Alors que l’intrigue exacte de Paper Girls reste complètement floue, on peut dire qu’au bout de trois Tomes, on a suffisamment de matière pour entrevoir où va la série ! Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le plaisir est là à chaque lecture !

Donc, ce troisième Tome fait les mêmes choses que lors des deux précédents. Les filles arrivent dans un nouveau cadre et découvrent ses règles: quand ? Qui ? Quoi ? Pourquoi ? Comment ?

 

C’est à mon sens l’écriture classique d’une série de voyage dans le temps, il est difficile d’imaginer autre chose pour mettre en place le début d’une aventure… Mais là où Bryan K.Vaughan est habile, c’est qu’à chaque fois qu’on atterrit quelque part, la structure de mise en place s’agrandit en rajoutant de plus en plus d’éléments, tout en restant dans une narration classique. Pas spécialement de vocabulaire spécifique, ou de théorie fumeuse qui expliquerait le pourquoi du quand qu’on est là ! On nous narre l’aventure des filles et un peu de ce qui les entoure, rien de plus ! Là où Paper Girls se démarque, c’est qu’on dirait que l’histoire est découpée en plein de petites cases jetées ci et là, et que c’est à nous de reconstruire le puzzle. Typiquement, dans le Tome 2, le moment où les filles mettent la main sur la crosse de hockey. On en apprend un peu plus dans ce Tome 3, bien qu’on pensait savoir tout, à la base ! Cette histoire fait carburer ton petit cerveau à 100 000 à l’heure, et ça, c’est ce que j’aime quand je lis ! Vaughan enfume les lecteurs d’une manière aussi imaginative et vivante qu’est l’intrigue de Paper Girls. Il prend un malin plaisir à vous faire gémir, ou rire d’audace, quand soudain… ! Paper Girls devient un titre confus et pourtant passionnant. Personnellement, lorsque je lis cette série, je reprends les tomes précédents et je retourne fouiner dedans, à la recherche de références qui sont reprises dans le dernier volume ! Une redécouverte du titre à chaque lecture.

Lire Paper Girls, c’est retrouver ses 10 ans. Émotionnellement riche, esthétique, mais pas que, c’est surtout un superbe puzzle narratif ! Vaughan n’est pas toujours très souple lors de l’écriture de ses personnages, mais ici il nous livre quatre filles particulièrement intéressantes, chacune attachante d’une façon ou d’une autre. C’est grandement facilité par le talent de Cliff Chiang, parce que oui, Cliff Chiang est un de ces artistes pour qui, juste son nom sur la couverture me fait fermer les yeux lors de mon achat ! Sur ce titre, son coup de crayon sur les expressions et le langage corporel est juste génial. Il fait ressortir toute la culture de mon enfance, dans laquelle je retrouve de gros clins d’œil à Stephen King, les films de Spielberg, les premiers jeux vidéo, et tous ces petits détails qui font ressortir une ambiance très 80’s. D’une manière ou d’une autre, cela rajoute un côté nostalgique qui fait mouche chez moi.

Franchement, foncez ! La suite des aventures de nos Paper Girls est encore plus surprenante et vous ne regretterez clairement pas votre achat !


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Inline
Inline