Ce week-end, Chroniques Comics a eu l’opportunité (merci Marc P.) d’arpenter la Paris Comic Con en long, en large, et en travers. Disons-le tout-de-go : c’était beaucoup mieux que ce à quoi on s’attendait. Petit retour sur la convention.

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Tout d’abord, la bonne surprise a été de constater que ce n’était pas un salon surpeuplé où il n’y a pas moyen de circuler entre les allées. Les stands principaux étaient situés près du centre de la Grande Halle de la Villette, et les stands “secondaires” ou marchands plutôt en périphérie. Des bars étaient ouverts (youpi!) et les produits dérivés étaient nombreux, à l’exception des… comics! Ce qui est un comble pour ce genre de manifestation. En effet, aucun stand ne proposait de l’occasion V.F (ou alors au compte-gouttes) ou de la V.O. On aurait aimé voir des maisons telles que Pulp’s ou Album.

L’Artist Alley, ou les Artists Alleys devrais-je dire, était disséminée aux trois coins de la Convention. Avec des fréquentations plus ou moins importantes selon les artistes présents. Je n’ai pas encore réussi à déterminer si c’était une bonne ou mauvaise idée de les avoir disposés ainsi. Cela m’a néanmoins permis de revoir des connaissances comme Bryan Wetstein (qui a fait un Garde Républicain zombie magnifique), Geoffo, Guile Sharp ou Julien Hugonnard-Bert (promis, la prochaine fois je prends du temps) qui – en plus de dédicacer les Star Wars qu’il encre – distribuait son nouvel artbook (superbe) aux contributeurs de sa campagne Ulule.

Cela a également été l’occasion de découvrir ou redécouvrir des artistes tels que Radja Sauperamiane (mon coup de cœur), Virgnie Siveton ou Hassan Saber.

Comme je le disais précédemment, les grosses maisons d’édition étaient présentes, telles que Panini Comics France, Delcourt, Les Humanoïdes Associés, Glénat Comics et Comixology France. Ces deux dernières, côte à côte, se partageaient les invités, ce qui a permis à tout le monde de pouvoir les rencontrer.

Et les invités (internationaux), parlons-en :

À tout seigneur, tout honneur. Frank Miller était l’invité d’honneur de cette première édition. Malheureusement, le croiser demandait une organisation à toute épreuve et une volonté de fer. Les tickets de dédicace étaient pris d’assaut dès l’ouverture et nombreux (et j’en suis !) ont été déçus de ne pas pouvoir rencontrer le Monsieur.

Barry Kitson était présent pour la sortie de Golgoth le Dernier Empereur chez Delcourt et proposait des commissions buste couleur format A4 à un tarif défiant toute concurrence (40€). Gentil et abordable, il a eu un petit mot pour chacune des personnes venues le rencontrer.

Billy Tucci, créateur de Shi, était présent sur l’Artist Alley (merci Kaze pour l’organisation). Je n’avais plus trop suivi la carrière du monsieur depuis plusieurs années et ça a été un vrai bonheur de pouvoir discuter avec lui en toute simplicité, et son travail est tout bonnement splendide. Il nous a confirmé qu’une suite à Shi n’allait pas tarder à sortir, mais avec une héroïne ayant vieilli en temps réel et âgée maintenant de la quarantaine. J’attends de voir ça avec impatience.

Je souhaite aussi décerner une mention spéciale à Amanda Conner, grande Dame du comics, qui est d’une gentillesse et d’une patience à toute épreuve. Toujours prête à communiquer avec ses fans, la file d’attente pour la voir était une des plus importantes. Preuve de sa popularité, il était impossible de commander des commissions dès le premier jour du salon.

Passons maintenant aux invités de Glénat/Comixology. Ils ont su fédérer et ramener les fans vers leurs stands, si bien qu’à la fin de la Convention le stand Glénat s’est retrouvé quasiment vide, tous les comics disponibles ayant été vendus.

Cette convention a salué le succès dElsa Charretier et Pierrick Colinet pour Infinite Loop, la file d’attente pour leurs dédicaces ne désemplissant pas. Comme à leur habitude, ils ont été très à l’écoute de leurs lecteurs et ont été charmants avec tout le monde.

Geof Darrow dédicaçait son nouvel album Shaolin Cow-Boy, fourmillant de détails et composé de planches splendides. Il a répondu, en Français, à toutes les attentes de ses fans et a exécuté des dédicaces de toute beauté sur l’album.

Kelly Sue Deconnick était présente pour Pretty Deadly et Ghost. Débordante d’énergie et d’exubérance, elle a installé sur les stands une ambiance électrique. En plus, c’est la reine des selfies “duck-face”.

Matt Fraction était là également pour la sortie du Tome 2 de Sex Criminals. Bourré d’humour en plus d’être talentueux, il m’a confirmé qu’il était aussi cinglé que son compère Chip Zdasrsky. Il a comparé leur association à deux voitures ayant enclenché leurs warnings avec le clignotement des feux synchronisé (!). Pour ceux qui en ont l’occasion, ils seront tous les deux en Italie pour le Lucca Comics & Games festival.

Je finirai avec Monsieur Jimmy Palmiotti. Figure de légende connue premièrement comme encreur et ayant permis, en compagnie de Joe Quesada, de remettre Marvel à flots il y a maintenant des années. Il travaille maintenant comme scénariste, dessinateur et encreur. Il dédicaçait d’ailleurs son nouvel album, Denver, composé de plusieurs histoires courtes. Malgré sa célébrité et sa popularité, il est resté très simple et proche de ses fans.

C’est justement une des constantes de la PCC : les artistes ont tous été abordables, gentils et à l’écoute des visiteurs. Ça a, je pense, contribué à la bonne ambiance du salon que de pouvoir avoir ce contact privilégié. Le seul regret étant pour les budgets non-extensibles : il n’est pas possible de pouvoir acheter toutes les œuvres des artistes que l’on voudrait.

Alors oui, il y a des points négatifs pour cette première PCC dont, je le redis, l’absence de comics “kiosque” neufs ou d’occasions (hormis Panini) et celle des V.O. Un autre grand absent du salon est Urban Comics, qui s’en est expliqué par le prix prohibitif des stands. Je souhaite vraiment les voir l’an prochain pour la seconde édition.

Je terminerai simplement en disant que, pour ma part, ce PCC m’a convaincu. Certains changements et améliorations sont attendus, mais je pense que les organisateurs affineront ça pour la prochaine édition.

Catégories : News

3 commentaires

P.kaye · 4 novembre 2015 à 22 h 47 min

9,99

Victor · 5 novembre 2015 à 11 h 24 min

9,99€ !

Amandine · 5 novembre 2015 à 12 h 51 min

Pour répondre à la question, les prix sur Comixology sont les suivants : Infinite Loop T2 9,99 €, Sex Criminals T1 6,99 €, T2 10,99 €, Pretty Deadly T1 9,99 €

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