Ça fait un petit bout de temps qu’on en parle entre nous, et même si on ne se sent pas super légitimes pour le faire, on s’est dit que l’expérience pouvait être intéressante. Alors, plutôt que de tortiller trois heures avant de vous donner l’info, bienvenue dans notre première Chronique Manga!

Tant qu’à faire, quitte à chroniquer un Manga, autant que ce soit une production 100% Française, proposée sur Ulule, et à laquelle nous avons participé. Nous allons donc nous intéresser à ce qu’il se passe dans les deux premiers Tomes de Les Torches d’Arkylon!

Arkaïs et Sombrelune, respectivement Chevalier Dragon et Elfe Noir, sont à la recherche d’un paladin disparu. Pas par bonté de cœur, mais parce que ce sont des mercenaires et qu’ils ont été payés pour ça. Il se trouve que ce paladin, Alcuriel, est en posession d’un artefact ultra-puissant que convoite également Hécate, une sorcière, assistée de son laquais Craven.

Une fois Alcuriel libérés, les trois compagnons vont entreprendre un périple pour retourner auprès du seigneur qui souhaite le revoir et récupérer au passage l’objet de sa quête. Mais d’encombres en embûches, tout va sembler se liguer contre eux pour ne pas qu’ils y arrivent.

Sword & sorcery, héroïc fantasy, appelez ça comme vous voulez, mais on se trouve dans un univers peuplé de guerriers, d’elfes, de mages et de créatures fantastiques, en plein cœur de l’Imperium d’Arkylon. La thématique de la quête est classique, tout comme la compagnie hétéroclite qui la mène, dans une revisite du Seigneur des Anneaux. Sauf que, plutôt que Tolkien, l’ambiance se rapprocherait carrément du Disque-Monde! C’est un humour omniprésent qui permet de se distancier de ce qui n’aurait pu être qu’une pâle copie. Sans se fendre la poire, on sourit beaucoup aux mésaventures de ces trois aventuriers auquel il arrive vraiment toutes les galères imaginables. Mais là où Michaël Almodovar, créateur, scénariste et dessinateur de la saga, a fait fort, c’est que tout ça n’est… qu’une B.D.

Une B.D prêtée par Cédric, un infirmier au grand cœur, à Lou, mère d’un jeune garçon dans le coma auquel elle lit ces aventures rocambolesques. Là où les personnages de l’aventure principale prêtent à sourire, ceux qui sont dans la « vraie vie », eux, auraient tendance à nous émouvoir. Tout au long des deux Tomes, cette interaction entre le monde réel et Arkylon semble se renforcer, et est plus mise en avant dans le Tome deux. Sans toutefois jamais donner, pour l’instant, de réponse claire, laissant chacun libre d’interpréter les faits. En cela, le procédé scénaristique est habile et pourra satisfaire les plus exigeants.

 

Au niveau du dessin, ce manga reprend toute la patte graphique du genre. Le design des personnages est épuré, parfois déformé pour coller à la narration, et la mise en page est dynamique avec des cases de toutes formes et dans tous les sens. Petit plus pour moi, les volumes se lisent dans le sens Européen. Second petit plus, les introductions de chaque Tome en couleur, qui rehaussent le talent de l’artiste.

 

Léger et grave à la fois, Les Torches d’Arkylon est une bonne surprise. Vu le peu de mangas que je lis chaque année, celui-ci aurait tendance à me réconcilier avec le genre. C’est frais, les passages se déroulant dans la vie réelle sont intelligemment amenés, le dessin est bien réalisé et on a envie de lire la suite. Et dites-vous bien que ça va camphrer!


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