Beaucoup moins concentré sur la fin de l’optimisme de la mère et un environnement moins déprimant, malgré les malheurs successifs, ce troisième volume ouvre les développements intéressants de l’histoire, bien au-delà de l’espèce humaine.

Pour ceux qui n’ont pas encore attaqué la série, sachez que l’histoire de Low se déroule dans un futur où la combustion du Soleil a été accélérée, provoquant ainsi la fin de la vie à la surface de la Terre plus rapidement que prévu. À cet égard, l’espèce humaine a cherché d’autres planètes à coloniser, mais n’en trouvant pas dans le peu de de temps dont ils disposaient, ils ont envoyé quelques sondes dans l’espace et ont créé des cités sous-marines qui leur permettraient de survivre.

On fait donc connaissance, lors des premiers volumes, d’une famille de scientifique qui sont les descendants d’une lignée très importante, avec un ADN modifié, leur permettant d’utiliser des scaphandres spéciaux. On apprend aussi que ces cités sous-marines se meurent, car elles n’arrivent plus à maintenir un niveau d’oxygène suffisamment optimal ! Autant vous dire que l’espoir n’est pas le maître-mot de cette série ! Du moins jusqu’à ce Tome 3

En effet, beaucoup moins sombre et pessimiste, ce Tome relance l’espoir et nous entraîne dans un récit riche en rebondissements.

Dès le début du Tome, on retrouve donc notre famille à nouveau séparée, alors que la mère est allée à la surface en quête d’un signal de sonde, les filles, elle,s font route vers leurs chez-elles pour récupérer vivres et équipement.

Rick Remender nous livre donc un récit au démarrage un peu lent, mais intéressant surtout grâce aux personnalités de chacun des personnages. Très travaillés et surtout psychologiquement instables, on ne va pas se mentir, mo,i des gens comme ça dans ma famille, ça me ferait un peu flipper !

On a donc deux trames durant tout le Tome : celle avec les sœurs qui, avec tout ce qu’elles ont vécu, ont forgé chacune leurs personnalités et leurs choix, ce qui leur attirera bien des problèmes ; et celle de la mère, éternelle optimiste, qui donne ses dernières forces pour l’espoir d’un monde meilleur. Mais c’est sans compter que si les fonds marins ont évolué, la surface et ses habitants aussi…

Graphiquement, Greg Tocchini nous livre des planches superbes. À noter qu’il est aux crayons et aux couleurs jusqu’à la moitié du Tome, et c’est sublime. La suite est mise en couleurs par Dave Mc Caig, et pour ne rien vous cacher, je n’ai pas vu la différence. L’orientation colorimétrique reste dans le même esprit et ça fonctionne. Le rendu est génial. Les deux artistes arrivent à nous faire ressentir chaque instant de danger ou de frisson au bon moment.

Malgré tout, à la lecture et au fil du récit, si on s’attarde un peu plus, certaines planches sont carrément ratées ! Les visages sont difformes, voire minimalistes, à en oublier un œil ou la bouche… Du coup, vu que le reste est de haut niveau, on remarque très vite ces « ratées ». Mais bon, la lecture est suffisamment prenante pour qu’on lui excuse ces petits défauts.

Vous l’aurez donc compris, ce Tome 3 est un peu plus « joyeux » et les couleurs sont là pour nous le faire ressentir Après 2 tomes coulés dans le désespoir, Remender arrive a relancer la série avec une once d’espoir et ça me donne vraiment envie de connaître la suite La surface est-elle redevenue habitable ? Les sondes ont-elles trouvé de nouvelles planètes habitables ? La famille sera t-elle à nouveau réunie ? Toutes ces questions qui, j’espère trouveront, réponse en partie dans le prochain Tome. Pour moi, je suis conquis et je continue cette série qui a su se relancer !

 


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