Après m’être goinfré la saison 1 de la série télé, j’ai décidé qu’une pause « Outcast » était nécessaire : trop éprouvant ! Qui plus est, le dernier épisode pouvant être une fin ouverte, je n’étais pas pressé de m’y remettre. Jusqu’à ce que je tombe sur ce Tome 4 du comic : Sous l’Aile du Diable.

Kyle Barnes est toujours le paria et continue à chasser les « démons » qui ont fait main basse sur la petite ville de Rome [pas celle en Italie, hein. Là on est dans l’Amérique profonde]. Il commence mal le Tome, d’ailleurs : kidnappé et retenu captif par Sidney, tout n’est que rebondissements pour essayer de prendre la fuite. Heureusement son pote le révérend Anderson veille toujours sur lui et va partir à sa recherche.

Kirkman continue de nous décrire sa vision de l’Amérique et de la damnation. Parallèle entre la religion et le surnaturel, son scénario est égal à certains de ses thèmes récurrents, c’est à dire formaté pour suivre le schéma bien précis horreur + sentiments humains. Comme dans Walking Dead. Ceci pour nous conduire au bout du Tome, où l’un des personnages principaux va franchir une ligne, ce qui devrait avoir des conséquences sur toute la suite de la série. Ce n’est pas tant ce qu’il fait qui importe, c’est la façon dont il le fait et la satisfaction qu’il en retire. Le volume est donc efficace, les cliffhangers de fin d’épisode sont bien trouvés, et pour ceux qui ne connaîtraient que la série télé, l’ensemble est fidèle entre les deux medium. Je serais pourtant tenté de dire que j’ai une légère préférence pour la série, beaucoup plus glauque et malsaine [chose qui m’avait le plus éprouvé au visionnage, pourtant].

Paul Azaceta ne ménage pas ses efforts en matière d’ambiance sombre et glauque, voire poisseuse, même. Les planches sont un concentré de noirceur, les couleurs utilisées ne réussissant jamais à faire percer la moindre lueur. Dommage que quelques planches en noir & blanc ne soient pas publiées en fin de volume pour se donner une idée de ce que ça pourrait donner.

C’est au niveau du storytelling qu’on ne trouvera rien à redire. Les cases, les pages, s’enchaînent à la perfection, avec une réelle fluidité. Les quelques artifices de mise en page utilisés renforcent l’immersion du lecteur et font, une fois de plus, la jonction entre le comic et la série télé.

À croire que le comic a été réalisé pour être adapté en série télé. Ou vice-versa, tellement on retrouve les mêmes personnages, sans que leur caractère ou leurs traits physiques soient changés. Je sais que j’ai fait beaucoup de comparaisons dans cette chronique, mais elles sont inévitables si vous vous intéressez aux deux. Quoi qu’il en soit, c’est une bonne lecture qui vous attend avec ce Tome 4 d’Outcast, pour peu que vous n’ayez pas peur du diable…


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