de nouer des contacts avec Christophe Ouvrard, Laurent Arthaud, Marti, Hassan Saber, Josselin Billard, Maxime Garbarini, Julien Nido ou Sedat Oezgen. [Nous en aurons sans doute oublié, ne nous en voulez pas, on vous aime quand même aussi, mais on a le cerveau qui bouillonne !! ].

Après cette liste que j’espère exhaustive des artistes, l’autre point de comparaison avec sa cousine PCC est : les boutiques. Eh oui, les commerçants sont aussi là pour faire de l’argent. Et à la PCE, ce n’est pas un alignement d’étalages de Funko Pops. Il y a le cœur de la chose : du comics ! En V.O, en V.F, et parfois même dans d’autres langues bizarres. Les étals étaient nombreux et bien fournis, même s’il y a eu quelques sold-out dans les nouveautés. Il y en avait aussi pour tous les goûts en jouets et produits dérivés, sans toutefois prendre le pas sur les comics. En définitive, il y en avait pour tous les goûts, et ça : j’achète !

Pour terminer, on ne vous parlera pas des acteurs, car nous n’avons pas pris le temps d’aller en rencontrer un seul. Par contre, les cosplayeurs ont encore une fois réussi leur coup avec des costumes très réussis.

Au bout de trois jours marathon, nous tenons vraiment à remercier tout le monde : les organisateurs, Super-Charlotte qui gère les accès presse, le staff, et même la sécurité, présente, rassurante, mais pas envahissante, tous les contacts chez les éditeurs qui ont été à l’écoute et très disponibles.

Ça a également été l’occasion de rencontrer une grande partie des blogueurs comics et de se voir « vraiment en vrai ». Quand je pense qu’on n’a même pas fait une photo pour immortaliser ça !

Cette Paris Comics Expo 2016 a placé la barre vraiment très haut, tant en matière d’invités que d’organisation. Que ce soit les mordus de comics, les simples amateurs, les touristes ou les familles, la convention a réussi à réunir tout le monde dans une bonne ambiance. Une véritable réussite qui chez chroniques comics fait attendre l’édition 2017 avec impatience et pour vous ?